NICHOLAS PAUL (Trinidad-et-Tobago, 23 ans)

Palmarès : Vice-champion en titre du kilomètre, recordman du monde du 200m lancé
Ses résultats lors de la 1re manche de la LDC : 3e de la vitesse et 4e du keirin ; 4e au classement général des sprinteurs
UCI Track Champions League
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28/10/2021 À 09:14
Au pays de Hasely Crawford (seul champion olympique de Trinidad-et-Tobago, sur 100m en 1976) et Ato Boldon, les sprinteurs ont plus souvent des pointes que des cales aux pieds. Nicholas Paul exploite pourtant ses fibres explosives en cyclisme plutôt qu’en athlétisme. Cette voie s’est imposée à lui un peu par hasard, à 15 ans, suite à une blessure contractée dans sa discipline de coeur, le football. “Je m’étais alors mis à rouler pour garder la forme, racontait-il sur Cyclingnews en juin dernier. Puis un entraîneur m’a vu dans un vélodrome et invité à rejoindre leur club, juste pour le fun.”
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Le Caribéen brille dès sa première compétition internationale, l’année suivante, en décrochant l’or des de la vitesse aux Jeux Panaméricains juniors. Il intègre à 18 ans le Centre Mondial du Cyclisme, basé à Aigle, ce qui lui permet de progresser sur les pistes du Vieux Continent. En 2019, il crée une immense sensation en battant en Bolivie le record du monde du 200m lancé (9”100), une marque détenue depuis sept ans par François Pervis. Encore un peu tendre à Tokyo pour ses premiers JO (6e de la vitesse, 12e du keirin), il constitue à 23 ans une menace grandissante pour la suprématie néerlandaise actuelle. Il faudra compter sur lui pour Paris 2024 et Los Angeles 2028, où il pourrait devenir le premier cycliste trinidadien médaillé olympique.
Dans la foulée de son premier podium aux Mondiaux le mois dernier (2e du kilomètre), il a bien démarré sa campagne en Ligue des Champions (4e du keirin et 3e de la vitesse, où il a été sorti en demies par Lavreysen). Il figure à la 4e place du classement général des sprinteurs avant la deuxième manche. Et on ne serait pas surpris de le voir finir sur la boîte.

LEA SOPHIE FRIEDRICH (Allemagne, 21 ans)

Son palmarès : Cinq titre aux Mondiaux, une médaille d’argent aux JO
Ses résultats lors de la 1re manche de la LDC : 2e de la vitesse, 4e du keirin ; 3e au classement général des sprinteuses.
Policière de métier, l’Allemande fait déjà la loi sur la piste puisqu’elle a été, le mois dernier, la plus titrée des Mondiaux de Roubaix. Or en keirin. Or au 500m. Or en vitesse par équipes. Sa razzia a seulement été endiguée par sa compatriote Emma Hinze, qui l’a battu en finale de la vitesse. Friedrich ne représente donc pas seulement l’avenir, mais déjà le présent. Un immense potentiel qu’elle n’avait pas encore su exploiter à Tokyo, l’été dernier. Après l’argent en vitesse par équipes, elle n’avait pu faire mieux que 16e du keirin et 5e de la vitesse malgré avoir signé un nouveau record olympique du 200m lancé lors des qualifications.
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Née au bord de la Baltique, à Dassow, Lea Sophie s’était fait remarquer dès 2018 chez les juniors, en s’offrant la même triple couronne que Mathilde Gros un an plus tôt, avec un 4e sacre en vitesse par équipes pour parfaire le tout. Un an et demi plus tard, à tout juste 20 ans, elle s’imposait déjà chez les élites, une médaille d’or sur le 500m et une autre en vitesse par équipes, à domicile dans le vélodrome de Berlin. Troisième du classement général de la Ligue des Champions après la 1re manche, elle n’a que 7 points de retard sur Hinze, qui l’avait devancé en finale de la vitesse, comme à Roubaix. Elle peut clairement viser la victoire finale.

MAGGIE COLES-LYSTER (Canada, 22 ans)

Son palmarès : 4e de la poursuite par équipes et du scratch aux Mondiaux de Roubaix
Ses résultats lors de la 1re manche de la LDC : Lauréate du scratch, 6e de l’élimination ; 2e au classement général des endurantes
Native de Maple Ridge, près de Vancouver, la Canadienne a touché aux trois grandes disciplines du cyclisme traditionnel. Elle avait participé en 2016 au tout premier championnat du monde espoirs de cyclo-cross (41e). Mais c’est sur la route, et plus encore sur la piste, qu’elle s’est finalement trouvée un avenir. Championne du monde juniors de la course aux points en 2017, elle n’est pas passée loin de décrocher une première médaille en élite à Roubaix.
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Quatrième de la poursuite par équipes, elle a remis ça en scratch, un format qu’elle apprécie tout particulièrement puisqu’elle y a signé en “LDC” son premier succès majeur, le 6 novembre à Majorque, en dominant au sprint ses deux compagnonnes d’échappée, Olivija Baleisyte et Hanna Tserakh. Sur la route, elle s’est fait pour l’instant une spécialité des critériums, terminant 2e du classement général des USA Crits cette saison. Elle porte les couleurs de l’équipe américaine DNA Pro Cycling Team depuis 2020.

CORBIN STRONG (Nouvelle-Zélande, 21 ans)

Palmarès : Champion du monde de la course aux points en 2020
Ses résultats lors de la 1re manche de la LDC : Vainqueur du scratch et de l’élimination : Leader au classement général des endurants.
Personne n’a été aussi “strong” que Corbin lors de la 1re manche de la Ligue des Champions. A Majorque, le Néo-Zélandais a remporté les deux courses de l’endurance, à savoir le scratch puis l’élimination. Un carton plein qu’il a été le seul à réussir, toutes catégories et sexes confondus. Il jouit déjà d’une avance intéressante au classement général.
Il retrouve donc le sourire, au bout d’une saison qui avait été de son propre aveu “décevante en termes de résultat”. Onzième de l’américaine aux JO de Tokyo, il n’avait pas non plus existé à Roubaix, fin octobre, où il avait perdu son titre mondial de la course aux points (7e) et pris seulement la 9e place de l’américaine.
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Dix-huitième des Mondiaux espoirs à Louvain, vainqueur de la New Zealand Cycle Classic en janvier, le “kiwi” se rêve un grand avenir sur route, comme le coureur d’UAE Emirates Finn Fisher-Black, avec qui il avait décroché chez les juniors le titre mondial de la poursuite par équipes devant la France de Donavan Grondin et Kevin Vauquelin. Après deux premières saisons espoirs dans la formation continentale néerlandaise SEG Racing, il s’apprête à faire ses débuts en World Tour dans la formation Israel-Start Up Nation de Chris Froome. D’ici-là, il a un premier grand objectif à accomplir. Être le premier “endurant” à inscrire son nom au palmarès de la Ligue des Champions.
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