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Tour d'Italie : Ulissi débloque le compteur italien, Evans montre le bout de son nez

Ulissi débloque le compteur italien, Evans montre le bout de son nez
Par Eurosport

Le 14/05/2014 à 17:19Mis à jour Le 14/05/2014 à 18:37

Diego Ulissi (Lampre) s'est imposé lors de la cinquième étape du Tour d'Italie à Viggiano, ce mercredi. Lors de la première arrivée en côte, l'Italien a devancé Cadel Evans (BMC) et Julian Arredondo (Trek). Michael Matthews (Oreca) a conservé son maillot rose.

A la vue du profil, on ne s’attendait pas à une telle explication entre les favoris. Les sprinteurs pouvaient espérer se jouer la victoire. Mais le final de cette cinquième étape a vu une vraie explication entre purs puncheurs. Bien caché jusqu’à 300m de la ligne, Diego Ulissi (Lampre-Merida) a posé un unique démarrage pour aller s’imposer à Viggiano. Il gagne ainsi pour la deuxième fois sur le Tour d’Italie après 2011 et offre la première victoire à l’Italie sur ce Giro. Sixième de l’étape à une seconde d’Ulissi, Michael Matthews (Orica-GreenEdge) conserve son maillot rose de leader, pour au moins une journée.

La pluie et le vent ont été les compagnons quotidiens des coureurs depuis le départ de ce Tour d’Italie. Et cette cinquième étape n’a pas dérogé à la règle. Après le vent violent qui a soufflé en début de parcours, la pluie s’est à son tour invitée dans le final, causant plusieurs chutes. Ainsi, plusieurs équipiers de leaders comme Mikel Landa (Astana), Samuel Sanchez (BMC), Jonathan Castroviejo (Movistar) ou Fabio Felline (Trek) sont allés au sol au cours d’une grosse chute à un quinzaine de kilomètres de l’arrivée, dans la première ascension de la montée finale. En esseulant ainsi leur leader dans le final.

Les leaders ne voulaient pas laisser passer leur chance

Longtemps, pourtant, l’échappée a pu rêver d’une éventuelle victoire d’étape. Partis dès le début, Dehaes (Lotto-Belisol), Farrar (Garmin), Frapporti (Androni), Hurel (Europcar), Monsalve (Neri Sottoli), Rubiano (Colombia), Swift (Sky), Thurau (Europcar), Van der Sande (Lotto-Belisol), Viviani (Cannondale) et Wegmann (Garmin) ont compté jusqu’à 4’15’’ d’avance à 143km de l’arrivée, avance qui est tombée tardivement, le groupe de tête ayant encore 3’00’’ à 60km de Viggiano. Echappés pour se disputer le sprint intermédiaire (remporté par Swift devant Viviani, nouveau maillot rouge de meilleur sprinteur, et Farrar), les sprinteurs ont très vite lâché dans la première ascension de Viggiano. Comme l’ensemble de leurs compagnons, sauf Björn Thurau (Europcar), dernier rescapé.

Mais il était dit que cette étape n’échapperait pas aux puncheurs et aux leaders. Un temps échappé, Brambilla (Omega Pharma-Quick Step) est repris sous la flamme rouge par une solide équipe Katusha. Lancé sans doute un peu tôt (250-300m), Joaquim Rodriguez a cédé face aux retours de Cadel Evans (2e) mais surtout de Diego Ulissi (Lampre-Merida), impressionnant d’aisance. Déjà vainqueur de la deuxième étape du Tour Down Under (où il finit 3e) et du GP Camaiore, l’Italien s’est offert sa troisième victoire de la saison. Derrière, si la plupart des leaders n’ont perdu que les six secondes de bonifications récupérées par Evans, certains ont terminé un peu plus loin. Ainsi, malgré la troisième place d’Arredondo, les Trek ont fait la mauvaise opération du jour, Robert Kiserlovski (+ 0’21’’) et Riccardo Zoidl (+1’24’’) perdant du temps, de même qu’Alexandre Geniez (FDJ.fr), qui a lui laissé 0’58'’.

Demain, vers Montecassino, ils auront l’occasion de se refaire. Certes, la montée finale ne sera pas très compliquée (8,5km à 5,1%). Un peu comme ce mercredi. mais, col de deuxième catégorie, la montée vers la ligne d’arrivée sera la plus difficile affrontée jusqu’ici. Largement suffisant pour tenter des choses.

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