David Moncoutié, vos deux années de galère semblent être derrière vous depuis votre retour au premier plan sur la dernière Vuelta (vainqueur d'étape en montagne, 8e au général et meilleur grimpeur). Dans quel état d'esprit abordez-vous cette nouvelle saison ?
D.M. : C'est sûr qu'après ma chute début 2006, j'ai connu deux ans et demi où j'étais vraiment dans le dur. Les deux derniers mois de l'année 2008 m'ont franchement rassuré. J'ai commencé à ressentir que je retrouvais mon niveau sur la dernière semaine du Tour de France. La fin de saison avec le Tour de l'Ain (ndlr: 2e du classement général) et surtout le Tour d'Espagne ont confirmé que j'étais bien. Ma victoire d'étape au Plat de Beret et, globalement, mon bon comportement sur la Vuelta m'ont permis d'évacuer le doute sur ma possibilité de revenir au plus haut niveau. Du coup, c'est vrai que pour 2009, je repars avec l'ambition et l'enthousiasme d'un jeune coureur.
Vous allez reprendre la compétition dans dix jours sur le Tour Down Under. Êtes-vous ambitieux pour ce début de saison ?
Tour d'Espagne
Moncoutié comme on l'aime
08/09/2008 À 06:45
D.M. : J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette course l'an dernier. Après de nombreuses années à préparer la saison en stage dans le Var, ce voyage en Australie est un bon moyen de briser la routine et d'aborder la saison différemment mais d'un strict point de vue sportif, je n'ai pas d'objectif précis. Je ne mets de toute manière pas la pression en janvier, février.
Quel sera votre programme de courses cette année ? Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?
D.M. : En février, je serai sur le Tour Méditerranéen puis sur le Tour du Haut Var avant d'enchaîner en mars avec Paris-Nice qui sera pour moi la première course importante de la saison. Au printemps, j'irai préparer les Ardennaises sur le Tour du Pays Basque. Cette année, j'aimerai vraiment bien marcher sur ces courses et notamment sur Liège-Bastogne-Liège. Ensuite, ce sera du classique avec, dans la foulée du Tour de Catalogne, l'objectif de faire un bon Dauphiné et, bien entendu, un bon Tour de France. Après, en fonction de ma forme, je continuerai peut-être jusqu'à la Vuelta et aux championnats du monde dont le parcours, à priori assez difficile, pourrait correspondre à mes caractéristiques.
Lors du dernier Tour d'Espagne, vous avez été en mesure de jouer sur tous les tableaux. Eric Boyer affirme que cela vous a donné des idées pour le prochain Tour de France. Quelles sont réellement vos ambitions pour le Grande Boucle 2009 ?
D.M. : Je ne pars pas dans l'idée de tout jouer. L'an dernier sur la Vuelta, ça n'avait pas été le cas, les choses s'étant dessinées au fil de la course. Au départ, mon objectif sera de gagner une étape mais si je marque des points dans les Pyrénées, je penserai peut-être aussi au maillot à pois. Le général pourrait être la cerise sur le gâteau mais c'est tellement aléatoire. De toute manière, je ne me vois pas me battre tous les jours dans la première semaine. Par contre, un scénario où une échappée me permettrait de reprendre pas mal de temps, comme sur la dernière Vuelta, n'est pas impossible et me conviendrait bien.
L'effectif de l'équipe Cofidis est passé de 30 à 24 coureurs cette année. Des coureurs importants sont partis et l'effectif s'est francisé. L'ambiance dans le groupe a-t-elle changé ?
D.M. : Depuis l'an dernier, l'équipe Cofidis est dans une très bonne dynamique avec un état d'esprit et des résultats qu'on a rarement connu par le passé. En 2009, on doit continuer sur cette lancée. Certes on a connu quelques départs avec notamment des coureurs importants comme Chavanel ou Montfort mais plus de la moitié de l'effectif était déjà présent en 2008. La dynamique et l'ambiance s'en ressentent positivement.
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