James Harden est un basketteur unique. Un talent individuel et offensif au-dessus de la moyenne. Très au-dessus. Du genre à pousser une équipe - une franchise, même - à se mettre à son service, jusqu'à lui laisser toute la place. James Harden fait la pluie et surtout le beau temps à Houston depuis son arrivée au Texas, à la suite d'un trade d’exception signé Daryl Morey. Nous étions en 2012 et, franchement, il y avait peu de monde mis à part le désormais ex-GM des Rockets pour imaginer que Harden deviendrait l'arrière qu'il est devenu. Que le sixième homme établi du Thunder casserait les compteurs à ce point. Et finirait par briser les cœurs des fans des Rockets.
Parce que l'histoire, comme souvent, risque de ne pas se terminer sur la note escomptée. A Houston, tout tourne (et s'arrête) autour des isolations et des shoots longue distance de James Harden. Et il se trouve que, en cette fin d'année 2020, l'arrière barbu n'a plus envie de jouer avec ses copains texans ni d'arroser à trois points pour eux.
Harden ne souhaite guère faire équipe avec John Wall, meneur arrivé à la rescousse en échange de Russell Westbrook qui, déjà, avait suppléé Chris Paul l'an dernier. Bref, le barbu ne gagne pas avec Houston. Et juge que c'est la faute des autres. Il souhaite donc aller voir ailleurs et alimenter la série à succès des années 2010 "si tu ne peux pas les battre, rejoins-les". Une série, soit dit en passant, courageusement snobée par Giannis Antetokounmpo puisque le Grec a décidé d'être fidèle à Milwaukee pour les cinq prochaines années.
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Harden n'est pas le premier (ni le dernier malheureusement) à tenter de passer en force et de casser la porte pour se sortir d'une situation qui ne lui sied guère. C'est vieux comme le monde. Mais ce qui a changé depuis bientôt une décennie, c'est que les joueurs désireux de se faire la malle désignent des destinations privilégiées. Quand un basketteur est en fin de contrat, il se sert de ce levier pour prévenir qu'il signera ou non un nouveau contrat avec les franchises intéressées. Habile. Ça refroidit souvent les ardeurs des prétendants sans garantie. Hormis à Toronto. En 2018, les Raptors avaient tenté le coup Leonard. Le taiseux de l'aile ne s'est pas appesanti dans l'Ontario. Mais le coup de poker de Toronto fut gagnant. Un an. Un titre.

Harden ne devrait pas être en position de force, mais...

Dans le cas d'Harden, c'est un bras de fer d'un autre type qui se dessine. Le Californien est sous contrat avec les Rockets au moins deux ans encore (la troisième année est en option), avec un salaire annuel qui dépasse les 40 millions de dollars (41 en 2021, 44 en 2022, 47 en 2023). Dans l’absolu, Houston peut donc garder Harden. Houston peut aussi l'échanger avec qui bon lui semble et devrait être en position de force en raison de la durée du contrat restant. Or, le barbu compte dicter à sa franchise ce qu'elle doit faire pour le satisfaire.
D'ailleurs, où diable voudrait déménager James Harden ? Eh bien, pas forcément vers un gros marché. Mais vers une équipe qui gagne. Tant qu’à faire. Selon les informations des insiders américains, le MVP 2018 vise Miami (finaliste en titre), Milwaukee (pour jouer avec Giannis), Philadelphie (pour retrouver Morey et partager la gonfle avec une jeunesse prometteuse) ou… Brooklyn. Bref, que des franchises de l'est mais, surtout, déjà en place et qui semblent capables de gagner.
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Prenez Brooklyn. La franchise est sortie de l'ornière il y a deux saisons avec une jeunesse galopante et un coach, Kenny Atkinson, plein d'idées. Les Nets étaient sur le bon chemin, avec une philosophie en construction. Elle n'a pas survécu à l'été 2019. Parce que Kevin Durant et Kyrie Irving, stars libres et désireuses de jouer ensemble là où bon leur semble, ont décidé de rallier New York et d’offrir (ou imposer) leurs services aux Nets sans que ces derniers n'aient le temps de leur proposer quoi que ce soit. Peut-on refuser KD et Kyrie quand on dirige une franchise NBA ? La réponse est non, évidemment. Mais cela pose un souci de gouvernance et de responsabilités.
Alors, les deux hommes sont arrivés et Kenny Atkinson a été prié de quitter le navire en cours de saison dernière. Steve Nash, proche de Durant et adoubé par ce dernier, a pris sa succession cet été. James Harden ne rêve que d'une chose : jouer au Barclays Center avec ses copains. Et les Nets, rêvent-ils de lui ? Il faut demander à Kevin Durant et Kyrie Irving. Le pouvoir est entre leur mains. Plus que jamais.
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