Et si Tony Parker devenait MVP de la finale ? Une question qui semble improbable. Pourtant à la sortie des vestiaires jeudi soir, TP devait y penser. Et il n'était pas le seul. Pour sa troisième finale sous le maillot des Spurs à tout juste 24 ans, le Frenchie a revêtu son costume de maître de cérémonie. Lors du match 1, il a donné le ton pour mettre sa franchise sur la voie d'un quatrième titre Larry O'Brien. Avec sa vitesse, ses pénétrations et ses lay-up déroutants, il a éclipsé le duel LeBron James-Tim Duncan pour terminer meilleur joueur de la rencontre. Avec 27 points et 7 passes, il s'est offert les Cavs. Et bat son record de points et de passes en finale, s'il vous plait. "Je poursuis ma croissance" , souriait Parker, vendredi matin dans les sous-sols de la salle des Spurs. Mais où va-t-il s'arrêter ?
Malgré ses deux titres NBA, en 2003 et 2005, l'ancien pensionnaire de l'INSEP n'est pas rassasié. Déjà deux fois All Star, il continue de progresser pour grimper vers les sommets. Auteur de ses meilleurs playoffs depuis son arrivée en NBA, le plus jeune joueur de l'histoire de la NBA à disputer autant de matches de phases finales (77) semble encore avoir passé un palier. A tel point que Gregg Popovich, son entraîneur, est sous le charme. Et il ne s'en cache pas. Lui qui d'habitude est si avare en compliments. "Il prend plus ses responsabilités qu'auparavant. Par exemple, il fait plus attention au temps ou au score. Il sait aussi depuis combien de temps Tim (Duncan) n'a pas touché le ballon ou qui marque qui. En clair, il se comporte comme un entraîneur sur le terrain" , analyse "Pop".
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Tony saura apprécier. Mais pour le moment, il garde les pieds sur terre. Le temps de savourer n'a pas encore sonné. Et il explique tranquillement son évolution par rapport aux autres finales en annonçant qu'il ne faut pas craindre une baisse de régime comme en 2003 où il avait levé le pied après trois matches énormes. "En 2003, tout était beau. J'étais jeune, j'avais 21 ans, cela allait vite. Je me suis enflammé après trois premiers matches réussis (contre New Jersey). Et la suite m'a ramené à la réalité ", explique le N.9, qui avait été nettement moins en vue, après ses 26 points et 6 passes du match 3. "Cette année, je fais un gros match (jeudi), mais à la limite je dirais que je m'en fou car je sais que je suis capable de faire des matches comme celui-ci. Ce qui m'importe, c'est d'être régulier", explique le meneur.
La régularité. Tony Parker pointe le doigt sur son principal progrès. Capable de performances éblouissantes depuis son arrivée outre-Atlantique, il peut aujourd'hui enchaîner les rencontres de haut niveau. L'évolution de son tir extérieur, qu'il travaille avec insistance avec Chip Engelland son coach particulier, n'y est d'ailleurs pas étrangère. "Disons que ces deux dernières années, j'ai été plus régulier car mon tir est meilleur, confirme le Français. Cela me permet d'avoir des armes supplémentaires. Lorsque les défenses m'empêchent de rentrer dans la raquette, je peux quand même m'en sortir avec mon tir extérieur ou avec des passes".
Son année
Une chose est sûre : cette finale ne se résumera pas à un duel de géants Duncan-James. Un petit Français compte bien mettre sa pincée de sel. Un apport qui pourrait bien faire tourner cette finale en faveurs des Spurs. "Pour sa taille, il a une capacité étonnante à prendre des tirs devant tout le monde. Il sait également s'arrêter au millimètre près pour prendre un tir ou encore shooter de loin et aller au panier. C'est tellement dur pour un défenseur de l'arrêter. Je suis content qu'il joue aussi bien. Il est indispensable" , avoue Tim Duncan.
A force de galoper de cette manière, le numéro 9 des Spurs est devenu l'ennemi numéro 1 des Cavaliers. Une formation contre qui il avait déjà compilé 47 points lors des deux rencontres de la saison régulière. "Il est excellent. Il va trop vite. Et il sait où il doit aller pour faire mal sur le parquet. Cela va être dur mais il va falloir trouver les moyens pour l'arrêter et l'éloigner de la raquette", annonce LeBron James. Le coach des Cavs, Mike Brown, a déjà annoncé qu'il allait tenter de trouver un moyen pour stopper le meneur texan tout en reconnaissant que cela ne sera sûrement pas suffisant. "Je vais prier un petit peu", ajoute l'ancien assistant des Spurs. Content de l'effet qu'il produit, TP se permet même de voir loin. "En 2003, c'était le tour de Tim Duncan, en 2005, celui de Manu. Cette fois, j'ai l'impression que c'est mon tour." Histoire de lorgner sur un nouveau titre. Celui de MVP&hellip
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