Des photos en sous-vêtements pour contrôler son poids. La cycliste française Marion Sicot, qui avait dénoncé dans les médias l'emprise de son directeur sportif Marc Bracke après son contrôle positif à l'EPO, a déposé plainte contre lui pour harcèlement sexuel, a-t-on appris lundi auprès de son avocat. "Marion Sicot a décidé de se battre en portant plainte (ndlr : à la mi-mai, au parquet d'Orléans)", a déclaré à l'AFP Me Antoine Woimant. La procédure a depuis été transférée au parquet de Montargis, dans le ressort territorial du domicile de la coureuse, a indiqué le parquet d'Orléans.
La Française, qui avait intégré l'équipe belge Doltcini-Van Eyck Sport pour la saison 2018, est suspendue provisoirement depuis qu'elle a été contrôlée positive le 27 juin 2019 aux Championnats de France. Après avoir clamé son innocence, elle avait reconnu, dans un reportage de l'émission Stade 2 diffusé le 8 mars, avoir commandé de l'EPO et s'être injectée le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager.
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Elle affirmait aussi qu'elle avait été mise à l'écart parce qu'elle avait décidé, au printemps 2019, d'arrêter d'envoyer à Marc Bracke des photos d'elle en sous-vêtements, comme il le lui avait demandé plusieurs fois depuis octobre 2018, au prétexte de contrôler son poids et sa forme physique. Elle a versé à la procédure ses échanges avec son manageur sur la messagerie WhatsApp de 2016 à 2019. Au lendemain de la diffusion du reportage, l'équipe belge avait réfuté toute intention sexuelle chez son directeur sportif, assurant qu'il avait cessé de réclamer ces envois de photos une fois qu'elle avait retrouvé un poids "acceptable".
Une version battue en brèche par le camp Sicot, qui a joint à la plainte des attestations de professionnels du cyclisme selon lesquels une telle méthode n'a aucun intérêt, parce que les images peuvent être retouchées et que les variations ne se voient pas à l'oeil nu. Contacté par l'AFP, Marc Bracke n'a pas souhaité réagir plus longuement. "Une enquête est en cours à l'Union cycliste internationale (UCI)" et "nous laissons les autorités travailler avant de répondre", a-t-il déclaré.
Fin février, le quotidien Le Monde avait indiqué que la commission d'éthique de l'UCI avait ouvert une "procédure formelle" concernant la formation belge, à la suite de témoignages d'autres sportives de l'équipe. Marion Sicot, qui aura 28 ans mercredi, a également saisi la commission d'éthique de l'UCI.
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