La Vuelta - Les espoirs de la Groupama-FDJ Lenny Martinez et Romain Grégoire apprennent le métier sur ce Tour d'Espagne

Venue avec une équipe rajeunie sur cette Vuelta 2023, la Groupama - FDJ a fait découvrir à ses plus gros espoirs de demain - Lenny Martinez et Romain Grégoire - les joies et les affres d’un grand tour. Si les deux hommes ont montré le maillot depuis quinze jours, Martinez prennant même les commandes du général, la suite a été plus dure. Pour les deux pépites, c'est le métier qui rentre.

Cherel sur la domination des Jumbo : "On ne peut pas penser au dopage"

Video credit: Eurosport

Lenny Martinez et Romain Grégoire savaient qu’ils allaient souffrir lors de cette Vuelta 2023. Cela n’a pas raté. Après des bons débuts dans l’épreuve, dont une surprenante prise de maillot rouge pour Martinez, les deux coureurs sont un peu rentrés dans le rang alors que la dernière semaine de course débute à mardi. Il n’y a rien de plus logique, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont là. Pour apprendre le métier dans les courses World Tour, et principalement les grandes épreuves de trois semaines.
Porteur du maillot rouge au soir de la 6e étape, où il avait pris la 2e place derrière Sepp Kuss, Martinez avait gardé les commandes du classement général pendant deux journées avant de laisser l’Américain prendre le pouvoir. Un véritable rêve éveillé pour celui qui est appelé à prendre la succession de David Gaudu, comme deuxième coureur pouvant prétendre à un classement général de grand tour au sein de la formation française. La retraite à venir de Thibaut Pinot a fait bouger les pions dans la formation de Marc Madiot en début d'année. Voilà Gaudu dans la peau du chef de meute absolu à partir de 2024 et Martinez va naturellement prendre une autre place dans l'effectif tricolore lors des prochains mois.
picture

Emotion, obligations et contrôle antidopage : Dans les coulisses du maillot rouge de Martinez

Video credit: Eurosport

Martinez : du début de rêve au virus qui fout tout en l'air

Offensif lors du week-end d’ouverture à Montjuic, ainsi qu'en première semaine, le fiston de Miguel Martinez avait démontré tout le bien que les observateurs disaient de lui chez les juniors. Avec son tempérament de feu sur les pédales, le grimpeur avait conservé sa place dans le top 5 du classement général jusqu’à l’étape du Tourmalet, où il avait subi son premier gros coup d'arrêt avant de commencer à baisser dans la hiérarchie. Il y avait quelque chose qui clochait. Le coureur de 20 ans couvait depuis quelques jours un virus qui a fini par le mettre K. -O.
Après s’être un peu remis à l'endroit dans la nuit de samedi à dimanche, le leader de la Groupama - FDJ s’était confié au micro d’Eurosport sur ses pépins, avant de prendre le départ de la 15e étape. “Je suis un peu malade, donc toujours un peu pris de partout. Avec la fatigue d’un Grand Tour, ce n’est pas évident, mais on s’accroche.” Obligé de changer d’objectif pour la fin de l’épreuve après avoir perdu 8 minutes sur l’étape du Tourmalet, puis 21 lors de la 14e étape, et 4 dimanche, Martinez a vécu les joies et les affres d’une course de trois semaines dans un laps de temps réduit.
Autre nouveauté pour lui : il a également dû passer par la case gruppetto pour la première fois de sa vie, après avoir calé lors de la première ascension de la 14e étape. Une chose inhabituelle pour celui qui aspire à être devant, à attaquer. “C’était galère”, a-t-il avoué à Eurosport. Classé 19e à 36’24” de Sepp Kuss, Martinez va tenter de finir son premier grand tour en se battant pour une victoire d’étape. Conserver sa place dans le top 20 serait également un autre objectif intéressant, même si symbolique. “Ça va faire partie de son apprentissage. Il est encore jeune, c’est dans la difficulté qu’on apprend”, glissait Benoît Vaugrenard, le directeur sportif de la Groupama - FDJ, à Eurosport après le Tourmalet.
picture

Malade, Martinez est en mode survie : "Ce n'est pas évident, mais on s'accroche"

Video credit: Eurosport

De son côté Romain Grégoire avait moins d’étapes pour mettre à profit son profil de pur puncheur dans ce Tour d'Espagne très escarpé. Dans le coup dans le final de Montjuic lors de la 2e étape, où il avait fini 7e, le Français s’était surtout illustré lors de la 11e étape où il avait pris la 2e place derrière un Jesus Herrada (Cofidis) plus aérien dans le raidard de La Laguna Negra. Dans le dur, grimaçant à l'effort, mais capable de garder un bon rythme au niveau du coup de pédale dans cette montée, Grégoire a prouvé qu’il pouvait effectuer des efforts longs dans ce genre de final. Là-aussi, tout indique que c'est une prise de date.
Le coureur de Besançon savait qu’il n’allait pas se balader lors de cette Vuelta, même dans les profils qui lui conviennent le mieux. Il avait annoncé la couleur après son sacre au Tour de Limousin au mois d'août dernier, un succès qui avait suivi ses premiers chez les professionnels lors des 4 Jours de Dunkerque. En 2023, il a explosé.
Je ne me sens pas forcément prêt tout de suite ou alors il va falloir trouver la bonne occasion, que tout soit aligné pour que ça le fasse", glissait-il il y a quelques semaines. Dimanche, il avait confié à Eurosport vouloir se glisser dans l'échappée pour jouer la victoire d'étape, mais sans y parvenir, faute de jambes. "On est tous cramés", avouait-il à Eurosport avant de prendre le départ de cette 15e étape.
picture

Grégoire passe pas loin, Evenepoel se dégourdit les jambes : Le résumé de la 11e étape

Video credit: Eurosport

La Groupama-FDJ en quête de succès sur les grands tours

Une première victoire d'étape - en plus d'un premier succès World Tour - pourrait constituer un beau défi pour les deux pépites de la formation Groupama-FDJ. L'équipe française, elle, recherche désespérement un succès d'étape sur les grands tours depuis un an et demi.
Depuis les trois victoires d'étape d'Arnaud Démare sur le Giro 2022, la "FDJ" est en effet "fanny" sur les courses les plus importantes du calendrier World Tour. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, comme lors du dernier Tour de France avec Thibaut Pinot. Il reste six étapes pour espérer en rafler une petite en 2023 et continuer d'apprendre pour les champions de demain.
picture

Romain Grégoire, 2e de la 11e étape de la Vuelta 2023

Crédit: Getty Images

Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité