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Les gagnants et les perdants de la Draft 2019

Les gagnants et les perdants de la Draft 2019

Le 21/06/2019 à 07:27Mis à jour Le 21/06/2019 à 12:18

NBA - La Draft 2019 s'est déroulée cette nuit à Brooklyn. Focus sur les équipes qui ont réalisé de très belles affaires mais aussi sur celles dont les décisions nous laissent perplexes.

Les gagnants

  • New Orleans Pelicans

Les Pelicans étaient les grands gagnants de cette draft depuis le jour où ils ont hérité du premier choix il y a déjà plusieurs semaines ! Le jackpot, l’assurance de pouvoir piocher le prodige Zion Williamson. La franchise s’est trouvé une nouvelle superstar en puissance juste après avoir perdu Anthony Davis. De quoi entretenir l’espoir d’un futur radieux. Surtout que la soirée a été riche avec les arrivées de Jaxson Hayes (huitième choix), un pivot lui aussi ultra athlétique, et de Nickeil Alexander-Walker (dix-septième choix), un basketteur complet plein de talents.

  • David Griffin

Le nouveau manager des Pelicans est revenu avec brio sur le devant de la scène. Viré par les Cavaliers l’an dernier malgré quatre finales de suite et un titre (en 2016), David Griffin est venu à la rescousse de l’équipe de Louisiane dont il a pris les commandes après la saison régulière écoulée. En quelques semaines, le dirigeant a donc hérité du premier choix, drafté Zion Williamson et il a transformé Davis en nombreux assets comme Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart, les futurs rookies Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker mais aussi de nombreux choix de draft dans les années à venir. Le tout en se débarrassant du contrat encombrant de Solomon Hill. Magistral.

David Griffin

David GriffinAFP

  • Atlanta Hawks

John Collins (21 ans) en 2016. Trae Young (20 ans) et Kevin Huerter (20 ans) l’an dernier. De’Andre Hunter (21 ans, quatrième choix) et Cameron Reddish (18 ans, dixième choix) jeudi soir. En trois drafts, les Hawks se sont construit un groupe de jeunes joueurs très prometteurs et tous complémentaires ! Travis Schlenk, le manager débarqué en provenance des Warriors, il y a deux ans, a ajouté deux excellents ailiers pour entourer son meneur Young (19 pts et 8 pds de moyenne l’a dernier) et son intérieur Collins (presque 20 pts et 10 rbds). Hunter est un joueur très solide des deux côtés du parquet et il a le profil pour avoir un impact immédiat en NBA grâce à sa défense et son adresse. Reddish nécessitera peut-être un peu plus de temps pour se développer mais c’est un basketteur complet au potentiel excitant. L’avenir est brillant à Atlanta.

  • New York Knicks

Difficile de se souvenir à quand remonte la dernière fois que les supporters new-yorkais ont applaudi la décision de leurs dirigeants. Jeudi soir, ils ont chaudement accueilli R.J. Barrett, eux qui avaient pris l’habitude de siffler chacun des choix faits par leur équipe favorite depuis de nombreuses années. L’excitation est palpable et elle est compréhensible à Manhattan. Les Knicks ont mis la main sur une potentielle star de demain. Rien que le fait d’avoir réalisé le choix le plus logique – ne pas prendre un meneur (Darius Garland et Coby White ont été testés juste avant la draft) et ne pas transférer le pick – est déjà une victoire pour l’organisation.

  • R.J. Barrett

Le prospect le plus talentueux de l’Histoire du basket canadien voulait absolument jouer pour les Knicks. Le voilà servi. Barrett, dont le parrain est un certain Steve Nash, va maintenant pouvoir débuter sa carrière au sein de son équipe favorite. Peut-être le début d’une très belle histoire.

  • Les parents des joueurs

Cela fait quelques années que certains se demandent encore quel est l’intérêt de la retransmission télévisée de la draft alors que les picks sont tous annoncés à l’avance sur les réseaux sociaux. Et bien simplement pour les interviews des joueurs avec leurs parents. Ce qui donne lieu à quelques très belles séquences. Il y a eu les pleurs de Zion Williamson en évoquant sa maman, son plus fidèle soutien. Ou encore les petites larmes de Ja Morant, à côté de son père, son premier entraîneur. Ou même celle de Rowan Barrett qui a dit à son fils à quel point il était fier de lui.

  • L’université de Duke

Rares sont les universités à avoir placé deux joueurs dans le Top 3 d’une même draft. Duke est le seul programme à l’avoir fait deux fois ! Après Jay Williams et Mike Dunleavy en 2001 (deuxième et troisième choix), ce sont désormais Zion Williamson et R.J. Barrett (premier et troisième choix) qui ont écrit l’Histoire. Surtout que leur ancien coéquipier Cameron Reddish a, lui, été pris en dixième position ! Trois joueurs dans le Top 10, c’est très fort pour les Blue Devils. Un joli coup de publicité.

Les perdants

  • Collin Sexton

Les Cavaliers ont drafté un meneur pour la deuxième année de suite en sélectionnant Darius Garland en cinquième position. Mais ils ne sont pas perdants pour autant. Garland a un profil vraiment intéressant et c’est bien vu de la part des dirigeants de Cleveland d’avoir opté pour le meilleur joueur disponible à ce stade de la draft. En revanche, la complémentarité avec Sexton, un autre meneur qui a besoin de la balle pour exister, paraît limitée. Au point où tous les micros se sont tournés vers le huitième choix de la draft 2018 juste après l’annonce du pick des Cavaliers. Ce dernier a assuré qu’il pouvait former avec Garland un duo similaire à celui des Blazers, où Damian Lillard et C.J. McCollum brillent ensemble. Nous sommes très sceptiques. Pour ça, Sexton devra progresser aux tirs. Sinon, il risque de rapidement se retrouver sur le banc.

  • Andrew Wiggins

Les Timberwolves ont essayé d’échanger Andrew Wiggins depuis quelques jours. En vain. Ils vont sans doute continuer à négocier un transfert de l’ancien premier choix de draft (2014). En effet, la franchise vient de choisir le prometteur Jarrett Culver, un arrière qui a besoin de la balle. Wiggins avait déjà beaucoup de mal à cohabiter avec Jimmy Butler l’an dernier. Ça tombe bien, Culver aurait le même profil que l’arrière All-Star…

Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves) auteur d'un tir au buzzer contre le Thunder de Carmelo Anthony

Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves) auteur d'un tir au buzzer contre le Thunder de Carmelo AnthonyGetty Images

  • Chauncey Billups

Chauncey Billups aspire à devenir manager d’une franchise NBA mais il n’a pas encore trouvé une offre qui lui correspond. Quand on voit les comparaisons qu’il a osées sur le plateau d’ESPN pendant la draft, on comprend éventuellement pourquoi. La plus flagrante ? Rui Hachimura comparé à Kawhi Leonard...

  • Washington Wizards

En parlant de Rui Hachimura, le premier japonais drafté de l’Histoire, les Wizards l’ont pris en neuvième position. Il peut devenir un bon joueur, ce n’est pas le premier. C’est surtout étonnant que Washington le pioche aussi haut alors qu’il était annoncé au milieu de la draft. Un choix dans le Top 10 est une denrée rare. Avec Cameron Reddish encore disponible, il y avait sans doute mieux à faire, même si ce n’est pas scandaleux non plus.

  • Phoenix Suns

Tout n’est pas à jeter sur cette soirée des Suns. Ils ont par exemple récupéré Dario Saric. Mais est-ce que le Croate valait le coup de se séparer du sixième choix ? Surtout que le jeune Coby White était encore disponible. Il aurait pu s’imposer comme le meneur recherché par la franchise. Plus troublant, les Suns ont pioché Cameron Johnson avec le onzième pick (récupéré aux Wolves) alors que ce dernier était annoncé bien plus bas, après la vingtième place !

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