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Les équipes n'ont pas cédé
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Publié 07/03/2008 à 17:30 GMT+1
Malgré les menaces de suspension brandies par l'UCI, les équipes ont majoritairement voté la participation à Paris-Nice, qui débute dimanche. Le conflit est donc plus que jamais ouvert entre l'instance dirigeante du cyclisme et ses principaux acteurs.
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Les équipes réunies au sein de leur association ont voté majoritairement vendredi en faveur de la participation à Paris-Nice. Les équipes ont pris cette décision par quinze voix pour et huit abstentions. Les formations qui ont décidé de s'abstenir sont les suivantes: Rabobank, Saunier Duval, Liquigas, CSC, Milram, High Road et Astana. Mais aucune n'a voté contre. Toutes les formations devraient donc prendre le départ de la Course au soleil dimanche.
Une décision potentiellement lourde de conséquences, puisque l'UCI, qui a demandé le boycott de Paris-Nice, a annoncé que des sanctions seraient prises contre les équipes qui prendraient le départ. Par la voix de son président, Pat McQuaid, elle a même envisagé d'aller jusqu'à une suspension de six mois pour les coureurs qui disputeraient Paris-Nice. L'AIGCP, qui a prévu de tenir une réunion le jour de l'arrivée de Paris-Nice (16 mars) avec ASO, a averti également que les "coureurs seront solidaires" en cas de sanctions prononcées par l'UCI.
"Le sport a gagné, il n'y a pas de perdant, il n'y a que des coureurs cyclistes qui vont prendre le départ dimanche", a estimé Eric Boyer. "Quand l'UCI a voulu nous interdire de disputer Paris-Nice, on a répondu qu'on voulait trouver une solution. On l'a trouvée avec ASO", a résumé Eric Boyer tout en ajoutant: "La porte est ouverte au dialogue à tout moment."
ASO satisfait
ASO a accueilli avec satisfaction la décision des équipes. "Evidemment, la décision des vingt équipes de disputer Paris-Nice me satisfait ", a déclaré Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve. "Elle confirme le contrat signé entre ASO et l'Association des groupes sportifs validé en début de semaine. Ma priorité, désormais, est de rendre la course aux coureurs, de fêter dignement le soixante-quinzième anniversaire de Paris-Nice sur les pentes du Mont-Ventoux jeudi prochain".
Par ailleurs, les équipes avaient demandé l'arbitrage du Tribunal arbitral du sport suite aux menaces de l'UCI. Mais le TAS a déclaré vendredi son incompétence pour statuer sur le sujet. Les groupes cyclistes avaient demandé au TAS de déclarer illégale ou abusive "l'injonction de l'UCI d'interdire aux équipes la participation à la course Paris-Nice, sous peine de sanction à leur égard ou l'égard de leurs cyclistes professionnels". Il n'y a donc plus rien à attendre de ce côté.
Secoué par cette journée à rebondissements, McQuaid ne décolérait pas après avoir appris ce dénouement. "Je n'ai pas le choix de faire autrement", a-t-il déclaré sur RTL. "C'est ASO qui a décidé d'organiser la course, et qui ne respecte pas les règles de l'UCI. La fédération française a aidé ASO." Avant de conclure. "Si l'UCI a laissé ASO organiser la course en dehors des règles de l'UCI et que les équipes disent 'OK, allez comme vous voulez' (aux coureurs), je n'ai plus qu'à fermer la porte de l'UCI et à donner les clés à Paris." Si l'épilogue de cette bataille est que Paris-Nice aura bien lui, la guerre entre l'UCI et ASO semble loin d'être finie.
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