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Giannis est le nouveau King à l’Est mais il lui reste à s’emparer du trône

Giannis est le nouveau King à l’Est mais il lui reste à s’emparer du trône

Le 18/03/2019 à 08:59Mis à jour Le 18/03/2019 à 09:00

NBA – Probablement couronné MVP en fin de saison, Giannis Antetokounmpo a, c’était prévu, repris le royaume laissé vacant par LeBron James à l’Est. Mais pour achever sa formation de nouveau maître, il va devoir terrasser ses adversaires en playoffs.

Quand LeBron James identifie une menace pour sa propre dynastie, il a une méthode bien à lui pour soudoyer son futur adversaire. Il l’invite à une session d’entraînement commune. Son petit prince Ben Simmons, Kevin Durant et même le taiseux Kawhi Leonard ont ainsi déjà travaillé avec le King pendant l’été. Fidèle lecteur du parrain, James s’évertue à garder ses amis près de lui et ses ennemis encore plus près. C’est donc logiquement qu’il a contacté par deux fois le camp de Giannis Antetokounmpo. Et il a essuyé autant de refus. Parce que le Grec, superstar des Bucks, n’est pas un disciple comme les autres. Il est l’héritier de la couronne abandonnée par LeBron au moment où ce dernier a filé à l’Ouest, direction les Los Angeles Lakers.

Giannis Antetokounmpo

Giannis AntetokounmpoGetty Images

Dès sa signature, les analystes se sont demandés qui prendrait le pouvoir au sein d’une Conférence Est laissée en friche après que le quadruple MVP ait tout rasé sur son passage pendant presque dix ans. C’était l’une des grandes questions de la saison. Question légitime puisque aucun joueur n’avait réussi à sortir le King en playoffs au cours des huit exercices précédents. Antetokounmpo a alors rapidement été présenté comme son successeur. Son heure de gloire devait arriver après une ascension fulgurante vers les sommets depuis son arrivée en NBA en 2013. D’autres ont préféré miser sur Joel Embiid ou Kawhi Leonard. Voire même certains sur Kyrie Irving. Au final, ça reste une question d’appréciation. Ce sont tous des excellents joueurs et chacun choisit souvent son préféré selon la personnalité ou le type de basket qu’il affectionne.

Joel Embiid #21 of the Philadelphia 76ers reacts after a three point basket by T.J. McConnell #12 (not pictured) in the final seconds of the third quarter against the Los Angeles Lakers at the Wells Fargo Center on February 10, 2019 in Philadelphia, Penns

Joel Embiid #21 of the Philadelphia 76ers reacts after a three point basket by T.J. McConnell #12 (not pictured) in the final seconds of the third quarter against the Los Angeles Lakers at the Wells Fargo Center on February 10, 2019 in Philadelphia, PennsGetty Images

Le futur MVP doit dominer en playoffs

Mais si on parle de “meilleur joueur”, alors il n’y a pas photo cette saison. Giannis a été le plus fort, et pas qu’à l’Est. Il n’est peut-être pas le meilleur basketteur de la planète, Kevin Durant, Stephen Curry et LeBron James restent un ton au-dessus. Mais il est très probablement le MVP. La star la plus régulière au haut niveau d’octobre à mars. Avec une nouvelle démonstration cette nuit. 52 points, 16 rebonds et 7 passes contre les Sixers, même si les Bucks ont perdu (125-130). Un nouveau tour de force pour un jeune homme (il n’a que 24 ans !) qui n’hésite pas à défier ses pairs. Il ne vient pas du même monde. Joueur de deuxième division avant d’arriver en NBA, il n’était pas promis à un tel avenir. Tout ce qu’il a obtenu, il a bossé dur pour y parvenir. De l’époque où il vendait des objets sur le marché d’Athènes pour survivre jusqu’à aujourd’hui. Loin d’un itinéraire tracé vers la gloire. Alors pas question de faire des politesses avec ses concurrents.

Quand il a dunké férocement sur Ben Simmons cette nuit, il s’est empressé d’hurler "bébé, c’est juste un bébé" pour chambrer l’Australien. Avec de la hargne. De la rage dans le regard. Pas d’animosité. Ce n’est rien de personnel. Le nouveau roi est juste en chasse et il veut écraser quiconque se met sur son chemin. Mais pour vraiment prendre le pouvoir, c’est justement en play-offs qu’il devra le faire. C’est à ce moment de la saison que James a, avant lui, pris le contrôle de cette moitié du pays. Pour s’affirmer comme le patron, il va devoir tour à tour éliminer les Joel Embiid, les Kawhi Leonard et autres Kyrie Irving.

Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)Getty Images

Ce sont d’ailleurs les chefs de file des autres équipes candidates aux finales NBA. Les Bucks se sont affirmés comme la tête de série numéro une à l’Est, avec même le meilleur bilan de la ligue cette saison (52 victoires pour l’instant). Mais les compteurs sont remis à zéro, ou presque, en play-offs. Une nouvelle compétition qui démarre. Milwaukee devra se défaire de Philadelphie, Toronto et ou Boston pour aller au bout et à avoir une chance d’affronter le champion de l’Ouest, probablement Golden State. C’est seulement à ce moment-là que Giannis Antetokounmpo pourra réellement revendiquer son statut de nouveau numéro un.

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