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John Degenkolb (Giant - Shimano) : "Je pense que je sais y faire sur les longues distances"

Degenkolb : "Je pense que je sais y faire sur les longues distances"
Par Eurosport

Le 21/03/2014 à 20:08Mis à jour Le 23/03/2014 à 11:34

Remis de sa victoire d'étape et de son maillot vert décroché sur Paris-Nice, John Degenkolb est l'un des grands favoris de cette 105e édition de Milan-San Remo. Confiant et épaulé par une solide équipe, le sprinter allemand nous a confié en exclusivité ses impressions sur les difficultés de la course. De ses ambitions en passant par la stratégie de Giant-Shimano, John Degenkolb se dévoile.

Vous venez de terminer Paris-Nice avec au compteur une victoire d'étape et le maillot vert. Dans quelle forme êtes-vous exactement juste avant Milan – San Remo ?

John Degenkolb : Ces quelques jours de repos après une semaine éprouvante sur Paris-Nice m'ont fait beaucoup de bien. Après une course intense comme celle-là c'est très important de se reposer pour recharger les batteries. Mais maintenant je me sens vraiment très bien, que ce soit physiquement ou mentalement.

Vous avez été désigné leader unique de l’équipe Giant-Shimano pour cette course. Quelle va être la tactique de l'équipe autour de vous?

J. D : Le plus important va être de me protéger pour que je perde le moins d'énergie possible tout au long de la course en vue du final. Le but est aussi que j'ai le maximum de coéquipiers autour de moi du sommet du Poggio jusqu'à la ligne d'arrivée. Ce sera toute la difficulté de la course.

Qu'est-ce qui va départager des coureurs comme vous ou Peter Sagan, qui avez un profil de puncheurs/sprinteurs, des purs sprinters comme Cavendish ou Greipel si vous arrivez ensemble au sommet du Poggio ?

J. D : C'est très dur de prédire ce qui va se passer… Et encore plus de dire combien de personnes passeront en tête au sommet du Poggio. On verra bien…

La suppression de la Pompeiana et de la Manie font la part belle aux coureurs au profil de puncheur/sprinteurs comme vous. Selon vous, où sera la difficulté de cette édition ?

J. D : On revient sur le parcours historique de Milan-San Remo. Certains disent que ça va être plus facile, mais je ne pense pas que c'était dénué de difficultés avant. En revanche, plus de coureurs seront frais dans le final. Ce qui veut dire qu'ils vont rouler plus vite et plus fort dans la Cipressa et le Poggio. Voilà ce que l'on peut craindre.

Vous avez reconnu le parcours. Quels seront les passages-clés de la course ?

J. D : Pour moi, il y a trois points-clés. Tout d'abord il y a le Capo Berta, suivi d'une montée très raide dans le village d'Imperia. Après ce sera bien évidemment la Cipressa et le Poggio.

Milan – San Remo, c'est le gros objectif de votre début de saison. Mais, à 25 ans, vous sentez-vous capable de remporter une telle course ?

J. D : J'adore ce genre de course. Je pense que je sais y faire sur les longues distances…

Mais c'est aussi une course chargée d'histoire…

J. D : Pour être honnête, je ne connais pas précisément l'histoire qui a forgée Milan – San Remo. Mais c'est une des plus belles courses qu'il est possible d'imaginer. Une chose est sûre, j'aimerais beaucoup la gagner.

Selon vous, y a-t-il d'autres coureurs que Peter Sagan, Mark Cavendish et André Greipel à surveiller de près ?

J. D : Bien sûr ! Mes coéquipiers et moi comptons bien surveiller Kwiatkowski, Rojas, Cancellara, Paolini, et Pozzato.

Enfin, quel est votre plus beau souvenir de cette course ?

J. D : Est-ce que vous vous souvenez quand Freire a terminé juste devant Zabel ?! C'était incroyable. Mais il y a aussi la fois où Bettini a attaqué dans la Cipressa. C'était vraiment une autre époque. Maintenant c'est différent, et heureusement pour nous (rires) !

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