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Tour d'Italie : Nacer Bouhanni (FDJ.fr) s'offre une deuxième étape et le maillot rouge

Bouhanni s'offre une deuxième étape et le maillot rouge

Le 16/05/2014 à 17:12Mis à jour Le 16/05/2014 à 18:24

Vainqueur au sprint à Foligno, Nacer Bouhanni (FDJ.fr) s'est offert sa deuxième victoire d'étape sur ce Giro. Michael Matthews (Orica) conserve le maillot rose.

On a longtemps cru assister à une échappée victorieuse. Le profil s’y prêtait et l’écart semblait suffisamment important à quarante kilomètres de l’arrivée pour voir le groupe de tête se jouer cette septième étape. Mais le peloton a vissé en fin de course pour permettre aux sprinteurs de s’expliquer à Foligno. Et, comme à Bari, c’est Nacer Bouhanni (FDJ.fr) qui s’est imposé au sprint. Le Français, qui devance Giacomo Nizzolo (Trek) et Luka Mezgec (Giant-Shimano), en profite pour s’emparer du maillot rouge de meilleur sprinteur. Quatrième sur la ligne, Michael Matthews (Orica GreenEdge) conserve le maillot rose de leader du classement général et le portera ce samedi pour la sixième journée consécutive. Probablement la dernière.

Mais, si la huitième étape se jouera entre les grimpeurs et devrait destituer l’Australien de sa tunique de leader, cette septième étape a été bien plus indécise. Car, longtemps, les équipes de sprinteurs se sont désintéressées de l’échappée du jour, qui a bien failli devenir la première échappée gagnante de ce Tour d’Italie 2014. Long à se créer, après notamment plusieurs attaques des Colombia et des Androni, le groupe de tête s’est formé dans les derniers hectomètres du Valco di Aricnazzo (3e cat), au km 28. On y a retrouvé deux habitués des raids de cette 97e édition – Björn Thurau (Europcar) et Nicola Boem (Bardiani) – ainsi que deux Colombiens, Winner Anacona (Lampre-Merida) et Robinson Chalapud (Colombia), et un Australien, Nathan Haas (Garmin-Sharp) . Avec 7’55’’ au maximum, l’échappée est toujours restée – a priori – à distance respectable du peloton.

Viviani prend les points à l’intermédiaire, Bouhanni privilégie ceux de l’arrivée

L’avance des cinq hommes à quarante kilomètres (près de 5’00’’) paraissait même largement suffisante pour envisager la gagne, la fin de parcours étant descendant puis plat. Mais alors que les équipes de sprinteurs n’avaient pas encore mis le nez au vent, Cannondale, Giant-Shimano, Lotto-Belisol, FDJ.fr et Trek ont pris les rênes du peloton, faisant ainsi fondre l’écart comme neige au soleil. 3’30’’ à 23km de l’arrivée, 2’00’’ à 16km, 0’28’’ à 8km … L’échappée, désorganisée par des attaques incessantes à tour de rôle, est finalement reprise sous la banderole des trois derniers kilomètres. De quoi offrir aux sprinteurs leur dernière possibilité avant mardi.

Michael Matthews (Orica), leader après la 7e étape du Giro 2014

Michael Matthews (Orica), leader après la 7e étape du Giro 2014AFP

En devançant Ruffoni (Bardiani), Nizzolo (Trek) et Swift (Sky), Elia Viviani (Cannondale) avait conforté son avance au classement par points sur Nacer Bouhanni (FDJ.fr) au sprint intermédiaire. Une tactique à laquelle le Français a préféré ne pas opter, comme son poisson-pilote Sébastien Chavanel l’a avoué au micro de BeinSport : "Nacer (Bouhanni) avait décidé de ne pas faire la sprint intermédiaire pour conserver plus de fraîcheur pour le sprint final, explique-t-il avant d’ajouter : Il a bien fait, ceux qui avaient déjà sprinté à fond ont été très loin à l’arrivée."

Effectivement, alors que les Viviani (10e) et autre Swift (15e) ont craqué dans la dernière ligne droite, Bouhanni a conservé suffisamment de force pour déborder Mezgec et reprendre un Nizzolo pourtant bien parti vers la victoire d’étape. Il en profite même pour s’emparer du maillot rouge, qu’il devrait conserver au moins jusqu’à dimanche. Car, demain, c’est aux grimpeurs de rentrer en action avec une nouvelle arrivée au sommet, à Montecopolio. Et Bouhanni, lui, défendra déjà son maillot : "Je vais faire les sprints intermédiaires pour le maillot rouge, c'est sûr".

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