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Giro : Diego Ulissi (Lampre) s'impose sur la 8e étape, Cadel Evans (BMC) en rose

Rolland fait la moue, Evans a le sourire

Le 17/05/2014 à 17:11Mis à jour Le 17/05/2014 à 18:21

Pierre Rolland (Europcar) est passé à 350 mètres d'une victoire d'étape qu'il a laissée à Diego Ulissi (Lampre), samedi sur le Giro. Cadel Evans (BMC), nouveau leader, a le sourire.

Cruelle fin d’étape pour Pierre Rolland. Leader jusqu’à 300 mètres de l’arrivée, le Français s’est fait avaler par le peloton des favoris dans les derniers hectomètres menant à Montecopiolo. Une défaillance qui a profité à Diego Ulissi. Le coureur de la Lampre a surgi pour signer sa deuxième victoire dans ce Giro. Une étape marqueé par la prise de pouvoir de Cadel Evans (BMC), l’Australien s’est logiquement emparé du maillot rose après cette première étape de montagne où les principaux favoris se sont neutralisés.

Une fois n’est pas coutume, Pierre Rolland avait parfaitement préparé son coup tactiquement. Parti en contre à 30 kilomètres du Montecopiolo, il a pu compter sur l’aide de son coéquipier Pierrig Quemeneur. Le Français est alors revenu à son rythme sur Arredondo, le coureur de Trek étant le dernier rescapé de l’échappée matinale. Il a grappillé seconde après seconde pour finir par le rejoindre à 2,5km du sommet, à l’aune d’un passage à 10%, que l’on pensait idéal pour lui. Le coureur d’Europcar, en bout de course, n’a pas senti revenir le groupe des favoris, et il lui a manqué 300 mètres. Douloureux épilogue.

Pierre Rolland a eu le mérite d’animer une étape où les principaux favoris se sont marqués à la culotte. Le peloton a laissé dix coureurs partir après une vingtaine de kilomètres. Les échappés ont réussi à creuser un écart maximal de 8'30''. A la première difficulté,  Perrig Quemeneur (Europcar), Julian Arredondo (Trek) et Stefano Pirazzi (Bardiani) se sont détachés du groupe des fuyards. Meilleur grimpeur, le Colombien a semé ses compagnons pour tenter sa chance en solo.

Les favoris ont géré

Derrière, les Movistar ont pris les devants et la course en main mais l’équipe de Quintana a rapidement montré ses limites. Ils ont été relayés par les Ag2r La Mondiale - par l’intermédiaire d’Alexis Vuillermoz qui a imprimé le rythme une grande partie de l’ascension -, qui ont assuré le train et le tri dans le peloton. Une bonne indication pour l’équipe de Vincent Lavenu qui semble bien articulée pour lutter en montagne. Seule une quarantaine de coureurs sont parvenus à suivre dans le le Cippo di Carpegna dont les principaux favoris, à l’exception de Michele Scarponi (Astana). Le col de première catégorie - que Marco Pantani adorait et où il répétait ses gammes - a aussi marqué la fin des illusions de Michael Matthews (Orica).

Le maillot rose a payé ses efforts de ce début de Giro, il est littéralement resté scotché au bitume dès les premiers mètres du col. Le principal enseignement de cette première étape de montagne est que Cadel Evans, en revêtant le maillot rose, porte désormais sur ses épaules la responsabilité de la course. On y voit également plus clair dans le classement général où Uran (Omega pharma - Quickstep) pointe à 57 secondes et l’autre Colombien Qintana (Movistar) est lui à 1'45". Dimanche, la montée vers Sestola devrait nous donner plus d’indications sur les forces en présence et la capacité d’Evans à contrôler la course.

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