Mathilde Gros assume son nouveau statut. Marie-Divine Kouamé grandit dans son sillage. Voici les bonnes nouvelles pour le contingent tricolore, en cette entame de deuxième saison de l’UCI Track Champions League. Mais si les pistardes françaises se mettent en évidence, ce n’est pas le cas de leurs homologues masculins. Rayan Helal et Tom Derache n’ont pas encore passé un tour, que ce soit en vitesse ou en keirin. Ils sont respectivement 16e et 15e d’un classement qui ne comporte que dix-huit participants.
Quand Gros et Kouamé débarquent auréolées de titres mondiaux (en vitesse individuelle pour l’une et sur 500 mètres pour l’autre), Helal et Derache affichent à titre individuel des faits d’armes moindres, qui plus est à l’échelle continentale. Le premier a terminé 3e en vitesse des derniers Championnats d’Europe, le deuxième a pris l’argent en keirin, l’année passée. La Ligue des champions de cyclisme sur piste est plutôt pour eux l’occasion de bousculer la hiérarchie, avant de penser à franchir un cap. Ils n’y parviennent pas.
UCI Track Champions League
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Helal sorti d'entrée, Bötticher comme à la maison

"Je n’avais pas des sensations 'terrible'"

"Encore une dure soirée…" a concédé Helal samedi à Berlin, à l’issue d’une 2e étape durant laquelle le duel entre Harrie Lavreysen et Matthew Richardson a encore pris de l’ampleur. Derrière ce duo qui domine non seulement la compétition mais aussi le monde, le troisième homme se nomme Stefan Bötticher. "Il marchait déjà pas mal l’an dernier. Il a presque un meilleur niveau qu’aux Championnats du monde (…) Et je suis tombé deux fois contre lui", déplore le Français, médaillé de bronze lors des JO de Tokyo en vitesse par équipes.
"Quand Rayan a essayé de déborder, il a tout de suite fait l’effort pour le maintenir en surépaisseur", salue notre consultant Arnaud Tournant, concernant la maîtrise de Bötticher durant leur série commune en vitesse. Helal aurait ainsi pu avoir plus de chance au tirage… mais à 23 ans et par rapport à la progression que l’on peut attendre de lui, il n’est pas seulement question de veine. "Je n’avais pas des sensations 'terrible'", admet-il. Un manque de jambes peut-être en partie dû à une "semaine un peu particulière".

Lavreysen brutalement dominateur, Derache loin du compte

Chute évitée de peu et rendez-vous "maison"

"J’ai eu l’honneur d’intégrer l’armée des champions, avec le bataillon de Joinville. C’était ma semaine d’incorporation. Donc c’est sûr que niveau préparation… je n’ai pas pu faire de vélo sur piste", raconte Rayan Helal. "On a fait de la marche et les bases d’une entrée à l’armée. Ce n’est pas l’idéal pour préparer une course mais c’était à faire, et très important", appuie-t-il. Problème peu ou prou inverse pour Tom Derache, quant à lui déposé par Lavreysen : "Je n’étais pas dans le coup… il me manquait un peu de fraîcheur pour être bien".
Pas de regret pour Derache, en vitesse, face au monstre néerlandais. En keirin, en revanche, il se sentait mieux : "Mais on a failli se mettre au sol avec un adversaire… c’est toujours embêtant de finir un week-end là-dessus." Il se réjouit au moins de ne pas avoir chuté et d’être ainsi en lice pour la 3e étape, en France, au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Helal est tout aussi impatient, avant la joute de samedi : "L’UCI TCL se rend à la maison. Cela fait très plaisir de retrouver son public… mon public (sourire). J’aurai de la famille, sûrement des amis, et à cœur de 'perfer'".

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