Il y a le Big Three (Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker). Et il y a le reste de l'effectif des San Antonio Spurs. Avec notamment un certain Bruce Bowen. Pas très flashy, souvent oublié au moment des récompenses, décrié par beaucoup de joueurs pour ses gestes parfois limites, le pot de colle le plus redouté de toute la NBA est pourtant une pièce indispensable de l'effectif de Gregg Popovich. Un joueur clef qui est à l'origine de la régularité des Texans ces dernières années. Celui qu'on aime avoir dans son équipe mais pas contre soit.
A bientôt 36 ans, Bowen le démontre tous les jours. Et Cleveland en paye les frais en ce moment. Lors de la finale, le garde du corps attitré des vedettes de la NBA abat un travail monstre. A lui tout seul ou presque, il musèle LeBron James. Si efficace en finale de conférence d'Est, le prodige de l'Ohio se casse les dents sur la défense des Spurs. "Il est très fort défensivement. Je suis très fort offensivement? Une grande bataille en perspective", prévenait James avant le début de la finale. Pour le moment, la bataille tourne largement à la faveur du Texan.
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Oui, King James tourne à 21.3 points sur la finale. Mais à 36% de réussite aux tirs et 15.4% à trois points. Avec surtout, 5.67 ballons perdus par match. Des stats loin d'être digne de son énorme talent ! Mais voilà, James doit se coltiner Bruce Bowen. Sur les trois premiers matches, l'ailier des Spurs a été l'ombre de l'Elu. Dès qu'il rentre sur le parquet, Bowen est là. Toujours sur ses talons. Bien décidé à lui pourrir la vie. Et James vit un cauchemar pour sa première finale NBA. Comme toutes les stars qui croisent la route de Bruce Bowen.
Pourtant, résumer Bowen à sa défense serait le rabaisser. Et mercredi, les Cavs l'ont appris à leurs dépens. Lors du troisième match, il s'est rappelé aux bons souvenirs de ses années passées à Evreux et Besançon où il fut meilleur marqueur du championnat de France et s'offra même 53 points contre Maurienne en 1995. Avec 13 points, 9 rebonds à 4 sur 5 à trois points, il a atomisé les Cavs qui avaient pourtant tout fait pour stopper le trident texan."Bruce a été incroyable. Il a tout fait pour nous", avoue Tim Duncan. "Je suis sous le charme. Il défend sur un joueur qui va être au Hall of Fame, reste 44 minutes sur le parquet et score 13 points, prend 9 rebonds et met des shoots très importants", ajoute Pop.
Apprécié à San Antonio, critiqué dans la Ligue
A l'issue du match, personne n'a oublié de souligner la performance du vétéran. "Avec ce qu'on lui demande de faire en défense, il arrive à apporter en attaque. C'est fort", explique Brent Barry. Adoré à San Antonio pour son travail de l'ombre, Bowen ne fait pourtant pas l'unanimité dans la Ligue. Sa défense rugueuse ne plait pas à tout le monde. "Il est très dur. C'est un défenseur qui peut être mauvais. Il vous pousse à bout. Il vous colle toujours à la peau. Il est même capable de mettre son pied sous vous quand vous tirez. En gros c'est une peste"', plaide un général manager de la Conférence Est qui veut rester anonyme. Vince Carter, Ray Allen tout comme Kobe Bryant ou encore Amaré Stoudemire se sont déjà plaints du comportement. "Il a essayé de me blesser. Je ne comprends pas comment un joueur avec son passé qui a été deux fois champion puisse se comporter comme cela. Il devrait avoir plus de classe", expliquait le joueur des Suns lors du deuxième tour des playoffs.
En vieux briscard, Bruce Bowen passe outre ses déclarations. Il ne se concentre que sur son job. Au grand bonheur de Spurs. Car si les Texans ont la meilleure défense de la Ligue et sont sur le point de décrocher une quatrième bague NBA, l'ancien d'Evreux y est pour beaucoup. Quand on le voit contenir James de cette manière, on se demande même pourquoi la NBA ne récompense pas le meilleur défenseur de la finale. Pour ce titre, Bowen arriverait sûrement en tête des suffrages...
Glenn CEILLIER
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