Mourey: "Pas de regrets"

Mourey: "Pas de regrets"
Par Eurosport

Le 02/02/2009 à 11:45Mis à jour

Au lendemain d'une belle 5e place lors des Championnats du monde de cyclo-cross, Francis Mourey tire le bilan de sa saison dans les labours et les sous-bois. Satisfait de son hiver, le Franc-Comtois rêve toujours du maillot arc-en-ciel de la spécialité e

FRANCIS MOUREY, quel bilan tirez-vous de votre saison de cyclo-cross ?

Je suis content de ma saison. Début octobre, je m'étais fixé trois objectifs: conserver mon titre de championnat de France, gagner le Challenge National et terminer sur le podium des Championnats du monde. Je les ai quasiment tous réussi à part les mondiaux où j'ai dû me contenter d'une 5e place mais dimanche, sur la ligne de départ à 14h30, j'étais serein. Je savais que j'avais fait tout ce que je pouvais pour me présenter dans les meilleures conditions possibles et que je n'avais rien à me reprocher.

Niels Albert était-il intouchable à Hoogereide ?

Pour la première fois, j'ai vu les Belges faire bloc et courir en équipe. Dans ces conditions, il n'y avait pas grand chose de plus à faire, pas de regrets à avoir. Je pense qu'ils étaient encore sous le choc des mondiaux de l'an dernier où Lars Boom les avaient tréflé. Cette année, ils voulaient à tout prix récupérer le maillot arc-en-ciel. Quand Albert est sorti, tous ont mis le frein derrière. Avec Steve (Chainel) et Jonathan (Lopez), on aurait pu rouler davantage mais on aurait ramené Nys, Wellens et les autres...

L'an dernier vous avez décidé de courir la Vuelta pour préparer la saison de cyclo-cross. Pensez-vous aujourd'hui qu'il s'agissait d'une bonne solution ?

On a voulu essayer quelque chose de nouveau pour que je puisse avoir davantage de "caisse" pendant l'hiver. L'an prochain, on repassera certainement à une préparation traditionnelle. La Vuelta m'a apporté de la force et du fond mais je me suis aussi aperçu que j'avais perdu en explosivité et en tonicité. On peut dire que je me suis "diéselisé".

Quoi qu'il en soit, vous avez mis fin à une certaine malédiction ?

C'est vrai que ça fait deux ans que je n'avais pas fini un championnat du monde. Jusqu'ici, j'ai fait toutes les places de 7e à 3e. Cela prouve que je suis régulier en fin de saison et que je sais préparer mes rendez-vous. J'espère qu'un jour, je comblerai ma collection avec les deux places qui manquent... Surtout, la première.

Quels objectifs nourrissez-vous sur la route cette saison ?

Je vais d'abord couper pendant trois semaines, dont une sans toucher du tout au vélo, puis je reprendrai tranquillement la compétition fin février. Ensuite, j'aimerai participer à nouveau au Tour de France. En amont, je vais essayer de remporter des courses tout en faisant mon travail pour mes coéquipiers.

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