Après Egoi Martinez mercredi, Luca Paolini est venu ajouter une première ligne à son palmarès en grands Tours, jeudi. L'Italien s'est montré le plus malin pour signer en solitaire son premier succès sur la Vuelta. Le coureur de Liquigas mettait ainsi un terme en rusé à une échappée de 90km née sur les pentes descentes de l'Alto de Santibanez (3e cat.), seule difficulté du jour. Profitant des largesses du peloton, le groupe de tête, où l'on retrouvait notamment Jean-Patrick Nazon, Paolo Bettini ou encore Bernhard Eisel, attendait les huit derniers kilomètres pour livrer bataille.

Esseulé dans ce groupe où les Davitamon, les Quick Step et les Française des Jeux roulaient par deux, Paolini attaqua à son tour à quatre kilomètres de l'arrivée à Guadalajara. Un bon coup de vista du Milanais dont personne ne prit la roue et que Dockx et Bettini, partis cinq secondes trop tard, ne reverraient plus. "Je savais Dockx et Bettini plus rapide que moi. Il fallait que j'anticipe," lâche-t-il tout sourire la ligne d'arrivée passée. "C'est une victoire tout particulière pour moi, car c'est la première fois que je gagne une étape dans un des grands tours. Maintenant, je vais transformer cette victoire en quelque chose de spéciale lors des prochaines courses."

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La Caisse d'Epargne se place

Avant ça, la journée fut conforme à ce que l'on attendait et au tracé: Quelque peu accidentée, mais dans l'ensemble relativement aisée. Le Crédit Agricole avait décidé d'animer l'étape et prenait part à toutes les tentatives d'échappée par Poilvet, Fofonov ou encore Lemoine. Mais la formation française était bien malheureuse de voir Thor Hushovd rater de quelques mètres le dernier wagon, qui s'avèrerait le bon. Pas plus de Crédit Agricole que de CSC ou d'Astana devant. Une fois encore, c'est la Caisse d'Epargne qui fait la bonne affaire.

La CSC avait reproché à son homepargnologue espagnol de vouloir gagner sans contrôler la course. Elle a une fois de plus été entendue. Mais à la sauce Baléares. Les hommes d'Eusebio Unzué ont imprimé leur tempo, en prenant le soin de laisser filer un coureur devant. Après Vladimir Karpets mardi, Joaquin Rodriguez mercredi, David Arroyo fut missionné. L'équipe espagnole n'avait alors plus qu'à gérer tranquillement sa journée et faire tourner sereinement ses jambes. L'échappée pouvait compter jusqu'à 12 minutes d'avance et Arroyo intégrer (virtuellement) à son tour le Top10.

Une tactique de course qui obligeait l'équipe Astana à rouler en tête pour grappiller un peu de temps aux fuyards, histoire de protéger les places de Vinokourov (5e) et Paulinho (10e). Une stratégie qui a surtout le mérite de fatiguer deux rivaux de Valverde, Kashechkin et Vinokourov, en vue du chrono de samedi à Cuenca. Malgré les neuf minutes concédées au vainqueur du jour, Alejandro Valverde conserve son maillot or sans avoir eu à forcer. La Caisse d'Epargne opère même un sérieux rapproché au classement par équipes. Avec quatre coureurs dans les 22 premiers, l'équipe espagnole talonne à présent la Discovery et marque la course de son empreinte stratégique.

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