Il y a des jours où rien ne veut sourire. Ce jeudi 3 mars marquera la saison de l’équipe de France féminine de biathlon, qui avait la possibilité de remporter le petit globe de relais pour la première fois depuis 2012. Avec 27 points d’avance sur la Suède, il suffisait aux Tricolores de finir dans le top 7 et on voyait mal comment ça allait pouvoir ne pas être le cas. C’était clairement l’objectif du jour pour les Bleues. "On avait fait une réunion de course en visio avec les filles hier, expliquait l'entraîneur des biathlètes féminines, Frédéric Jean au micro de la chaîne L’Equipe. On avait remis sur le tapis qu’il y avait ce globe à aller chercher. Mais au final, on n’est rien allé chercher du tout. Je suis extrêmement déçu par la physionomie de la course". Après un premier relais correct de la part d'Anaïs Bescond, tout est parti en vrille.
A froid, ça parait logique mais à chaud, je voulais juste gagner du temps
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"Derrière, Anaïs Chevalier-Bouchet ne réussit pas son couché et on se retrouve à la traîne, en chasse-patate, racontait le coach du tir français, Jean-Paul Giachino sur la Chaîne L’Equipe. On manque d’application, on se précipite… On n’a jamais été dans le match. C’est bien dommage. C’est une grosse déception parce que, si le globe n’était pas assuré, on était tout de même très bien placé. Et pourtant on le perd. On n’a simplement pas été à la hauteur". Notamment au tir. Anaïs Chevalier-Bouchet a tourné deux fois, Julia Simon une fois et Justine Braisaz-Bouchet a déjà tiré six balles de pioches pour s’en sortir. Et c’est justement l’une de ses fameuses balles de pioche qui a causé la disqualification tricolore.

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En ayant perdu une sur le couché, la championne olympique s’est retrouvée à devoir utiliser un nouveau chargeur pour blanchir sa dernière cible. Une erreur qui coûte cher. "Ce n’est pas autorisé par le règlement, se désolait Braisaz-Bouchet, au micro de la chaîne L’Equipe. Je n’ai pas le droit de faire ça, je ne le savais pas. Maintenant, à froid, ça me paraît vraiment logique mais, dans le feu de l’action, j’ai juste voulu gratter du temps. Mais on est disqualifié à cause de ça". Une énorme déception évidemment d’autant que Julia Simon, qui n’était pas au courant, avait finalement fait le boulot. "On termine à la 6e place, je suis dégoûtée, poursuit la Française. Je suis vraiment désolé parce qu’on aurait pu gagner le globe du relais et on le perd par ma faute". Une déception partagée par sa coéquipière Julia Simon.
Ça fait 10 ans qu’on n’avait pas gagné ce globe, on avait à cœur de le remporter
"J’ai appris la disqualification en passant la ligne, je suis verte, avouait Julian Simon pour la Chaîne L’Equipe. Je me suis fait la peau, j’ai mis toutes mes tripes. Je passe à côté de mon couché, je me dis ‘ça va, il reste le debout, ça peut jouer, tu n’es pas loin…’ J’étais triste en passant la ligne parce qu’on fait une course de merde mais je me disais au moins qu’on avait limité la casse et qu’on avait ce globe, qui récompense tous nos relais depuis le début de la saison. Ça fait 10 ans qu’on n’avait pas gagné ce globe, on avait à cœur de le remporter. Depuis quelques années, on a l’impression que l’équipe est très forte, qu’on peut enfin commencer à jouer les classements nations et là… Ça fait chier clairement".

Justine Braisaz

Crédit: Getty Images

D’autant que l’équipe de France ne perd pas que le petit globe du relais dans cette histoire. "Non seulement on laisse le globe à la Suède mais on perd aussi très gros au classement des nations, un de nos objectifs, expliquait Frédéric Jean. On va se retrouver 3e selon mes calculs et avec un gros écart de points (163 exactement)… Au final, c’est clair qu’avec ce relais qu’on a perdu beaucoup, beaucoup". Et ça ne sera pas facile de se remettre la tête à l’endroit d’ici le sprint, samedi. Et il n’y aura pas de globe à jouer, cette fois.
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