"The chosen one" (L’élu). 20 ans après avoir fait sa première couverture de Sports Illustrated, LeBron James est de retour à l’affiche du célèbre magazine américain accompagné de ses deux fils, Bryce et Bronny, "The chosen sons" (les fils élus).
"Je pense que je peux encore jouer pendant longtemps (…) Je suivrai avec attention les premiers tours de draft en 2024, 2025 et même en 2027" a confié le "King" au magazine, en référence à ses deux fils de 15 et 17 ans, avec qui il rêve d’évoluer un jour en NBA. À bientôt 38 ans, le joueur des Lakers continue d’afficher des performances de haut vol sur les parquets, grâce un physique hors norme et un jeu sans cesse renouvelé. Mais peut-il vraiment tenir la cadence jusqu’à 42 voire 43 ans ?
NBA
C'est fait : LeBron prolonge avec les Lakers jusqu'en 2025
18/08/2022 À 21:14

Un physique hors norme

Monstre physique depuis ses débuts dans la ligue en 2003, LeBron James fait preuve d’une longévité extraordinaire. En 20 ans de carrière, le natif d’Akron dans l’Ohio n’a jamais raté une saison pour cause de blessures, cumulant 62 000 minutes et 16 participations aux playoffs. "Je travaille sur moi littéralement tous les jours. Que ce soit d'un point de vue physique, mental ou spirituel (…) Je réfléchis toujours à la façon dont je peux continuer à améliorer mon jeu malgré les années qui passent", expliquait en décembre 2021 celui qui sort d’une saison à 30,3 points, 8,2 rebonds et 6,2 passes de moyenne malgré ses 37 ans.
À la manière de Cristiano Ronaldo, LeBron James investit énormément de temps et d’argent sur son corps -1,5 million d'euros par an selon ESPN - dans un savant mélange de musculation, fitness, nutrition et sommeil. Celui qui avoue dormir "12h00 par nuit avant un match" a su faire évoluer sa silhouette pour garder la forme malgré les années. "Il a pris la décision de perdre un peu de poids, et je pense que ça va se traduire par plus d’explosivité et de rapidité", racontait le directeur général des Lakers Rob Pelinka en début de saison dernière.
Il fait tout mieux qu’il y a cinq ou six ans
Premier joueur à cumuler 30 000 points, 10 000 passes et 10 000 rebonds, LeBron James a su faire évoluer son jeu au fil des années. Le spécialiste des pénétrations ravageuses dans la raquette est également devenu un excellent tireur longue distance, de plus en plus adroit derrière l’arc (35,9% la saison dernière, contre 31,9% il y a 15 ans).
James reste également un joueur collectif qui régale toujours ses coéquipiers à la passe (8 par match en moyenne lors des trois dernières saisons), et domine encore au rebond (8,2 par match la saison dernière, son quatrième meilleur total en carrière). "Il fait tout mieux qu’il y a cinq ou six ans, à une époque où il était déjà censé être à son maximum", résumait le coach des Sixers, Doc Rivers, l’année dernière.
LeBron James a également appris à s’économiser, puisqu’il était le joueur le plus lent de la ligue lors de la saison 2020-2021, et le troisième moins rapide la saison dernière avec une moyenne de 5,8 kilomètres/h sur le terrain. Des statistiques qui ne l’ont pas empêché de finir deuxième meilleur marqueur derrière Joel Embiid (Sixers). "Ça ne veut pas dire que James ne peut plus bouger, au contraire. Ça veut dire qu’il choisit ses moments pour se reposer, récupérer pour être en pleine forme au moment d’appuyer sur le bouton turbo", commente Kirk Goldsberry, analyste pour la chaîne ESPN.

LeBron James n'a pas réussi à empêcher les Lakers de sombrer, dimanche 27 février face aux Pelicans

Crédit: Getty Images

Des blessures qui inquiètent

Si LeBron James fait tout pour durer, son corps semble commencer à le trahir. Celui qui n’avait jamais connu de blessure grave et manqué seulement 71 matches sur ses quinze premières années dans la ligue, enchaîne les pépins physiques depuis sa signature aux Lakers en 2018. Il s’est d’abord blessé à l’adducteur lors de sa première saison en violet et jaune, ratant un total de 27 matches, soit la plus longue absence de sa carrière.
Une entorse à la cheville l’a ensuite mis sur la touche pour 26 rencontres en mars 2021, avant que James n’enchaine deux blessures à l’abdomen et à la cheville la saison dernière, pour un total de seulement 56 matches joués avec son équipe. "J’ai l’impression que ce sont juste des accidents (…) Les blessures font partie du jeu", analysait après coup l'intéressé. Il faut pourtant remonter à la saison 2017-2018 à Cleveland pour retrouver la trace d’une saison du "King" à plus de 70 matches.

Des records à aller chercher

Au-delà de jouer avec ses fils, LeBron James a d’autres sources de motivation pour prolonger l’aventure dans la ligue. Il vise notamment le record de points détenu par Kareem Abdul-Jabbar. L’ancien Laker a inscrit 38 387 points en 20 ans de carrière, contre 37 062 pour James. Il pourrait le battre dès la saison prochaine s’il cumulait au moins 54 matches à 25 points de moyenne. Un scénario réalisable.
Avec quatre bagues de champion glanées à Miami (2012, 2013), Cleveland (2016) et Los Angeles (2020), LeBron James ne battra sans doute jamais le record de Bill Russell, l’ancien pivot des Celtics décédé en juillet, qui a conquis 11 titres entre 1957 et 1969. Mais le "King" peut encore rattraper Kareem Abdul-Jabbar et Michael Jordan et leurs six trophées. Il faudra pour cela que le corps tienne.

Dennis Schröder et LeBron James

Crédit: Getty Images

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