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Le parcours à la loupe

Le parcours à la loupe
Par Eurosport

Le 05/03/2009 à 11:15Mis à jour

La 63e édition de Paris-Nice débute dimanche par un contre-la-montre tracé dans les rues d'Amilly et s'achèvera une semaine plus tard sur la Promenade des Anglais. Entre-temps, les 180 coureurs parcourront 1250 kilomètres sur des routes qui feront la part belle aux baroudeurs et aux grimpeurs.

Les rouleurs pour commencer
Dimanche 8 mars: Amilly - Amilly (contre la montre individuel) 9,3 km

Pour les spécialistes du contre-la-montre, il ne faudra pas se rater. Cette année encore, la Course au soleil n'offrira en effet qu'une seule occasion de briller aux adeptes de l'effort solitaire mais à la différence des quatre dernières éditions, c'est un véritable chrono, et non un prologue (ndlr: au dessus de 8 kilomètres, on considère qu'il s'agit d'une étape), qui ouvrira le bal cette année. Avec 9 kilomètres au programme, soit le double de l'an dernier, cet exercice inaugural disputé sur un parcours roulant, tracé dans les rues d'Amilly, devrait sacrer un coureur puissant et dessiner une première hiérarchie entre les postulants à la victoire finale.

Sprinters à vos marques
Lundi 9 mars: Saint-Brisson-sur-Loire - La Chapelle-Saint-Ursin 195,5 km
Mardi 10 mars: Orval -Vichy 178 km

Les sprinters ne devraient pas être à la fête sur cette 67e édition de Paris-Nice. La fin de semaine, très accidenté, leur étant à priori inaccessibles, les ténors des derniers hectomètres devront répondre présent présents lors des étapes de La Chapelle-Saint-Ursin et de Vichy qui, sans être totalement dénué de difficultés, semblent tout de même propice à des arrivées massives. A ce petit jeu là, des garçons comme Francesco Chicchi (Liquigas), Gert Steegmans (Katusha) ou Heinrich Haussler (Cervelo), en net progrès et omniprésent en ce début d'année, feront figure d'épouvantails. Ils devront néanmoins se méfier de Mark Renshaw (Team Columbia), Jose-Joaquin Rojas (Caisse d'Epargne) ou Mirco Lorenzetto (Lampre N.G.C), impressionnant en Sardaigne la semaine dernière et, côté français, de sprinters tels Sébastien Chavanel (Française des Jeux), Romain Feillu (Agritubel) ou Sébastien Hinault (AG2R-La Mondiale). Attention toutefois à ne pas imaginer un scénario figé: sur ces routes exposées au vent, un coup de bordure est toujours possible.

Aux baroudeurs de jouer
Mercredi 11 mars: Vichy - Saint-Étienne 173.5 km
Jeudi 12 mars: Annonay - Vallon-Pont-d'Arc 204 km

L'arrivée à Saint-Etienne le quatrième jour est un classique de l'épreuve mais, contrairement à l'année dernière où les coureurs avaient rallié la capitale du Forez après avoir escaladé le Col de la Croix de Chaubouret, le final prévoit cette année l'ascension dans le final de la très abordable côte de Rochetaillée (5,2 km à 4,3 %) dont le sommet situé à 6,5 kilomètres de l'arrivée pourrait toutefois permettre à des puncheurs de se projeter à l'avant. Auparavant, l'approche de cette dernière difficulté devrait être propice aux offensives des baroudeurs, sevrés les deux jours précédents par l'emprise des équipes de sprinters. Jeudi, la 5e étape entre Annonay et Vallon-Pont-d'Arc (la plus longue de cette édition), très accidentée sur sa première moitié avec en point d'orgue la montée du Col de Benas (10.7 km à 4.8 %), donnera à nouveau aux coureurs offensifs l'occasion de se mettre en évidence. Le final, plus roulant, pourra permettre au peloton de refaire son handicap dans un match où baroudeurs et sprinters seront à égalité.

Les grimpeurs vont s'expliquer
Vendredi 13 mars: Saint-Paul-Trois-Châteaux - La Montagne de Lure 182.5 km

Cette sixième étape de Paris-Nice est inédite mais elle promet d'être spectaculaire et sans doute décisive pour le classement général. François Lemarchand, coureur professionnel de 1985 à 1997 et aujourd'hui chargé de dessiner le parcours de la Course au soleil chez ASO, a en effet déniché une bien belle ascension finale. La montée vers La Montagne de Lure et ses 13,8 km à 6,6%, a priori taillée pour Alberto Contador, devrait ainsi permettre aux meilleurs grimpeurs du peloton de créer des écarts importants. Pour les autres, l'objectif sera de limiter la casse dans l'espoir de rester à portée de fusil au général. Une chose est sûre, sur cette inédite et difficile montée de la "Petite soeur du Ventoux", le suspense sera au rendez-vous.

L'incertitude Jusqu'au bout
Samedi 14 mars: Manosque - Fayence 191 km
Dimanche 15 mars: Nice - Nice 119 km

Quelque soit la physionomie du classement général au lendemain de l'étape reine de cette 63e édition de Paris-Nice, on peut s'attendre à une course de mouvement entre Manosque et Fayence. Les 191 kilomètres de cette 7e étape ne proposent en effet pas un seul mètre de plat. Sur les montagnes russes des Alpes de Haute Provence et du Haut-Var, les coureurs trouveront un terrain propice aux offensives d'envergure. Pour peu qu'ils s'en donnent les moyens, les coureurs distancés au classement général auront les moyens d'échafauder des plans pouvant mettre en difficulté l'équipe du leader sur un terrain où il sera très difficile de contrôler la course. Si les neuf ascensions réparties sur les 191 kilomètres n'ont pas opéré la sélection, la montée finale dans les rues de Fayence (2,1 km à 5%) fera office de juge de paix. Le lendemain, la traditionnelle étape dans l'arrière pays niçois permettra d'assister à l'ultime joute de cette Course au soleil sur un parcours court et nerveux. Le Col de Porte (7,2 km à 7,2%), la montée de La Turbie (7,6 km à 4,8%) et la montée vers le village perchée d'Eze (4,2 km à 6,8%) offriront aux rescapés de l'épreuve les dernières opportunités d'offensives. Pas de doute, à l'arrivée de cette semaine dense et sans doute très disputée, le vainqueur sera sûrement un sacré costaud.

Crédit photo: www.panoramio.com

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