Dopage - Danilo Di Luca : "Une affaire de dépendance"selon le directeur du Giro

Le directeur du Giro pointe la "dépendance" au dopage de Di Luca
Par AFP

Le 24/05/2013 à 18:41Mis à jour Le 24/05/2013 à 19:29

Michele Acquarone, le directeur du Giro, a comparé vendredi le cas du coureur italien Danilo Di Luca, contrôlé positif à l'EPO, à "une affaire de dépendance".

"Un coureur qui me regarde dans les yeux et qui me dit 'je me suis trompé', je le crois", a déclaré l'organisateur du Tour d'Italie. "Mais, quand il recommence, cela relève pour moi d'une affaire de dépendance. C'est un garçon qui a besoin d'aide". Di Luca, contrôlé positif à l'EPO avant le Giro, a déjà été convaincu de dopage à l'EPO Cera en 2009. Cette année, le coureur de l'équipe Vini Fantini, sans contrat jusqu'en avril, a renoué avec la compétition quelques jours avant le départ du Giro. "C'est stupide de sa part de n'avoir pas compris que la musique a changé", a ajouté Michele Acquarone. "On a affaire à un vieux coureur qui n'a pas compris que le monde du cyclisme n'est plus le même", a-t-il insisté. Di Luca, qui figure au palmarès de la course rose (2007), est âgé de 37 ans.

Le directeur du Giro a affirmé ne pas regretter l'invitation de l'équipe Vini Fantini, classée en deuxième division, qu'il a justifiée par la présence de coureurs tels que les Italiens Stefano Garzelli, Matteo Rabottini et Oscar Gatto. Michele Acquarone n'a pas écarté l'hypothèse de demander des dommages-intérêts à Di Luca. "Chaque chose en son temps. On verra plus tard, après l'arrivée dimanche à Brescia. Le 27 mai, on étudiera les conséquences", a-t-il déclaré.

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