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Playoffs, Zion, Davis : Les six grandes questions pour la fin de saison

Playoffs, Zion, Davis : Les six grandes questions pour la fin de saison

Le 20/02/2019 à 18:55Mis à jour Le 20/02/2019 à 19:02

NBA – Après un break d’une semaine, la saison régulière reprend ce jeudi. Avec une bonne vingtaine de matches à disputer pour chaque équipes. Des rencontres importantes sur plusieurs aspects différents pour ceux engagés dans la course au titre, aux playoffs ou… à la loterie. Présentation.

C’est la dernière ligne droite de la saison en NBA. Les deux derniers mois de l’exercice sont traditionnellement considérés comme les plus importants. C’est le moment où les joueurs, qui ont pu recharger les batteries pendant le break du All-Star Weekend (sauf évidemment ceux qui étaient conviés aux festivités), reviennent un peu plus frais pour se préparer pour les joutes les plus épiques de l’année. C’est à cette période que les équipes les plus ambitieuses sont censées monter en puissance. Leur évolution dans les prochaines semaines sera donc à suivre de prêt. Mais la fin de saison ne concerne pas que la poignée de candidats au titre. Les enjeux sont plus nombreux, aux quatre coins du pays.

Qui va se qualifier pour les playoffs ?

Une course palpitante. Pour l’instant, c’est très ouvert. Et ce à l’Est comme à l’Ouest. Le sprint final s’annonce excitant. D’autant plus qu’une équipe phare comme les Lakers est pour l’instant exclue du grand huit de sa Conférence ! LeBron James n’a pas manqué l’événement depuis 2005, quand il était encore un sophomore de 20 ans. Les Angelinos ont perdu du terrain et sont désormais dixièmes (28 victoires, 29 défaites), à quatre succès de la huitième place tenue par leurs voisins les Clippers (32-27). Les Kings (30-27), neuvièmes, auront aussi leur mot à dire. Ils ont recruté (les vétérans Alec Burks et Harrison Barnes ont rejoint l’effectif) dans l’optique d’arracher leur qualification. Les Spurs (33-26), le Jazz (32-25) et même les Rockets (33-24) ont de la marge mais ils ne sont pas complètement à l’abri. Ça promet une belle bataille.

Le niveau est moins relevé à l’Est mais il reste homogène… bien qu’un cran en-dessous donc. Hornets, Pistons, Heat, Magic et Wizards se tiennent en moins de trois victoires, de la septième à la onzième place. Ils sont cinq candidats pour deux strapontins.

  • Notre pari : Les Lakers sautent les Kings et les Clippers pour se qualifier en playoffs.
LeBron James

LeBron James Getty Images

Quelle hiérarchie au sommet à l’Est ?

Si la Conférence reste moins forte que sa voisine de l’Ouest, et ce depuis des années maintenant, il y a quatre cadors dans cette moitié de pays. Milwaukee, Toronto, Philadelphie et Boston sont quatre des cinq ou six meilleures équipes de la ligue. Et ils sont tellement armés qu’il est difficile d’établir une vraie hiérarchie entre eux. La fin de saison peut aider à jauger les forces en présence - surtout après une deadline où tous se sont renforcés sauf les Celtics -. Il faudra suivre de près leurs oppositions avant les playoffs. Surtout, il y a des places et donc l’avantage du terrain (en playoffs) en jeu ! Les Bucks sont en tête (43-14) mais ils sont encore susceptibles de se faire coiffer au poteau par les Raptors (43-16). Celtics et Sixers sont pour l’instant quatrièmes et cinquièmes avec un bilan identique (37-11) - sauf que Boston a gagné tous les duels contre Philadelphie -.

Bien se positionner est important dans le but de pouvoir jouer un éventuel Match 7 à domicile pendant les phases finales. C’est toujours un avantage non négligeable. Parce que le deuxième tour des playoffs s’annonce déjà serré et terriblement excitant à l’Est. Dans tout ça, il ne faudra pas non plus oublier Indiana. Les Pacers (38-20) jouent les poils à gratter et sont pour l’instant troisièmes à l’Est. S’ils se maintiennent, il y aura peut-être un affrontement entre deux favoris pour les finales… dès le premier tour !

  • Notre pari : Les Pacers baissent légèrement le pied et se font doubler par au moins l’une des deux équipes entre Philadelphie et Boston.
Jimmy Butler, Joel Embiid et Tobias Harris

Jimmy Butler, Joel Embiid et Tobias HarrisGetty Images

Jusqu’où ira James Harden ?

Si l’on part du principe que les Warriors sont les grandissimes favoris pour le titre, on pourrait penser que la saison régulière NBA n’a finalement que peu d’intérêt. Mais elle est le théâtre des performances individuelles les plus folles. Avec des records battus chaque année. Harden, lui, est sur les traces d’un grand. Un très grand. Wilt Chamberlain. Hormis le géant qui dominait – individuellement parlant – la ligue dans les années 60, personne n’a enchaîné autant de matches à 30 points ou plus que le barbu des Rockets.

Il en est à 31 de suite ! Série en cours à suivre sur la fin de la saison régulière. S’il garde son cap, Harden peut finir l’exercice avec 56 rencontres consécutives avec 30 pions (ou plus) au compteur. Ce ne serait même pas suffisant pour détrôner Chamberlain, qui s’est arrêté à 65. Mais il aurait ensuite la possibilité de poursuivre sur sa lancée en 2019-2020 pour battre un record qui paraissait impossible à aller chercher avant que le MVP en titre prenne feu.

  • Notre pari : James Harden s’arrête avant les 40 matches de suite.
James Harden

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Qui sera élu MVP de la saison ?

C’est une course à trois où rien n’est encore joué. Le MVP est le trophée le plus prestigieux de la saison et on sait désormais que ces prochaines semaines vont déterminer le lauréat du trophée. Giannis Antetokounmpo, meilleur joueur de l’équipe qui détient le meilleur bilan, est le plus régulier depuis octobre. Paul George est le plus chaud en ce moment. Il est au sommet de sa carrière et il peut même renforcer sa candidature si le Thunder parvient à finir deuxième à l’Ouest. James Harden est moins bien classé avec ses Rockets (cinquièmes à l’Ouest) mais il claque les performances les plus marquantes. De leur régularité au plus haut niveau et de leur impact sur les victoires de leur équipe pendant deux mois découleront leur capacité à décrocher le trophée.

  • Notre pari : Giannis Antetokounmpo sera élu MVP.
Giannis Antetokounmpo lors de Indiana - Milwaukee en NBA le 13 février 2019

Giannis Antetokounmpo lors de Indiana - Milwaukee en NBA le 13 février 2019Getty Images

Qui va toucher le jackpot et pouvoir drafter Zion Williamson ?

Bien loin des sommets et des luttes pour les playoffs il y a une guerre tactique et mathématique peut-être encore plus importante ! Surtout quand un talent générationnel comme le phénomène de Duke se présente à la draft. Williamson est un prospect incroyable et il est attendu comme le premier choix. Reste à savoir qui aura le luxe de piocher en premier. Et pour ça il faut… perdre ?

La loterie est une science inexacte qui récompense chaque année les équipes les plus faibles de la saison. Pour l’instant, Phoenix (déjà premier choix en 2018), Cleveland (en 2011, 2013 et 2014) et New York tiennent la corde. Mais dans un souci d’équité, la NBA a réduit les probabilités. Ainsi, les trois franchises détentrices des plus mauvais bilans auront chacune 14% de chances de mettre la main sur le gros lot. 12,5% pour le quatrième, 10,5 pour le cinquième et même encore 9% pour la sixième pire équipe de l’année. Le système a beau avoir été changé, les dirigeants sont quand même prêts à tout pour ces quelques pourcentages supplémentaires. Il faut donc s’attendre à ce que des formations mal classés se mettent soudainement à laisser leurs meilleurs éléments au repos. Avec des jeunes joueurs qui auront un temps de jeu accru. Ou encore des basketteurs inconnus signés pour des CDD qui passeront 25 à 30 minutes sur le terrain chaque soir. Tout ça dans le but d’optimiser les chances de drafter la superstar de demain.

  • Notre pari : Les Knicks vont hériter du premier choix.
Zion Williamson, Duke, NCAA

Zion Williamson, Duke, NCAAGetty Images

Anthony Davis a-t-il joué son dernier match aux Pelicans ?

C’est une question et un enjeu qui dépassent le cadre même de cette saison. Mais il faudra veiller à la manière dont les (nouveaux) dirigeants de New Orleans vont gérer ce cas sensible. Davis a demandé son transfert en février et sa requête n’a pas abouti. Elle a été reportée à l’été. Le voilà bloqué au sein d’une équipe pour laquelle il ne veut plus jouer mais avec laquelle il veut tout de même finir la saison. Dans le même temps, les Pelicans préféreraient le laisser au repos pour éviter qu’il se blesse, ce qui baisserait sa valeur sur le marché. La NBA aurait elle menacé la franchise de sanctions si Davis était écarté du groupe. Compliqué. Une des solutions serait que l’intérieur All-Star accepte de s’entraîner dans son coin, mime une blessure mineure et attende patiemment l’été pour être transféré.

  • Notre pari : Anthony Davis va jouer moins de cinq matches avec les Pelicans d’ici la fin de la saison.
Anthony Davis

Anthony DavisGetty Images

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