"Une course sauvage"

Le président de l'UCI Pat McQuaid cherche l'apaisement dans le conflit qui l'oppose à A.S.O., société organisatrice de Paris-Nice. Le dirigeant irlandais a cependant qualifié "la course au soleil" de "course sauvage."

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Le prologue de Paris-Nice dimanche à Amilly (Loiret) a donné le coup d'envoi d'une épreuve qualifiée de "course sauvage" par l'Union cycliste internationale (UCi). Dans une lettre adressée aux équipes et aux coureurs avant le prologue, le président de l'UCI, l'Irlandais Pat McQuaid, les a mis en garde sans toutefois présenter un ton menaçant. " L'application du règlement restant réservée à ce sujet, je dois attirer votre attention sur les implications d'une participation à une course organisée en dehors du règlement de l'UCI", écrit Pat McQuaid.
Le président de l'UCI estime que, hors réglement, " les complications, incertitudes et mauvaises surprises sont inévitables". Il évoque l'absence de garantie de participation "suivant des critères objectifs et neutres, fixés clairement à l'avance", ainsi que les règles d'exclusion de la course décidées par l'organisateur. Tout en reconnaissant "la bonne réputation" d'A.S.O. (organisateur de Paris-Nice) en matière d'organisation matérielle, il qualifie "d'incertaine" la situation en ce qui concerne les assurances et la responsabilité des équipes et des coureurs, "en cas d'accident ou autre forme de dommage".
Pat McQuaid souligne aussi qu'en l'absence de commissaires internationaux (remplacés par des commissaires nationaux), les différentes garanties prévues par le règlement UCI font défaut. Les règles "peuvent être différentes d'une course à l'autre ou d'une édition à l'autre ou encore, être modifiées à la dernière minute", estime l'UCI en ajoutant que "l'organisateur reste maître de ces règles pendant la course et peut prendre des décisions suivant ses interprétations les plus personnelles".
"En ce qui le concerne le passeport biologique, je vous informe que son développement sera continué dans les limites qui s'imposeront, notamment sur le plan financier", conclut-il. La lettre a été ressentie par plusieurs responsables d'équipes comme un signe de décrue dans la crise des derniers jours et la menace de suspendre le peloton de Paris-Nice, course organisée sous l'égide de la Fédération française.
"Il faut que la saison 2008 se déroule normalement sur le plan sportif", a résumé l'un d'eux. "Pour cela, il est nécessaire de se rencontrer. Prenons ce Paris-Nice, que tout le monde tient à courir, comme une trêve sportive et discutons pour ne pas retrouver une situation comparable avant Paris-Roubaix" le 13 avril.
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