Marion Jones revient sur la planète sport. Ses pieds ne vont pas toutefois fouler les pistes d'athlétisme. C'est sur des parquets de basket qu'il faudra désormais s'habituer à voir l'ancienne reine du sprint. A 34 ans, Jones vient en effet de signer avec l'équipe de Tulsa Shock, qui évolue dans le championnat de WNBA. L'Américaine espère ainsi prendre un nouveau départ dans le monde sportif et dans sa vie. "Il s'agit d'une occasion pour moi de réaliser un rêve. Une occasion de partager mon message d'espoir, de deuxième chance. Il s'agit de la nouvelle partie de mon voyage. Les dernières années ont été dures, c'est pour cela que je regarde désormais vers l'avenir. La vie est plus forte que le sport", a expliqué Jones qui a refusé de parler de "rédemption" en conférence de presse ("Ce n'est pas dans mon vocabulaire", glisse-t-elle).
Celle qui avait remporté trois médailles d'or et deux de bronze aux J.O. de Sydney en 2000, avait été rattrapée par l'affaire BALCO et le dopage à partir de 2003. Après avoir reconnu s'être dopée en octobre 2007 après des années de déni, l'Américaine avait été destituée de ses cinq médailles olympiques avant d'être condamnée pour parjure après avoir menti aux enquêteurs fédéraux à trois reprises. Dix-huit mois après sa sortie de prison, l'ancienne sprinteuse américaine a donc choisi le basket pour se relancer. Et ça n'a rien de surprenant.
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Depuis qu'elle a été rayée des annales olympiques, les rumeurs sur une possible arrivée de Jones en WNBA circulaient régulièrement outre-Atlantique.  Avant de s'illustrer sur les tartans, l'ancienne sprinteuse avait en effet montré de belles choses avec un ballon orange entre les mains. En université, elle avait décroché le titre NCCA avec North Carolina en 1994. Et en trois ans avec les Tar Heels, elle a tourné à 16.8 points et 4.6 rebonds par matches avant de privilégier l'athlétisme. En 2003, elle avait d'ailleurs été draftée par les Phoenix Mercury.
A 34 ans, Jones va désormais découvrir un nouveau monde et tenter de retrouver ses sensations de basketteuse. Le doute plane encore sur ses capacités à aider sa formation, qui a perdu en finale de Conférence Est la saison passée et vient de déménager de Detroit à Tulsa. "Je sais aussi que le jeu a beaucoup évolué depuis mes années d'université. C'est donc un défi pour moi parce que ça va au moins dix fois plus vite que de mon temps", a avoué Marion Jones qui toucherait le salaire minimum garanti par le WNBA (35.000 dollars pour la saison 2010). De son côté, Nolan Richardson, son entraîneur, ne s'en fait pas : "Nous sommes ravis de l'avoir. Lors des séances d'entraînement de la semaine dernière, j'ai vu une joueuse parfaite pour mon système. Elle possède des qualités que vous ne pouvez pas enseigner, comme la vitesse et de bonnes mains et une bonne coordination. Son âge (34) pourrait dire quelque chose, mais tout en elle montre qu'elle est jeune. " Avant le début de la saison (ndlr : le 15 mai), la WNBA s'offre en tout cas un beau coup de pub. 
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