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Fourcade : "J'ai une grosse pensée pour Mathieu Faivre"

"J'ai une grosse pensée pour Mathieu Faivre"

Le 20/02/2018 à 15:04Mis à jour Le 20/02/2018 à 20:54

JO PYEONGCHANG 2018 - La spontanéité de Martin Fourcade n'a d'égal que son talent sur les skis et derrière sa carabine. Tout frais quintuple champion olympique, après le titre tricolore du relais mixte, le Catalan a évoqué le cas du Niçois renvoyé à la maison par la FFS après ses déclarations.

Très heureux d'avoir décroché une première médaille olympique avec ses compatriotes, Fourcade a, dans un premier temps, apprécié d’avoir vécu un tel moment avec ses compagnons du relais, Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond et Simon Desthieux : "Il n’y a que le relais qui nous permet de vivre ça, de partager tous ensemble ces émotions collectives, cette aventure qui est belle, parfois difficile, et qui ce soir nous comble de bonheur, athlètes comme staff."

Puis, Fourcade a apporté un soutien tout en subtilité et en spontanéité à Mathieu Faivre, sanctionné, privé d'épreuve par équipes et renvoyé à la maison après des propos tenus en zone mixte post-géant. Une course qu'il avait terminée à la 7e place. "J'ai une grosse pensée pour Mathieu, a expliqué le Catalan, qui sait également parfois tirer à balles réelles derrière un micro. Ce qu'il a exprimé, ce sont des émotions humaines, celles de sportifs individuels qui vivent 200 jours par an avec leurs copains. Ce n'est pas honteux." La Fédération Française de ski alpin appréciera ce petit tacle glissé.

" La joie que l'on peut avoir pour nos collègues n'enlève pas la déception énorme que l'on a pour nous"

"C'est quelque chose de gagner une médaille individuelle. C'est un achèvement personnel énorme, a commenté le désormais quintuple champion olympique au micro de France Télévisions. Mais gagner en équipe, ce sont des émotions différentes. Ça permet de partager ça avec le staff en entier." Même si lui a rarement l'habitude de ne pas se battre pour la victoire, l'invincible Tricolore a également imaginé ce que peut ressentir un simple "mortel du sport" : "C'est souvent difficile de rentrer dans la chambre et de voir les copains qui ont réussi. Ce sont des émotions qu'on a du mal à partager." Pour Fourcade, "la joie que l'on peut avoir pour nos collègues n'enlève pas la déception énorme que l'on a pour nous, parce que l'on se prépare."

Et d'ajouter : "Simon (Desthieux) est tous les jours avec moi à l'entraînement, il fait des sacrifices. Et quand c'est moi qui rentre à l'hôtel avec une victoire, il est content pour moi parce qu'il y a une super entente, mais je comprends qu'il soit déçu. J'ai le même sentiment quand j'arrive à l'hôtel et que je n'ai pas gagné." Ce n'est pas si récurrent que ça mais on aura compris la portée du propos.

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