Les Norvégiennes ont le sourire, les Françaises peuvent ruminer. Nouvelle contre-performance au tir pour les biathlètes tricolores qui n’ont pas profité de la poursuite pour se rapprocher du podium. Partie avec le dossard 5, Anaïs Chevalier-Bouchet (6e, + 54’’) n’a pas fait mieux dimanche à Kontiolahti (Finlande). L’Iséroise a terminé loin derrière Tiril Eckhoff (Norvège, 18/20), impériale face aux cibles jusqu’au dernier debout.
Le premier succès de la saison de la dernière lauréate du gros globe n’est pas la seule bonne nouvelle du jour chez les Scandinaves. En terminant au pied du podium derrière Dorothea Wierer (2e, + 15’’) et Denise Herrmann (3e, + 19’’), Marte Olsbu Roeiseland s’assure le globe de la spécialité, le premier en carrière.
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Nouveau couac au tir pour les tricolores

Décidément, les soucis au tir des Tricolores ne sont pas près d’être derrière elles. Malgré une bonne vitesse de déplacement dans l’ensemble (2e et 4e temps de ski pour Anaïs Bescond et Justine Braisaz-Bouchet), les Françaises se sont une nouvelle fois sabordées sur les tapis. Mention spéciale à la Savoyarde Braisaz-Bouchet, sanctionnée de 7 tours de pénalité (13/20). Cela n’a été guère mieux chez les autres bleues engagées. Attendue à la bagarre pour le podium, Anaïs Chevalier-Bouchet a entretenu un temps l’espoir, s’installant sur le dernier debout à la 3e place, dans l’ombre de Denise Herrmann. Mais comme (trop) souvent cette saison, le dernier tir a sonné le glas des ambitions de l’Iséroise (3/5).
Lancée de son côté vers une belle remontée à l’instar de Dorothea Wierer (2e, 20/20), Julia Simon a réussi une première moitié course parfaite, blanchissant ses dix premières cibles, et profitant du sillage de Stina Nilsson sur la piste. Problème, la biathlète des Saisies oscille entre le bon et le très mauvais sur les tirs debout cette saison. Avec deux balles lâchées sur chacun de ses deux derniers passages, Simon a dégringolé au classement, jusqu’à retomber dans les eaux de son résultat de la veille (15e, 16/20). Seule éclaircie au tableau chez les Bleues, la remontée d'une Anaïs Bescond en forme sur les spatules (13e, 17/20).

La Norvège rafle tout

Devant, Tiril Eckhoff (18/20) a semblé retrouver son habilité face au cible perdue cette saison, en dépit d’un dernier debout fébrile. La dernière lauréate du gros globe a (enfin) ouvert son compteur cette année, ajoutant une 27e victoire à son total en carrière. Double médaillée à Pékin, la Norvégienne confirme son rebond avec un quatrième podium de rang (Jeux compris) et soulève l’espoir de retrouver les sommets dans les années à venir.
Mais pour l’heure, sa compatriote Marte Olsbu Roeiseland (4e, 17/20) ne semble pas encline à partager le trône. Gloutonne sur l’échéance olympique (quatre médailles en quatre courses individuelles), la porteuse du dossard jaune s’est assuré son premier petit globe de cristal avec celui de la poursuite. En attendant le gros globe, symbole d'une équipe norvégienne au-dessus du lot.

Un premier globe pour ouvrir l’appétit

Insaisissable ou presque du début jusqu’à la fin de l'épreuve, Quentin Fillon Maillet a confirmé sa régularité sur les poursuites, lui qui en est à six victoires de rang (Jeux compris). La 15e victoire de sa carrière a couvé un autre cadeau pour le Jurassien, qui n’avait besoin que de 17 petits points sur Sebastian Samuelsson pour enfin goûter au cristal. Mission accomplie après la déroute du dossard bleu (24e, 15/20), obligé de céder le globe de la spécialité au Tricolore.
Encore en lice pour remporter ceux du sprint et de la mass start, grandissime favori pour celui du général, Quentin Fillon Maillet appose encore davantage son sceau sur un exercice 2021/2022 qu’il aura dominé de bout en bout, et avec la manière. Au classement général, justement, l’écart semble irrattrapable pour Jacquelin, repoussé à 174 points, et alors qu’il ne reste plus que cinq courses à disputer. Soit de quoi faire pour le Jurassien qui a faim de victoires et de globes. Ses rivaux sont prévenus, Fillon Maillet file lancé vers une fin d'opus historique.
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