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Une pluie de trois points, Durant et l'équipe de LeBron sacrés: un All-Star Game dans l'air du temps

Une pluie de trois points, Durant et l'équipe de LeBron sacrés: un All-Star Game dans l'air du temps

Le 18/02/2019 à 07:06Mis à jour Le 18/02/2019 à 11:37

NBA – Comme l’an dernier, l’équipe de LeBron James est sortie vainqueur de cet All-Star Game en venant cette fois à bout de la sélection de Giannis Antetokounmpo (178-164). Un match de gala spectaculaire sans vrai enjeu et donc sans vrai engagement d’un côté comme de l’autre marqué par un nouveau record à trois points. Kevin Durant (29 points), bouillant dans les moments décisifs, a été élu MVP.

Pour LeBron James, le capitaine d’équipe, et Kevin Durant, son premier choix lors de la draft des All-Stars, cela ne faisait aucun doute : leur formation était bien meilleure que celle de Giannis Antetokounmpo sur le papier. Parce qu’en plus des deux basketteurs les plus forts du monde, on retrouvait aussi James Harden, le MVP en titre, Kyrie Irving ou encore Anthony Davis à leur côté. Le score final de cet All-Star Game NBA organisé à Charlotte leur a donné raison. Le “Team LeBron” s’est imposé assez nettement (178-164) après avoir pourtant été dominé pendant une majeure partie de la rencontre et KD (29 points) a été élu MVP.

La ligue a changé son format pour l’événement l’année dernière. S’il y a bien douze joueurs représentés pour chaque Conférence, le match n’est plus un duel entre l’Est et l’Ouest. Ce sont donc les deux capitaines, désignés par les votes du public (les deux arrivés en tête des suffrages au sein de chaque Conférence), qui choisissent leurs partenaires. Le but étant de ramener un peu de compétitivité à un choc devenu une parodie de basket avec le temps. Après cette deuxième édition, le résultat reste mitigé.

Antetokounmpo a tenté de jouer le jeu

Si la formation mise en place par James partait favorite, ce n’est certainement pas celle qui a montré le plus d’envie après le coup d’envoi. La formule a beau avoir changé, les joueurs sont d’abord là pour se faire plaisir et pour ne pas se blesser. Personne ne se foule vraiment. Sauf Antetokounmpo. Capitaine pour la première fois, le Grec a quand même essayé de jouer le jeu. Il avait averti qu’il venait pour gagner et il a lié les actes à la parole dès les premières minutes. Il a donné le ton en se montrant énergique au milieu de superstars endormies, voire molles. Il a fait preuve d’envie et ses coéquipiers ont suivi son exemple. Mais c’est d’abord Giannis qui a claqué six dunks pour inscrire 12 des 21 premiers points de son équipe après six minutes de jeu (21-19).

Lui et son coéquipier à Milwaukee Khris Middleton ont pris le contrôle du début de match. C’est suite à deux passes décisives du "Greek Freak" que l’arrière des Bucks a planté ses deux premiers paniers à trois-points. Puis il en a ajouté deux autres pour faire gonfler l’écart (39-26). Le premier quart temps a surtout été marqué par l’entrée en jeu commune de Dirk Nowitzki et Dwyane Wade, spécialement invités par la NBA à quelques mois de leur retraite après avoir chacun réussi une immense carrière, ainsi que les deux tirs lointains de l’Allemand pour conclure douze minutes de basket assez fades (53-37). Mais on connait la chanson. Ça reste un match de gala. Un condensé des concours du samedi sur grand terrain le dimanche – avec donc des dunks et des trois-points dans tous les sens. On a donc eu le droit à une envolée à 360 degrés de Paul George et à un alley-oop absolument absurde conclu par Antetokounmpo. Ce dernier est allé très, très, très haut la balle après une passe à rebond de Stephen Curry. Peut-être l’action la plus dingue de la soirée. Pendant ce temps, le “Team Giannis” caracolait toujours en tête à la pause (95-82).

On s’attendait à un peu plus de sérieux au retour des vestiaires mais il a fallu attendre la deuxième moitié du troisième quart temps. Wade et James ont ravivé les vieux souvenirs de leurs années communes à Miami en se connectant sur deux alley-oops, chacun étant une fois à la réception et l’autre fois à la passe. Mais l’écart était toujours de vingt points. Jusqu’à ce qu’une avalanche de paniers extérieurs s’abatte sur le "Team Giannis". Klay Thompson (20 points au total) et Damian Lillard (18) ont soudainement pris feu et ça a tout changé. Lillard a planté une première bombe à neuf mètres du cercle pour revenir à huit points. Thompson en a ajouté une autre. Puis le meneur star des Blazers a inscrit deux autres paniers absolument incroyables à au moins deux pas derrière la ligne à trois-points. 127 partout, match lancé.

Une pluie de trois points

Et c’est dans le “money time” que l’équipe de LeBron James a effectivement prouvé sa supériorité. Giannis Antetokounmpo (38 points, 11 rebonds et 5 passes) a essayé de jouer la gagne mais ses coéquipiers n’y étaient plus. Stephen Curry a eu son coup de chaud – avec à la clé un panier à trois-points avec la faute de Klay Thompson – mais il s’est surtout mis à faire un peu n’importe quoi. En face, James (19 pts, 8 rbds) et principalement Durant maîtrisaient beaucoup mieux les temps importants. Ils ont passé un 20-5 qui leur a permis de prendre dix points d’avance (158-168). KD, qui a été bon toute la partie sans forcément que ça se voit, a pesé quand il fallait. Suffisamment pour aller chercher le trophée de MVP.

Au-delà de ça, on est évidemment loin de la soirée de l’année en termes de jeu dans un match qui s'est terminé avec un nouveau record de paniers à trois points avec un total de 62 paniers à trois points marqués, dont 35 par une seule équipe, ou encore les 168 tentatives derrière l'arc. C’est tout ce qui a autour qui fait de ce weekend un moment clé. Malheureusement ou non. Les joueurs vont désormais pouvoir se reposer quelques jours en attendant d’attaquer la dernière ligne droite de la saison régulière, celle qui mène aux playoffs. Pour le All-Star Game, la caravane prendra la direction de Chicago l’an prochain.

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