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L'objectif JO s'éloigne pour Coquard et d'Almeida

L'objectif JO s'éloigne pour Coquard et d'Almeida
Par AFP

Le 12/02/2020 à 17:59Mis à jour Le 12/02/2020 à 18:00

JEUX OLYMPIQUES 2020 - Michael d'Almeida et Bryan Coquard, respectivement médaillés à Londres il y a huit ans, n'ont pas été retenus pour les épreuves olympiques dans les Mondiaux de cyclisme sur piste qui auront lieu à Berlin fin février. Des décisions qui les éloignent des JO de Tokyo.

L'horizon des JO s'est brutalement assombri pour Michael d'Almeida et Bryan Coquard. En effet, ils n'ont pas été retenus pour les épreuves olympiques dans les Mondiaux de cyclisme sur piste, fin février à Berlin. Michael d'Almeida, médaillé d'argent à Londres 2012 et de de bronze à Rio 2016 dans la vitesse par équipes, a perdu sa place au profit de Quentin Lafargue et du dernier appelé, Melveen Landerneau, dont la montée en puissance a marqué l'hiver pour la piste française.

Michael d'Almeida s'est illustré à Londres en 2012 et à Rio en 2016.

Michael d'Almeida s'est illustré à Londres en 2012 et à Rio en 2016.AFP

Bryan Coquard, médaillé d'argent sur l'omnium aux JO de Londres, a échoué pour sa part à décrocher sa sélection pour l'américaine, à côté de Benjamin Thomas. La place a été prise par Donovan Grondin (20 ans), qui court sur la route pour l'équipe Arkea-Samsic rivale de la formation B&B Hôtels de Coquard. "Cela s'est joué à peu de choses, sur des détails", a expliqué l'entraîneur national Steven Henry à propos du coureur associé à Thomas, une position qui était convoitée également par Morgan Kneisky.

La sélection française annoncée en deux temps

"Si la paire de Berlin est très concluante, ça peut être un grand pas en avant", a confirmé l'entraîneur de l'endurance à propos des JO de Tokyo. La sélection française sera annoncée en deux temps, le 5 avril pour le groupe sprint, le 30 juin pour le groupe endurance. A Berlin, Coquard (27 ans) sera présent mais disputera seulement la course aux points, une épreuve non-olympique. Quant à d'Almeida (32 ans), il s'alignera dans le kilomètre, non inscrit au programme des JO, tout comme Landerneau et Lafargue, le seul Français à avoir décroché une médaille d'or l'an passé à Pruszkow (Pologne).

Bryan Coquard médaillé d'argent à Londres.

Bryan Coquard médaillé d'argent à Londres.Eurosport

Les performances de Landerneau ont bousculé la hiérarchie. "Melveen a réalisé les quatre meilleurs chronos historiques à ce poste en cinq courses", a relevé Herman Terryn, l'entraîneur national du sprint, pour le troisième poste de la vitesse par équipes. Aux Mondiaux, Lafargue et Landerneau disputeront à tour de rôle les deux premières phases du tournoi avant la possible finale puisque les Français, médaillés d'argent l'an passé (avec Baugé, Vigier et Lafargue), espèrent pulvériser leur meilleur temps.

"Trois ou quatre dixièmes de moins", table l'entraîneur national pour le trio lancé par Grégory Baugé, qui fait figure à 35 ans de "grognard", rescapé d'une époque dorée. Quant à Sébastien Vigier, le relayeur du groupe, il sera l'homme de base du sprint français, aligné également en vitesse (avec Quentin Caleyron) et en keirin (avec Rayan Helal).

Pour le reste, la sélection pour les Mondiaux a été annoncée sans véritable surprise compte tenu de l'orientation prise par François Pervis, autre glorieux ancien devenu consultant pour France Télévisions. En sachant que, si les poursuiteuses sont encore en mesure de décrocher leur billet pour Tokyo ("il faut terminer devant la Belgique pour se qualifier", a précisé le DTN Christophe Manin), la situation est infiniment plus compliquée pour les poursuiteurs. De l'avis du DTN, "il faudrait un miracle".