AFP

Giro 2014 - Michael Rogers (Tinkoff-Saxo) s'offre la 11e étape après un gros numéro

Rogers est allé la chercher

Le 21/05/2014 à 16:42Mis à jour Le 21/05/2014 à 18:00

Auteur d'un gros numéro, Michael Rogers a résisté au retour du peloton pour remporter la 11e étape du Giro, mercredi. Aucun changement au classement général.

Quel numéro de Michael Rogers ! La veille du contre-la-montre, l'Australien de l'équipe Tinkoff-Saxo a improvisé un exercice du même type lors des vingt derniers kilomètres de la 11e étape du Tour d’Italie, en direction de Savona. Rogers est parti seul après 229 kilomètres de course et, dans un fantastique numéro de soliste, a tenu en respect le peloton pour s’imposer. Epilogue surprenant pour la plus longue étape de ce Giro 2014 (249 kilomètres) qui consacre le panache de Rogers mais où les baroudeurs matinaux n’auront pu s’exprimer. Aucun changement au classement général, Cadel Evans n’ayant pas été inquiété. Il conserve sa tunique rose de leader.

Triple champions du monde de la spécialité, Michael Rogers s’est lancé à 20 kilomètres de l’arrivée dans un exercice qu’il affectionne. Avant-bras calé sur son guidon (façon triathlon), l’Australien a déroulé du braquet pour progressivement creuser l’écart face à un peloton surpris de son initiative. Le coureur de la Tinkoff a rapidement pris une trentaine de secondes d’avance puis a résisté, en homme fort. Plus puissant, plus costaud, il a fait une véritable démonstration de force pour signer, sa première victoire en individuel dans le Tour d’Italie.

Rolland a pointé son nez

Jusqu’à cette initiative isolée, cette étape fleuve n’avait pas souri aux audacieux. L’échappée matinale composée de 14 fuyards a été victime du travail de l’équipe Androni Giocattoli non présente aux avants-postes. Parti à l’issue de la montée du Passo Cento Croci (2e catégorie), ils seront finalement repris dès les premières pentes du Naso di Gatto (2e catégorie). Dans une étape qui s’apparentait, de par son profil, davantage à une classique, le peloton a été très nerveux. De nombreuses chutes sont venues émailler la journée.

Pierre Rolland a bien essayé de profiter de cette nervosité en plaçant une attaque dans "le nez du chat", sans succès. Il a été, une fois de plus, le seul leader à se découvrir. D’autres Français ont été offensifs : Francis Mourey (FDJ) Romain Sicard et Perrig Quemeneur (Europcar) ont montré leurs maillots dans l’échappée matinale. Du côté des hommes forts qui joueront le podium à Trieste, rien à signaler, ils se sont contentés de suivre, en prévision du contre-la-montre de jeudi. Long de 41,9 kilomètres, il est le seul véritable exercice de ce type dans ce Giro et risque de faire bouger les lignes. Là, les favoris n’auront plus le choix et seront obligé de se découvrir.

0
0