"Business is business… " Ou pas finalement. C'est bien connu, dans le monde de la NBA, les sentiments sont mis de côté à l'heure des trades. La grande Ligue nord-américaine reste un business. Pour les franchises mais aussi les joueurs, qui n'ont le plus souvent pas leur mot à dire sur les transferts quand ils sont sous contrat. Ces derniers peuvent changer d'équipe du jour au lendemain. Devoir faire leurs bagages en quelques heures. Présent dans le grand monde de la NBA depuis 2012 et déjà transféré en 2014 un soir de draft, Evan Fournier sait évidemment de quoi on parle. Mais son transfert à Boston a aussi mis en lumière le côté humain des trades.
Quelques heures après avoir conclu en beauté son histoire avec le Magic en offrant la victoire à son équipe contre Phoenix avec le panier de la gagne à six secondes du terme (112-111), Evan Fournier a tourné la page avec classe. Rappelant lors d'une interview puis dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ce qu'Orlando représentait pour lui. C’est-à-dire beaucoup.
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Orlando, sept années bien remplies
Six saisons et demie de bons services rendus. Et des souvenirs pour la vie. Sur le parquet, où le Français passé par Nanterre (ProB) et Poitiers (ProA) a régulièrement fait parler sa capacité à scorer avec quelques pointes à plus de 30 points, lui qui a pris l'habitude de tourner à plus de 17 points de moyenne en saison. Mais il n'y a pas que les lattes dans la vie alors qu'il "a eu son premier enfant et s'est marié" durant son passage en Floride, comme il l’a rappelé en conférence de presse. Forcément, Orlando, qu’il a découvert à 21 ans, n'était pas juste une autre équipe. Une de plus pour l'ancien Poitevin, qui a bien gambadé depuis son départ de Charenton et son séjour à l'Insep. C'était bien plus que cela. "Cette ville représentera toujours beaucoup. Il y a une vraie tristesse", a-t-il encore reconnu vendredi dans L'Equipe.
Bien dans ses baskets au Magic où il a pris toute sa dimension et signait sa meilleure saison en termes de statistiques (19,7 points, 3,7 passes de moyenne), Evan Fournier n'a cependant pas été surpris par la "Woj Bomb" d'Adrian Wojnarowski d'ESPN qui annonçait son transfert. Il savait bien que son histoire en Floride touchait à sa fin. La NBA reste un business. Or, Orlando, triste avant-dernier à l'Est, n'avait pas d'intérêt à conserver jusqu'au bout un joueur qui allait devenir libre cet été. Et le Magic, désireux de reconstruire, ne s'est pas vraiment montré gourmand en acceptant de le lâcher contre deux futurs deuxièmes tours de Draft.
Les affaires vont vite reprendre leurs droits
Si une page se tourne à Orlando, Fournier referme lui un chapitre clef de sa vie. Il part d'Orlando avec des souvenirs et des regrets, lui qui a longtemps rêvé de porter à nouveau vers les sommets la franchise floridienne avec son grand pote Nikola Vucevic, transféré également jeudi soir, à Chicago. Mais Fournier le Floridien, qui avait accepté de prolonger en 2016 pour cinq saisons et 85 millions sans forcément attendre des offres plus alléchantes, n'aura finalement joué qu'à deux reprises les playoffs, échouant à chaque fois au premier tour. Sa grande frustration. Les prochains mois pourraient cependant lui permettre de l’évacuer.
A Boston, il retrouve une franchise mythique, où il pourrait avoir enfin l'occasion de jouer les premiers rôles en NBA. Une institution où le titre se doit d’être dans les têtes à chaque début de saison. Sa mission ne sera cependant pas évidente : s'il risque de sortir du banc pour apporter sa force de frappe et sa capacité à scorer de loin (38,8% derrière l'arc cette saison), il va devoir se faire sa place aux côtés notamment de Jayson Tatum et Jaylen Brown. Histoire de permettre aux Celtics de rectifier le tir pour être enfin à la hauteur de leurs ambitions cette saison. Eux qui occupent actuellement une indigne huitième place dans la conférence Est. Fournier a quelques semaines pour y parvenir. Car ensuite, il sera libre de signer où il le souhaite durant un été où il va aussi retrouver les Bleus pour les Jeux Olympiques. Qu'importe les sentiments. "Business is business…"
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