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Fuglsang, sans l'ombre d'un doute

Fuglsang, sans l'ombre d'un doute

Le 16/06/2019 à 17:02Mis à jour Le 16/06/2019 à 17:58

CRITERIUM DAUPHINE - La dernière étape n'a en rien modifié la hiérarchie. Maillot jaune sur le dos, Jakob Fuglsang n'a pas été inquiété par ses principaux rivaux. Le Danois de l'équipe Astana remporte l'épreuve pour la 2e fois, deux ans après son premier succès. La dernière étape est revenu à Dylan van Baarle (Ineos).

Jakob Fuglsang n’aura jamais été inquiété. Leader depuis samedi, le Danois d’Astana a remporté ce dimanche le Critérium du Dauphiné 2019 et prend date en vue du Tour de France. C’est la deuxième qu’il s’impose sur l’épreuve après 2017. La huitième et dernière étape, marquée par les abandons d’Adam Yates (Mitchelton-Scott) et Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma), a été remportée par Dylan Van Baarle (Team Ineos). Au général, Tejay Van Garderen (EF Education First, + 20") et Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe, + 21") complètent le podium final.

Abandons en cascade

On s’y attendait un temps vu le parcours proposé mais il ne se sera pas passé grand-chose au cours de cette 8e étape. Si les 113,5 kilomètres entre Cluses et Champéry, en Suisse, pouvait laisser espérer une course de mouvement, le tracé n’y était pas favorable et aucun favori ne se sera risqué à la lancer. Le seul à avoir bouger de la journée est Thibaut Pinot mais le grimpeur de la Groupama-FDJ n’a tenté sa chance qu’à 1km de l’arrivée, pour tenter – en vain – de monter sur le podium.

Vidéo - Tel un pistard, van Baarle a surpris Haig pour s'imposer en force

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Il faut dire que le Tricolore, 6e au départ à 33" de Fuglsang, avait vu celui-ci se rapprocher après la cascade d’abandons (13 en comptant les non-partants) qui a accompagné cette ultime étape, dont deux coureurs du top 10. C’est d’abord le dauphin de Fuglsang et ancien maillot jaune pendant trois jours, Adam Yates (Mitchemton-Scott), qui a quitté la course à 47,6km de l’arrivée en raison d’une fièvre. Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma), 9e du général au départ et distancé dans le Pas de Morgins à 36km du but, a lui aussi finir par mettre pied à terre douze kilomètres plus loin. Pas Fuglsang, qui s’offre donc après 2017 son deuxième Dauphiné et rejoint donc dans l’histoire de l’épreuve les Valverde (2008, 2009), Wiggins (2011, 2012) ou encore Indurain (1995, 1996).

Ineos se fait plaisir

Face au manque d’entrain des favoris, l’échappée avait un bon coup à jouer et elle ne s’est pas fait prier. Pourtant, le peloton, longtemps emmené par Astana, n’a jamais laissé plus de 4’30’’ aux treize coureurs partis dans les premiers kilomètres. Le coup de force des Ineos dans le Pas de Morgins, surtout dans la descente de celui-ci, a même laissé craindre le pire pour celle-ci. Mais la formation britannique a fini par se ranger derrière Dylan Van Baarle, présent à l’avant. Julian Alaphilippe (Deceunink-Quick Step), qui a continué sa moisson pour remporter le classement de montagne, aussi mais le Français n’a pu suivre lorsque le bon coup est parti.

Après les tentatives de Verona (Movistar) et Barguil (Arkéa-Samsic), c’est sur l’impulsion de Jack Haig (Mitechelton-Scott) que l’échappée a explosée. Seuls Carl Fredrik Hagen (Lotto-Soudal) et Dylan Van Baarle (Team Ineos) ont pu suivre l’Australien dans la côte de Rives (1re cat) mais le Norvégien a vite craqué à son tour. Van Baarle et Haig se sont alors relayés sans arrière-pensée et personne n’a bougé avec le sprint. Mal en a pris à Haig, battu sans frioriture par la pointe de vitesse du Néerlandais, qui s’offre son deuxième succès de la saison après le général de l’Herald Sun Tour, le deuxième d’Ineos sur ce Dauphiné. Avec un Poels 4e du général, la semaine n'aura finalement pas été totalement perdue pour la formation britannique, malgré l'accident de Chris Froome.

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