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Chavanel, un jour en or

Chavanel, un jour en or
Par Eurosport

Le 04/09/2008 à 18:00Mis à jour

Frustré d'avoir raté le maillot or de leader pour deux secondes la veille, Sylvain Chavanel est allé le chercher jeudi lors de la 6e étape de la Vuelta. En empochant 12 secondes de bonification, le Français a pris la tête du général. Paolo Bettini s'est i

Sylvain Chavanel a de la suite dans les idées. Mercredi soir, le Poitevin était frustré d'avoir raté de si peu le jackpot. Excellent deuxième du contre-la-montre à Ciudad Real, il ne lui avait manqué que deux petites secondes pour s'installer en tête du classement général. "Ça fait ch...", avait-il lâché. Il ne pouvait pas en rester là. Alors l'homme fort de l'équipe Cofidis, après un coup d'oeil au profil de la 6e étape, s'est mis en tête de gommer cette petite déception. Les deux sprints bonifications, situés dans les 40 derniers kilomètres de l'étape, lui ont offert une opportunité... en or. Chavanel n'a pas laissé passer sa chance, en passant les deux fois en tête. Avec ces 12 secondes en poche, le compte était bon.

L'équipe Cofidis avait bien préparé son coup. L'objectif était de contrôler la course, en ne laissant pas nue échappée prendre trop de marge. Lorsque Iban Mayoz, Mikhail Ignatiev et Volodymyr Diudia sont sortis du peloton, la formation nordiste s'est dévoilée. "Il n'y a pas de secret, a alors confié le directeur sportif, Alain Deloeuil, sur l'antenne d'Eurosport. Nous avons fait rouler l'équipe pour aller chercher cette échappée. Nous devions prendre nos responsabilités." Gardant toujours la situation sous contrôle, Cofidis a repris les échappés avant le premier sprint. Il ne restait plus à Chavanel qu'à sortir au bon moment. Sans opposition, il est allé chercher six secondes, puis six autres lors du second sprint. L'affaire était dans le sac.

Valverde engrange

Une fois virtuel leader, Sylvain Chavanel n'avait plus qu'à suivre les ténors dans le final pentu et escarpé dans Tolède. Pas une simple formalité, car sur les terres de Federico Bahamontes, les organisateurs avaient concocté une arrivée redoutable, avec un gros raidard à cinq kilomètres de l'arrivée, puis un dernier kilomètre en côte. Dur, beaucoup trop dur pour les habituels sprinters. Seul Daniele Bennati est parvenu à prendre la roue des puncheurs. Mais sur un tel profil, l'Italien n'avait pas les jambes suffisantes pour s'offrir sa deuxième victoire en trois jours. Il a dû se contenter de la cinquième place, laissant la vedette à son compatriote Paolo Bettini qui, lui, adore ce genre d'arrivées.

Ce dernier n'a toutefois pas tout perdu, puisqu'il empoche huit secondes de bonification supplémentaire. A défaut de rafler son deuxième bouquet depuis le départ de Grenade, le Murcien, qui a pourtant eu son lot de frayeurs jeudi (une chute puis une crevaison) fait le plein de confiance avant d'aborder les Pyrénées, samedi. Il avait perdu 10 secondes sur Alberto Contador lors du chrono mercredi, il lui en a repris 14 24 heures plus tard, puisque le leader d'Astana a concédé six secondes dans une cassure à l'arrivée. Valverde attaquera donc la haute montagne avec une marge de 31 secondes sur Contador et 1'11" sur Carlos Sastre. Certes, la Vuelta ne fait que commencer. Mais pour Valverde, comme pour Chavanel, ce qui est pris n'est plus à prendre.

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