Getty Images

LeBron décevant, banc, défense de fer : les enseignements de la première bataille de L.A.

LeBron décevant, banc, défense de fer : les enseignements de la première bataille de L.A.

Le 23/10/2019 à 10:34Mis à jour Le 23/10/2019 à 11:00

NBA – Les deux armadas de Los Angeles, Clippers et Lakers, s’affrontaient en ouverture de la saison cette nuit. Une affiche entre deux des principaux favoris pour le titre. Retour sur le succès (112-102) de Kawhi Leonard et ses coéquipiers en huit points.

Le choc a tenu ses promesses

On a assisté à une vraie belle affiche pour le coup d’envoi de la nouvelle saison (le tout premier match opposait les Toronto Raptors aux New Orleans Pelicans, victoire des Canadiens 130-122 après prolongation). Ça aurait pu être un choc tronqué avec des absents des deux côtés – Paul George, Kyle Kuzma – mais les deux équipes ont joué le jeu. Elles ont mis de l’intensité et il y avait une volonté de prendre le dessus sur l’adversaire. Ça peut sembler terriblement logique. Après tout, c’est le but. Mais ce n’est pas toujours aussi évident en saison régulière. Surtout lorsque deux cadors s’affrontent à ce moment de l’année. Les coaches préfèrent parfois garder des cartes dans leur manche en attendant les playoffs, et ils l’ont sans doute fait. Mais le défi physique était au rendez-vous et ça a donné un duel agréable à regarder malgré les manques d’automatismes. Une bonne première bataille entre les deux formations de Los Angeles.

Kawhi Leonard est toujours le meilleur joueur du monde

Non pas qu’on en doutait. Mais il a suffi d’un match pour que le MVP des finales 2019 rappelle à tous son statut. Une sortie à 30 points, 10 sur 19 aux tirs, 9 sur 10 aux lancers, 6 rebonds, 5 passes, 2 interceptions et 1 contre en seulement 32 minutes. La superstar des Clippers a pris le dessus sur LeBron James et Anthony Davis, les deux leaders des Lakers. Il était le plus fort. Notamment dans les moments les plus importants. Et dire que ce n’était que son premier match officiel avec sa nouvelle équipe...

Le banc des Clippers est toujours létal

60 à 19. C’est la statistique clé de la rencontre. 60, comme le nombre de points inscrits par les remplaçants des Clippers contre 19 pour ceux des Lakers. Toute la différence est là. L’inévitable Lou Williams a encore inscrit 21 points en sortant du banc. Il a été percutant à chacun de ses passages sur le terrain. Même constat pour son compère Montrezl Harrell, auteur de 17 points dont 10 dans le dernier quart temps ! JaMychal Green (12 pts) et Mo Harkless (10) ont aussi contribué. Alors qu’en face, hormis un Jared Dudley auteur de deux paniers primés, les réservistes des Lakers ont eu très peu d’impact.

Lou Williams

Lou WilliamsGetty Images

Davis n'a pas manqué ses débuts

Anthony Davis a plutôt réussi sa première avec les Lakers. L’intérieur All-Star a connu un peu de déchet dans son jeu. Mais c’est normal, c’est le premier match officiel de la saison et le premier depuis sept mois pour AD ! Il a balancé quelques airballs et perdu trois ballons, mais il a compilé 25 points, 10 rebonds et 5 passes décisives. Il est aussi l’un des deux seuls joueurs de son équipe à avoir terminé le match avec un ratio +/- positif, synonyme de domination des Lakers quand il était sur le parquet (+3 pour lui, +7 pour Danny Green). Il était effectivement sur le terrain lorsque les Angelenos ont passé un 15-0 en fin de troisième quart temps. Il a d’ailleurs été l’un des principaux acteurs de cette série. Davis a souvent été le point d’ancrage de l’attaque de Los Angeles. C’est un point important pour une équipe qui manque d’un vrai meneur haut de gamme. L’ancien joueur de New Orleans a souvent pris le dessus sous ses adversaires grâce à sa vitesse d’exécution et sa taille. Mais on peut regretter qu’il n’ait eu que deux possessions pour lui dans le quatrième quart temps, avec un 0 point qui fait tâche dans les douze dernières minutes. Ses coéquipiers devront veiller à mieux le servir mais c’est aussi à lui de se montrer plus agressif dans ces situations.

King James n'a pas été impérial

LeBron James s’est un peu troué sur cette rencontre. Sur le papier, sa ligne de statistiques est brillante : 18 points, 9 rebonds et 8 passes. Mais ce sont juste des chiffres, un peu bruts. En décortiquant, on note aussi que le King a perdu 5 ballons. Mais surtout qu’il a manqué 12 de ses 19 tirs, dont un layup tout cuit ! Il a balbutié son basket. Il monopolise la balle pour laisser exprimer ses qualités de playmakers, d’accord. Mais le jeu des Lakers était beaucoup trop stéréotypé. Lent. Haché. Pas toujours, bien sûr, mais c’est un constat qui s’applique sur de nombreuses séquences. D’ailleurs, c’est quand il était sur le banc que son équipe est vraiment revenue au score avant de reprendre l’eau à son retour sur le parquet en début de quatrième quart. James semble tout simplement moins dominant. Alors il est évidemment bien trop tôt pour tirer une conclusion. Encore une fois, ce n’est qu’un seul match. Mais c’est un point à surveiller dans les semaines à venir.

Epatant Danny Green !

Danny Green a été bluffant. Il a fini meilleur marqueur des Lakers avec 28 points (7 sur 9 à trois-points). C’est la grande (seule ?) satisfaction des Californiens sur cette partie. Son coup de chaud dans le troisième quart temps – 18 points – a remis son équipe sur les bons rails. Et c’était assez impressionnant à voir. Les Angelenos étaient menés de 12 points et ils sont revenus à 85-85 à la fin du troisième quart temps à la faveur d’un 15-3, grâce notamment aux deux trois-points consécutifs d’un Green en état de grâce. S’il se montre tranchant sur l’ensemble de la saison, les Lakers finiront par prendre une autre dimension.

Les Clippers n'ont rien perdu en défense

La arrière-garde des Clippers est déjà bien organisée. L’équipe de Doc Rivers a tous les ingrédients pour étouffer ses adversaires. C’était déjà le cas cette nuit. Un peu à l’instar de leur guide Kawhi Leonard, les Clippers laissent très peu d’espaces à leurs vis-à-vis avec leurs longs bras. Ils imposent un défi physique permanent. C’est costaud, difficile de se mettre en place contre eux. Surtout pour une équipe comme les Lakers qui peine à créer du jeu.

Sans meneur, point de salut pour les Lakers ?

Ça nous mène à notre dernier point : comment les Lakers vont créer une équipe cohérente sans meneur ? LeBron James est l’un des meilleurs créateurs de la NBA, pas de doute là-dessus. Et il gère les possessions de son équipe depuis le début de sa carrière. Soit. Mais c’est lent. Chaotique – même si c’est logique puisque ce groupe apprend encore à évoluer ensemble. Le système offensif de Frank Vogel, le coach, est pour l’instant très limité avec James à la baguette, Davis dos au panier et trois joueurs statiques. Il va falloir se montrer beaucoup plus inventif que ça pour que cette équipe soit capable de jouer le titre en fin de saison. Les coaches ont six mois pour trouver des schémas plus intéressants.

LeBron James et Anthony Davis lors du match opposant les Clippers aux Lakers

LeBron James et Anthony Davis lors du match opposant les Clippers aux LakersGetty Images

Pariez sur le Basketball avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0