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Giannis n’a jamais été aussi dominant et c’est terrifiant… pour la NBA

Giannis n’a jamais été aussi dominant et c’est terrifiant… pour la NBA

Le 26/11/2019 à 08:38Mis à jour Le 26/11/2019 à 15:07

NBA – MVP en titre, Giannis Antetokounmpo est encore plus fort cette saison. Il est devenu tellement efficace que ses performances, répétées, en sont presque banalisées. Mais les Bucks font plus que jamais figure de favoris au titre derrière leur superstar.

Lundi soir aux Etats-Unis. Giannis Antetokounmpo vient de mettre 50 points contre le Jazz, l’une des meilleures défenses du championnat (en l’absence de Rudy Gobert, forfait). Une performance ahurissante. Et pourtant, elle n’est même pas mise en avant sur ESPN, le média américain de référence. En faisant le tour des sites US dédiés à la balle orange, on se rend compte que ce sont surtout LeBron James, dont les Lakers carburent à plein régime actuellement, ou Carmelo Anthony, auteur de 25 points pour sortir les Blazers d’une mauvaise passe, qui font les gros titres. Après tout, pourquoi pas. L’actualité NBA est toujours chargée après une soirée à onze matches. Mais ce constat illustre assez bien la manière dont les prestations exceptionnelles du Grec sont mises au second plan depuis le coup d’envoi de la saison.

Giannis Antetokounmpo, grand favori pour le MVP

Alors qu’il n’a jamais été aussi fort et aussi dominant. Pas même la saison dernière, quand il a été élu MVP. Giannis Antetokounmpo, 25 ans le 6 décembre prochain, se rapproche tout doucement de son ‘Prime’ – terme anglais qui désigne le pic de forme de la carrière d’un athlète. Celui-ci peut commencer plus ou moins tard et durer plus ou moins longtemps selon les joueurs. Le pire, c’est qu’il n’y est sans doute pas encore. Il continue de progresser régulièrement depuis son arrivée en NBA. Même après un exercice à 27-12-6 de moyenne en 2019. Son carton du soir témoigne bien de son évolution.

En plus de ses 50 points, il a donc capté 14 rebonds. Ça devient une habitude. Antetokounmpo est aussi prolifique qu’un pivot dans ce domaine. Ça lui vaut parfois quelques comparaisons – lointaines – avec le Shaquille O’Neal du début des années 90, celui qui était affûté et très mobile, quand le géant venait de débarquer dans la ligue. Comme le Shaq, le ‘Greek Freak’ est un monstre physiologique. Il est au-dessus. Et ça lui permet de piocher plein de rebonds pour ensuite débouler en contre-attaque. Une fois lancé, personne ne l’arrête. Au contraire, les défenseurs ont tendance à s’écarter. Notez que cette phrase s’applique aussi bien à Giannis qu’à Shaq.

50 points mais aussi 6 passes décisives. Parce qu’à à la différence d’O’Neal, il a aussi le ballon en main pour créer du jeu. Il attire tellement l’attention de ses adversaires qu’il en profite pour offrir chaque soir des tirs ouverts et des paniers faciles à ses coéquipiers. Et le tout sans déchet ! Pour preuve, 50 points et pas la moindre balle perdue contre Utah hier soir. Ça, c’est fort. Même le principal intéressé a été surpris : "Je ne vais pas vous mentir, je suis impressionné. Un super match. Le deuxième match à 50 points de ma carrière [il avait inscrit 52 points contre Philadelphie la saison dernière]. Le faire sans perdre de balle, c’est génial." Si lui-même est impressionné, alors pourquoi ses prestations sont parfois "oubliées" ? La NBA ne lui a pas décerné un seul titre honorifique de joueur hebdomadaire à l’Est depuis trois semaines. C’est un détail absolument futile, évidemment. Mais c’est un exemple. Même constat lors des débats pour le MVP, où il est souvent relégué derrière LeBron James – et ça se justifie complètement – mais aussi parfois derrière James Harden ou Luka Doncic !

Les Bucks grands favoris à l'Est

Tout ça alors que ses Bucks sont solidement installés en tête de leur Conférence avec 14 victoires en 17 matches. 17 matches et autant de double-doubles pour Giannis Antetokounmpo, machine parfaitement régulée. C’est peut-être paradoxalement cette répétition des sorties au plus haut niveau qui le banalise. Mais compiler 31 points, 14 rebonds et 6 passes de moyenne tous les soirs mérite d’être mis en avant. Ce n’est pas juste un candidat au MVP, c’est le favori pour faire le doublé. Sa pointe à 50 unités hier soir vient comme une piqure de rappel. 50 points et… trois paniers derrière l’arc ! Le nerf de la guerre pour le phénomène. Le tir reste son plus gros point faible. La limite qui l’empêche de passer un cap, un de plus, sur demi-terrain. Notamment en playoffs.

Mais il a travaillé dur cet aspect du jeu pendant l’intersaison, et ce depuis plusieurs années. Ça commence à payer. Déjà, sa mécanique de tir est plus fluide. C’est esthétique, mais c’est important au basket. C’est l’un des ingrédients de l’adresse. La fluidité du mouvement, du bas vers le haut. Il n’hésite plus non plus à dégainer en première intention. Et c’est une autre composante essentielle. La confiance. Prendre sa chance en étant convaincu de pouvoir marquer. Justement, ça rentre de plus en plus et de plus en plus loin pour lui. Il est à 30% de réussite à trois-points en presque 5 tentatives par match. C’est une vraie progression. L’idéal serait qu’il se rapproche des 35% pour vraiment devenir monstrueux. Là, la NBA pourra se mettre à trembler. Vraiment trembler. D’ailleurs, il est à 35% de réussite sur les dix derniers matches.

Bien sûr, c’est en playoffs qu’il faudra prouver qu’il peut mener Milwaukee au bout. Mais à l’image du bonhomme, la franchise fait de mieux en mieux chaque saison. Les finales NBA, c’est pour 2020.

Giannis Antetokounmpo, Eric Bledsoe et Wesley Matthews

Giannis Antetokounmpo, Eric Bledsoe et Wesley MatthewsGetty Images

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