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Quand il est là, Anthony Davis est quand même un crack

Quand il est là, Davis est quand même un crack

Le 15/01/2018 à 08:10Mis à jour Le 15/01/2018 à 08:22

NBA - Tellement souvent blessé, Anthony Davis fait oublier à quel point il est fort. Du coup, ses performances époustouflantes, comme ses 47 points cette nuit, font office de piqûre de rappel.

Le joueur : Anthony Davis s’enflamme contre les Knicks

Anthony Davis a déjà manqué six matches cette saison et c’est sans même compter les quatre ou cinq rencontres qu’il a quitté en cours de jeu, parfois très prématurément. La superstar de New Orleans a connu tellement de blessures depuis son arrivée en NBA en 2012 que chaque nouveau pépin physique provoque l’agacement. Il n’y a même plus d’effet de surprise. Comme si miser sur lui revenait à accepter de miser sur un basketteur absent une quinzaine de matches chaque année. Il n’a jamais effectué une saison complète ! Il a déjà raté 81 matches. Une campagne entière de perdue.

Et pourtant, ils sont encore très nombreux à parier sur son talent. A commencer par les Pelicans, organisation dont il est le chef de fil sur le parquet (quand il en état pour s’y rendre, évidemment). Les sorties comme celle de cette nuit suffisent à justifier pourquoi. La superstar a compilé 48 point (17/30 aux tirs), 17 rebonds, 4 interceptions et 3 blocks en 50 minutes, menant ainsi son équipe à la victoire sur le parquet du Madison Square Garden. Les Knicks menaient pourtant encore de 19 points à une minute de la fin du troisième quart temps.

C’est déjà le cinquième fois de sa carrière que Davis dépassé simultanément la barre des 45 points et 15 rebonds sur un match. Shaquille O’Neal, mammouth parmi les mammouths, en a totalisé sept en presque 20 années passées dans la ligue. De quoi vous classer les capacités et le potentiel gigantesque du bonhomme. Quand il est là, c’est tout simplement un intérieur unique. Encore plus mobile que Joel Embiid. Plus agile que Karl-Anthony Towns. Plus adroit que Kristaps Porzingis. Meilleur défenseur que les trois joueurs cités. Un prototype sorti tout droit d’un laboratoire. Contre New York, il a laissé s’exprimer tout son jeu. Et il a fait des dégâts.

J’ai su que c’était ma soirée quand j’ai marqué le panier (non accordé) depuis mon camp à la fin du troisième quart temps“, plaisante le héros du soir au sujet d’un missile envoyé après la sirène.

Il avait déjà la main bouillante mais il a effectivement fait des ravages après ce panier fou. 13 points, 5 rebonds et 2 blocks cumulés sur la fin de rencontre. Avec notamment le layup pour arracher la prolongation et le panier pour repasser définitivement devant au score. Une prestation d’anthologie presque autant banalisée que ses blessures. Parce qu’il a beau se casser quelque part un match sur cinq, le joueur de 25 ans nous a aussi habitués à des cartons complètement fous. Mais ça, on ne s’en laisse pas.

Le Français : Frank Ntilikina accuse le coup

En NBA, les saisons sont longues, très longues… et très intenses. Frank Ntilikina l’apprend à ses dépens. Le meneur rookie a déjà joué ses 40 premiers matches avec les New York Knicks. 40 matches, c’est plus ou moins une année complète en Europe, hors Euroleague. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, c’est tout juste la moitié du calendrier qui a été avalé par les gloutons du basket. La fatigue se fait donc ressentir chez le Français. Il n’a pas marqué le moindre point en 16 minutes de jeu cette nuit. Il reste d’ailleurs sur deux petits points, 5 rebonds et 8 passes en cumulé sur ses trois dernières sorties…

Le coup de mou : Les Blazers au ralenti depuis le retour de Lillard

Portland se portait bien mieux avant le retour de Damian Lillard… sans son meneur All-Star, les Trail Blazers avaient enchaîné quatre succès en cinq matches. Une belle série mise en pièces avec la réintégration difficile de la première option offensive de l’équipe. Individuellement, Lillard fait ses statistiques depuis qu’il a repris la compétition. Mais collectivement, les siens déjouent. Leurs pertes de balle (et les siennes, six à son compteur) ont facilité la victoire des Timberwolves cette nuit. C’est déjà le troisième revers de suite pour la franchise. Une mauvaise passe qui coïncide donc avec le retour de sa star.

Tous les scores

Knicks – Pelicans : 118-123
Suns – Pacers : 97-120
Timberwolves – Trail Blazers : 120-103

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