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LeBron James, ce génie condamné au miracle permanent

LeBron James, ce génie condamné au miracle permanent

Le 26/04/2018 à 13:33Mis à jour Le 26/04/2018 à 14:35

NBA – Encore une nuit de basket et encore une performance presque irréelle du meilleur joueur du monde. LeBron James banalise l’incroyable depuis le début de sa carrière. Cette saison plus encore. Car pour porter des Cavaliers franchement peu séduisants, il n’a pas le choix : il doit briller. Constamment.

Un flash de 2009. Voyageons dans le temps. Neuf ans en arrière. Déjà à la Quicken Loans Arena de Cleveland. Les Cavaliers sont menés 93-95 avant la dernière possession de ce Match 2 des finales de Conférence Est. LeBron James défie le Magic de Dwight Howard. Avec une brochette de sans-grades au côté du roi, alors sans couronne : Zydrunas Ilgauskas, Sasha Pavlovic et Delonte West entourent sur le parquet pour cette ultime séquence. Servi derrière la ligne à trois-points, dans l’axe du cercle, James réceptionne et s’élève immédiatement pour planter le panier assassin à la sirène.

Ce bon souvenir d’un instant classique est remonté à la surface après le tir décisif réussi par le King cette nuit. L’action n’est pas tout à fait pareille mais il y a tout de même des similitudes entre celui inscrit contre Orlando il y a neuf ans et l’exploit tout frais contre Indiana.

Déjà en 2009, James n’était pas considéré comme un joueur capable de garder son sang-froid dans les moments les plus chauds. Réputation injustifiée qu’il traîne depuis plus d’une décennie. De cette fameuse époque où il n’arrivait pas à décrocher le Graal avec Cleveland. Mais avez-vous seulement le souvenir de l’effectif des Cavaliers en 2008, 2009 ou 2010 ? Ce n’était pas glorieux. Voilà notre deuxième flash. La franchise de l’Ohio suit actuellement le même parcours que celui emprunté par l’organisation juste avant le départ de son joyau à l’été 2010. L’effectif est bancal. Peut-être même à peine moyen sans le meilleur basketteur du globe. Il y a un autre All-Star, certes, comme en 2009. Mo Williams au bon vieux temps. Kevin Love aujourd’hui. Mais ça reste fade.

James était quasiment constamment contraint de se surpasser pour emmener sa troupe le plus loin possible lors de son premier passage aux Cavs. Il n’avait pas le droit à des jours sans. Car il n’y avait pas assez de bons joueurs pour prendre le relais et compenser. Pire encore, pour gagner, il fallait qu’il multiplie les performances d’anthologie. Et ça aussi, c’est le cas cette saison. Déjà pendant la régulière quand, à 33 balais, il a dû jouer 37 minutes par match pour assurer à sa franchise la quatrième place de la Conférence. Il peut encore moins souffler en playoffs. Ses adversaires et même ses propres partenaires ne lui laissent pas de répit. La donne est très simple : s’il n’évolue pas au-dessus de son niveau stratosphérique, Cleveland est en difficulté. Voire au bord de la catastrophe.

Cleveland, une équipe perdue sans LeBron James

Les joueurs de Tyronn Lue ont joué 89 possessions mercredi soir. James a touché la balle sur 80 d’entre elles. En revanche, aucun panier n’a été marqué sur les 9 autres avec cinq tirs ratés, deux fautes et deux balles perdues à l’arrivée. Cette équipe est dépendante de lui. Elle ne sait pas jouer sans lui. Elle ne sait pas prendre le dessus sans compter sur l’une de ses sorties historiques. Ce n’est que le premier tour des playoffs et LeBron passe plus de 42 minutes en moyenne sur le terrain. Il a déjà lâché deux matches à plus de 40 points : 46 pour réagir après le Match 1 perdu et 46 mercredi pour reprendre l’avantage dans la série. C’est évidemment inquiétant. Aura-t-il encore le jus pour porter son escouade quinze fois de plus ? Jusqu’où peut-il emmener des Kyle Korver (peut-être son meilleur soutien, c’est dire…), des Jordan Clarkson, des Larry Nance Jr ou des Jeff Green ?

Sa carrière est truffée de défi et en voilà un de plus. L’absence de vrai cador à l’Est peut lui permettre de rejoindre une nouvelle fois les finales. En réalité, un joueur seul peut difficilement mener sa franchise jusqu’au sommet. Le titre paraît vraiment hors de portée. Même aller au bout de la Conférence serait un exploit en soi. Mais il est tellement fort qu’il arrive tout de même à semer le doute et à masquer les lacunes criantes de ses camarades. Car miser contre le King, même esseulé, est risqué. Aucun adversaire ne l’a sorti avant les finales depuis… 2010. Juste avant l’expiration de son contrat. Nouveau flash. Frustré de perdre, LeBron James avait fait le choix d’aller voir ailleurs. Si la vie n’est qu’un perpétuel recommencent, alors les Cavaliers ont du souci à se faire à moins de trois mois de la prochaine décision de leur héros…

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