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Antetokounmpo couronné, Gobert encore récompensé : l'Europe au pouvoir

Antetokounmpo couronné, Gobert encore récompensé : l'Europe au pouvoir

Le 25/06/2019 à 08:08Mis à jour Le 25/06/2019 à 11:14

NBA – Le continent européen a été mis à l’honneur lors de la cérémonie de remise des récompenses individuelles NBA hier soir. Le Grec Giannis Antetokounmpo a été élu MVP après sa saison gigantesque avec les Bucks. Le Slovène Luka Doncic a lui été nommé meilleur rookie de l’année et le Français Rudy Gobert a décroché le titre de meilleur défenseur pour la deuxième saison de suite.

Quel timing étrange. C'est seulement après le titre des Raptors, le transfert d'Anthony Davis, la Draft et alors que tous les yeux sont désormais tournés vers le marché des agents libres et les débuts de Zion Williamson que la NBA vient de décerner ses récompenses individuelles hier soir. Sans les rappels de la ligue sur les réseaux sociaux, nous aurions presque pu oublier que les trophées n'avaient pas encore été distribués. C’est donc dans ce contexte un peu particulier que Giannis Antetokounmpo a reçu son MVP.

MVP : Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Pas de surprise. Il y avait un semblant de suspense qui planait avec un éventuel doublé de James Harden. Mais les journalistes ont finalement plébiscité Giannis Antetokounmpo, placé en première position sur 78 des 101 bulletins. Logique. 27,7 points, 12,5 rebonds et 5,9 passes de moyenne cette année. Avec surtout en prime le meilleur bilan de la ligue pour ses Bucks pendant la saison régulière. Le Grec est ainsi le deuxième européen à décrocher le trophée de MVP avec Dirk Nowitzki en 2007.

Il est aussi, à 24 ans, le troisième joueur le plus jeune à être élu meilleur joueur (derrière Derrick Rose et LeBron James) de la saison au cours des quarante dernières années. Une superbe récompense pour un basketteur qui revient de tellement loin. Il était difficile de lui prédire un tel destin lorsqu’il a été drafté en quinzième position en 2013, alors qu’il jouait seulement en deuxième division de son championnat national. Très ému, un Antetokounmpo en pleurs a rendu hommage à sa famille au moment de recevoir son trophée sur scène.

Défenseur de l'année : Rudy Gobert (Utah Jazz)

Et le doublé pour Rudy Gobert ! Comme l’an passé, le pivot du Jazz a été nommé meilleur défenseur de la saison par les journalistes. Une belle revanche pour le Français qui avait notamment été très déçu de ne pas avoir été invité au All-Star Game en février dernier. Patron de la défense de Salt Lake City, il est le meilleur protecteur de cercle en NBA. Ses longs bras en font un contreur redoutable, craint par les attaquants les plus forts de la planète. Gobert a devancé Paul George et Giannis Antetokounmpo au classement.

Rookie de l'année : Luka Doncic (Dallas Mavericks)

La fin de saison tonitruante de Trae Young, deuxième du vote, a légèrement semé le doute. Mais Luka Doncic était le rookie le plus talentueux, le plus complet et le plus régulier du premier jusqu’au dernier match de l’année. Il a tout simplement été monstrueux. Une saison historique sur le plan individuel avec 21,2 points, 7,8 rebonds et 6 passes. Quasiment du jamais vu pour un débutant. Il est déjà le meilleur joueur de Dallas et il n’est pas loin d’être un All-Star.

Coach de l'année : Mike Budenholzer (Milwaukee Bucks)

Il y avait plein de candidats intéressants mais il aurait été difficile de passer à côté de Mike Budenholzer. Débarqué sur le banc de Milwaukee il y a un an, il a métamorphosé les Bucks. Il a pris une équipe alors considérée comme un outsider (éliminée au premier tour des playoffs en 2018) et il en a fait un favori pour le titre. La seule franchise à atteindre la barre des 60 victoires cette saison. Le meilleur bilan de la ligue. Une sacrée progression. C’est donc sans grande surprise qu’il a été élu devant Doc Rivers et Mike Malone.

Meilleure progression : Pascal Siakam (Toronto Raptors)

Champion NBA, Pascal Siakam est passé de 7,3 points et 4,5 rebonds à 16,9 points et 6,9 rebonds entre sa deuxième et sa troisième saison chez les professionnels. Ses pourcentages ont aussi été revus à la hausse (de 50 à 54% aux tirs et de 22% à 36% à trois-points). Une évolution qui lui permet de rafler le trophée de joueur ayant le plus progressé. Mais surtout un changement de cap qui a donné une nouvelle dimension à Toronto. Sans ça, les Raptors ne seraient sans doute pas allé au bout.

6e homme : Lou Williams (Los Angeles Clippers)

Le remplaçant le plus prolifique de la ligue (20 pts, 5 pds) a été récompensé avec le trophée de meilleur sixième homme de la saison. Le troisième, déjà, pour Lou Williams. Seul Jamal Crawford a remporté autant de fois ce trophée. Le deuxième de suite, un accomplissement réussi uniquement par Kevin McHale et Detlef Schrempf en NBA.

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