La concurrence est prévenue. Benjamin Thomas, absent cette année pour le lancement de l’UCI Track Champions League, envisage d’être de la partie l’an prochain. Quadruple champion du monde en vélodrome, le cycliste français de 26 ans a confié ce dessein samedi. Il l’a fait en marge de la 2e manche de l’événement, en Lituanie, alors qu’il avait endossé le rôle de consultant pour Eurosport Italie.
Entre deux commentaires, Thomas a ainsi partagé son envie de se mêler à la lutte. "Cette année, je n’ai pas pu faire la Ligue des champions à cause du calendrier. Mais je m’y intéresse. J’aimerais y participer l’année prochaine", a-t-il déclaré, séduit par un format qu’il juge "spectaculaire". Une épreuve l’inspire particulièrement, dans le programme de cette première édition : "L’élimination est la meilleure de toutes".
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Un routier pour ouvrir la voie ?

En revanche, Benjamin Thomas regrette l’absence de certaines courses, sur lesquelles il a l’habitude de briller : "J’espère qu’un jour, le madison et l’omnium entreront dans le programme de la Ligue des champions, car ce sont les disciplines reines du cyclisme sur piste." La "course à l’américaine" (madison) lui a souri cet été, avec une médaille de bronze décrochée lors des JO de Tokyo, aux côtés de Donavan Grondin. Quant à l’omnium, il y a triomphé deux fois à l’échelle planétaire (2017 et 2020).
Le classement de l’endurance, qu’il pourrait lorgner en 2022, est dominé par Sebastian Mora (59 points), devant Corbin Strong (57 points), après les deux premiers rounds. Outre Thomas, des coureurs polyvalents comme Filippo Ganna, Elia Viviani, Bryan Coquard ou Michael Morkov feraient office de favoris s’ils s’alignaient. Préparer la saison sur route et participer à l’UCI Track Champions League semble compliqué… mais pas rédhibitoire selon le champion de France en titre du contre-la-montre.
"Désormais, la gestion du calendrier entre la route et la piste est beaucoup plus facile. Ce n’était pas le cas avant", estime Benjamin Thomas. "Les deux calendriers sont complémentaires et les grands noms de la route seront aussi ceux de la piste, insiste-t-il, saluant le travail de coordination de la fédération internationale. L’UCI a vraiment fait un gros effort pour organiser cette compétition. L’objectif est de faire grandir le cyclisme sur piste, et cela fonctionne."

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Objectifs : Tour de France et Paris 2024

Thomas a apprécié l’expérience du commentaire sportif : "Est-ce un métier possible après ma carrière ? J’espère m’arrêter le plus tard possible mais j’aime le monde du journalisme." Il n’est pas encore à l’heure de la reconversion. Son défi du moment est donc de concilier piste et route. Le transfuge de la Groupama-FDJ dévoile ses objectifs pour 2022, sur le bitume : "J’ai signé avec Cofidis pour faire le Tour de France, attaquer et y gagner une étape."
Mais un autre immense objectif fait qu’il ne tournera, probablement, pas de sitôt le dos aux vélodromes : "Je pense déjà à Paris 2024. Pour chaque athlète, faire les Jeux Olympiques à la maison est un rêve (…) Les qualifications commencent l’année prochaine. Il n’y a pas de temps à perdre." Un planning copieux en perspective, au sein duquel l'UCI Track Champions League, qui réunit déjà l'élite des pistards en sprint, cherche à se faire une place chez les cadors de l'endurance. Un travail de plus longue haleine, naturellement.

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