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Un trio en or

Un trio en or
Par Eurosport

Le 23/03/2011 à 21:40Mis à jour Le 23/03/2011 à 23:07

Le trio français Baugé-Sireau-D'Almeida a remporté le titre mondial sur l'épreuve de vitesse par équipes en s'imposant devant l'Allemagne à Apeldoorn. C'est déjà la troisième médaille tricolore de ces Mondiaux après l'argent de Sandie Clair (500 m) et le bronze de Morgan Kneiski (scratch).

VITESSE : LA FRANCE REPREND SA COURONNE

Les Bleus ont pris leur revanche. Battus en finale par les Allemands pour deux centièmes de seconde l'an passé à Copenhague, les Tricolores ont récupéré leur titre mondial en s'imposant devant la même équipe en finale de la vitesse par équipes mardi à Apeldoorn. Le trio composé par Grégory Baugé, Kévin Sireau et Michael D'Almeida a dominé son adversaire (Enders, Levy, Nimke) de plus de 6 dixièmes de seconde pour retrouver l'or, le bronze revenant à la Grande-Bretagne. Depuis 2006, la France n'a laissé échapper l'or qu'une seule fois aux Mondiaux. Elle a également décroché l'argent aux JO de Pékin où elle n'avait rien pu faire contre la Grande-Bretagne.

A l'inverse de l'année passée, quand Baugé n'avait pu donner sa pleine mesure au poste de démarreur sur la piste de Copenhague en ouverture des compétitions, le trio français a été lancé dans des conditions idéales. Au point que Sireau a souffert pour garder le contact avec le double champion du monde de vitesse individuelle, impressionnant dans l'exercice. D'Almeida, lui aussi, s'est montré au-dessus du lot en tant que finisseur. Le seul membre du trio à ne pas avoir connu encore la joie d'un titre s'est arraché dans le troisième et dernier tour pour reléguer le représentant allemand, rien moins que l'ancien champion du monde du kilomètre Stefan Nimke, à plus de six dixièmes de seconde. "C'est mon premier titre, et c'est un gros soulagement. J'ai une place (de finisseur) qui n'est pas facile, autant psychologiquement que physiquement. C'est le poste où il y a le plus de contraintes. Alors, quand tout va bien, on ne peut que s'en féliciter", s'est réjoui le pistard triciolore.

SCRATCH HOMMES : KNEISKI VOULAIT LE BRONZE

Les Bleus n'avaient pas attendu la vitesse par équipes pour décrocher leurs premières breloques à Apeldoorn. Auparavant, Morgan Kneiski avait réussi une belle performance en prenant le bronze sur le scratch, derrière Ho Ting Kwok, le représentant de Hong-Kong et l'Italien Elia Viviani. "Je me suis surpris. Je ne savais pas trop où j'en étais de ma condition après mon début de saison sur route. J'étais arrivé au stage fatigué. J'ai pris un plus gros braquet que d'habitude et finalement je me sentais très fort. Je n'y croyais pas. J'étais venu pour avoir au moins une médaille de bronze, c'est bien", se réjouissait le Tricolore après la course.

500 M C.L.M. DAMES : LES REGRETS DE CLAIR

Si la satisfaction était de mise pour Kneiski, l'heure était plutôt à la frustration pour Sandie Clair un peu plus tôt. Deuxième du 500 mètres contre-la-montre, le Française est en effet passé à deux centièmes de la médaille d'or, revenue à la Bélarusse Olga Panarina. "Je suis déçue. Les meilleures n'étaient pas toutes inscrites et mon but était de gagner. Quand je repense à ma course, je me dis que j'ai fait des erreurs, que j'aurais pu prendre un peu de temps là ou là. J'aurais pu faire mieux que la médaille d'argent", reconnaissait Clair, qui avait décroché le bronze aux Mondiaux de Manchester en 2008.

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