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On va savoir

On va savoir
Par Eurosport

Le 06/09/2009 à 06:30Mis à jour

Après une première semaine de course insipide seulement marquée par la domination contre la montre de Fabian Cancellara et par la confirmation de la pointe de vitesse d'André Greipel, la Vuelta des principaux favoris commence seulement ce dimanche avec la première étape de montagne.

A vrai dire, il ne s'est passé grand chose pendant les huit premiers jours de ce 64e Tour d'Espagne de l'histoire. Le très impressionnant Fabian Cancellara a certes régné à Assen et à Valence tandis que Gerald Ciolek, André Greipel, qui a au passage confirmé qu'il était certainement le sprinteur le plus rapide du peloton derrière son coéquipier Mark Cavendish, et les plus surprenants Greg Henderson et Borut Bozic sont allés chercher leur part de gloire mais, sans leur faire injure, on a un peu le sentiment que la Vuelta n'a pas encore réellement débuté. Le public belge et néerlandais a certes répondu présent lors des trois premières journées de course mais, les longues et monotones étapes doublées d'une certaine apathie des puncheurs et des baroudeurs nous ont quelque peu laissés sur notre faim.

Dimanche, la longue étape (204,7 km) reliant Alzira aux hauteurs de l'Alto de Aitana par-delà 7 cols et une montée finale de 21,7 kilomètres à 5,7% de moyenne leur fournira un premier terrain d'expression favorable et donnera également l'occasion d'une première véritable empoignade aux favoris de cette Vuelta que le contre-la-montre valencian n'a pas départagé. Cadel Evans (6e à 1'12" de Cancellara), le premier d'entre eux au classement général, rêve de redorer son blason après un Tour de France très décevant. S'il n'affiche pour le moment pas ses ambitions sur une course qu'il considérait avant le départ comme une préparation pour les championnats du monde, il paraitrait tout de même logique, au vue de son excellent positionnement au terme de la première semaine de course, qu'il se prenne au jeu et essaie de jouer à fond ce que l'on peut légitimement considérer comme l'une de ses dernières chances de remporter un grand tour.

Des passages à 9,5%

A l'aune de la hiérarchie précaire d'une Vuelta pour le moment privée de patron, tout demeure donc quasiment possible. Si les costauds, de Cadel Evans à Ivan Basso, se tiennent en seulement en 40" et pourraient à cet égard être tenté de privilégier une course attentiste, des garçons comme Alexandre Vinokourov (14e à 1'48"), Robert Gesink (19e à 1'57"), Jacob Fuglsang (21e à 2'03) auront tout intérêt à emballer la course. Ezequiel Mosquera, déjà rejeté à 2'52", devra également à un moment ou un autre passer à l'offensive s'il veut enfin monter sur le podium de la Vuelta. Avec des passages à 9,5%, l'Alto de Aitana devrait nous permettre d'y voir plus clair. Selon une expression consacrée dans le milieu, ce sont les coureurs qui font la course. En leur proposant au menu une copieuse 8e étape, les organisateurs de la Vuelta leur ont tout de même donné un bon coup de main.

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