Vous avez reçu beaucoup de propositions depuis l'instauration du lock-out, pourquoi avoir choisi Nancy?
Nicolas Batum: La philosophie et la présence de Jean-Luc Monschau (l'entraineur) ont énormément pesé dans mon choix. Tous les ailiers qu'il a pris en main (Tariq Kirksay, Ricardo Greer) sont devenus des cadors du championnat et j'espère devenir le premier Français à jouer ce rôle dans cette équipe. Etre qualifié directement pour l'Euroligue, ce qui se fait de mieux après la NBA,  a bien sûr beaucoup compté. La présence de John Linehan a également été importante. Revenir en France est aussi un choix familial. C'est très important que ma famille soit proche et Nancy me donne cette chance.
Que ce passera-t-il à la fin du lock-out? Cette éventualité figure-t-elle dans votre contrat?
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N.B.: Bien sûr! Il n'y a aucune ambigüité là-dessus. Dès que la NBA reprendra, mon contrat prendra automatiquement fin avec Nancy. Tout est prévu.
N'est-ce pas compliqué de s'investir à 100% quand on sait que cela peut s'arrêter à tout moment?
N.B.: Moi je ne pense pas à ça. Je n'ai pas envie de me prendre la tête. Je prendrai les matches les uns après les autres sans me poser de questions. Je serai investi à 100% avec Nancy et quand cela prendra fin ça se fera le plus normalement du monde. Je veux atteindre le Top 16 en Euroligue et être champion de France.
Batum: "La blessure? Bien sûr que j'y pense...
Comment avez-vous fait pour résister aux "pressions amicales"de votre coéquipier Tony Parker (vice-président et actionnaire de Villeurbanne) qui voulait vous faire signer à l'ASVEL?
N.B.: C'est vrai que cela n'a pas été facile. J'ai une bonne connexion avec Tony et il y a à l'ASVEL pas mal d'anciens coéquipiers en équipe de France avec lesquels je m'entends très bien. Mais je lui ai expliqué mon envie de disputer l'Euroligue sans passer par les qualifications et il m'a compris. Rassurez-vous, il me passera toujours la balle en équipe de France (rires).
Votre présence en Pro A, ainsi que celles éventuelles d'autres joueurs NBA, ne risque-t-elle pas de fausser le championnat si vous partez en milieu de saison?
N.B.: On peut voir les choses comme ça. Mais on peut aussi au contraire, se dire que c'est une très bonne opportunité de dynamiser la Pro A. Le championnat de France a besoin d'exposition médiatique et notre présence va y contribuer.
Financièrement vous avez du consentir pas mal de sacrifices par rapport à votre salaire NBA ?
N.B.: Je ne suis pas venu à Nancy pour le contrat. J'ai reçu d'autres propositions de clubs européens beaucoup plus intéressantes au niveau financier. Mais tout ce qui m'importe c'est revenir en France et m'éclater.
Tony Parker hésite à jouer pendant le lock-out par crainte de se blesser, avez-vous conscience du risque?
N.B.: Bien sûr que j'y pense. Il y a une crainte qu’il m’arrive quelque chose, mais l’amour du jeu passe avant tout. Moi mon métier, ma passion dans la vie, c'est de jouer au basket. Je suis basketteur professionnel et pas autre chose. Je devais faire quoi? Rester sur mon canapé en attendant que la NBA reprenne? J'en suis incapable. J'ai conscience du risque et je l'accepte.
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