Sélectionner, c'est choisir. Et donc renoncer. Forcément. Comme pour toute sélection, il y a des déçus. La liste retenue par la NBA pour son 75e anniversaire ne fait pas exception à la règle. Dans les 76 joueurs sélectionnés par un panel de joueurs NBA actuels et retraités, d'entraîneurs, de joueuses de la WNBA et de journalistes, certains surprennent comme Damian Lillard ou encore Anthony Davis, qui ont encore du temps pour gagner vraiment leur place. Surtout quand on voit le CV de certains qui sont restés sur le carreau.

Tony Parker

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Aux Etats-Unis plus qu'ailleurs, on sait reconnaître les champions, ceux qui gagnent. Or pour une fois, ils en ont oublié un d'exception. Et on ne dit pas cela car il est français. Mais Tony Parker est bien de cette trempe. Quadruple champion NBA (2003, 2005, 2007 et 2014), TP a eu un rôle clef dans chaque sacre des Spurs, jusqu'à être désigné MVP des finales en 2007. De quoi entrer dans un cercle très fermé. Six fois All Star et membre d'un trio de légende, le natif de Bruges, retenu à quatre reprises dans un cinq de la saison, a bien marqué l'histoire de plusieurs manières en aidant à casser les barrières pour les non-Américains. Son numéro 9 a été retiré à San Antonio.

Pau Gasol

On ne parlera pas ici de sa carrière internationale fantastique avec la Roja. Mais juste de son passage en NBA. Et rien que cela aurait pu mériter une distinction. Il s'agit quand même d'un double champion NBA avec les Lakers (2009, 2010) et d'un finaliste NBA (2008) aux côtés de Kobe Bryant dont il a été un lieutenant de luxe. Six fois All Star, sélectionné à quatre reprises dans une "All Star Team", l'Espagnol, qui a fini sa carrière avec 17 points et 9,2 rebonds de moyenne, avait même été élu Rookie de l'année de l'année en 2002, le premier non-Américain. Et a laissé une empreinte indélébile lors de ses 18 années passées dans la Ligue.

Dwight Howard

Certains ont l'image de Dwight Howard de ces dernières années. Mais avant d'être un role player, le pivot avait imposé sa puissance sur la Ligue. A Orlando notamment où il a tourné à 13 rebonds et 2.2 contres de moyenne en huit saisons, le natif d'Atlanta a en effet été un joueur majeur pendant plusieurs saisons. Huit fois All Star, cinq fois sélectionné dans le premier cinq de la saison mais aussi et peut-être surtout trois fois défenseur de l'année, Howard, qui a terminé meilleur rebondeur de la NBA à cinq reprises et a mené le Magic en finale NBA en 2009, aurait sûrement mérité sa place. Surtout qu'il a aussi su adapter son rôle après avoir constaté son déclin pour aller chercher sa bague avec les Lakers en 2020.

Manu Ginobili

Comme pour Tony Parker avec qui il forme le trio le plus prolifique de l'histoire en compagnie de Tim Duncan, l'absence de Manu Ginobili a pu surprendre. Certes, El Manu n'a pas forcément affolé les stats comme un Damian Lillard. Mais l'ancien du Virtus Bologne a fait le bonheur de la NBA pour sa singularité et son style si jouissif. Surtout, l'Argentin, élu meilleur sixième homme en 2008 et deux fois All Star, a gagné. Quatre trophées Larry O'Brien. Et ça, ça aurait dû peser.

Joe Dumars

Deux titres de champion (1989 et 1990) et surtout un trophée de MVP des finales en 1989 : rien que cela aurait pu justifier sa présence dans cette liste. L'ancien arrière des Detroit Pistons, six fois All Star et finaliste 1988, était un défenseur hors norme. Un vrai poison, qui a terminé sa carrière avec 16.1 points, 2.2 rebonds et 4.5 passes de moyenne. Et ce n'est pas Michael Jordan qui dira le contraire.
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