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Démare se débloque et impressionne

Démare se débloque et impressionne

Le 21/05/2019 à 17:24Mis à jour Le 21/05/2019 à 18:28

TOUR D'ITALIE – Après une étape très calme seulement marquée par une échappée de deux hommes repris à 30 kilomètres de l'arrivée, Arnaud Démare a pris le meilleur, au sprint, sur le peloton. Bien emmené par ses coéquipiers et après une chute à 800m de l'arrivée, le Français de la FDJ a impressionné de puissance et décroché son premier succès de l'année. Valerio Conti conserve lui son maillot rose.

Arnaud Démare la tient enfin ! Le sprinteur de Groupama-FDJ a remporté la première victoire de sa carrière sur le Tour d'Italie en remportant la 10e étape à Modène. Le Français a réglé au sprint un peloton coupé en deux par une chute massive qui a condamné le favori Pascal Ackermann, sous la flamme rouge. Elia Viviani et Rudiger Selig complètent le podium du jour à Modène. Valerio Conti (UAE Emirates) conserve le maillot rose.

"Il nous manquait la réussite. Aujourd'hui, on l'a eu. C'est parfait." Par ces mots, Démare a commencé à savourer ce succès qu'il attendait tant. Sans victoire depuis neuf mois, et après avoir collectionné les places du top 10 sur ce Giro (2e, 3e, 5e, 6e et 9e), le Picard a fini par obtenir cette victoire qu'il était venu chercher en Italie, le 3e de sa carrière en grand tour après deux triomphes sur le Tour de France.

Ackermann touché sur le côté droit

Une nouvelle fois parfaitement emmené par ses équipiers, il était suffisamment bien placé pour éviter la chute qui s'est produite autour de la 15e position du peloton. Puis lancé par Guarnieri, à 200m de l'arrivée, il a fait son sprint sur le côté gauche, tout seul, sur un boulevard, ses adversaires de l'autre côté de la chaussée, avant de lever les bras. C'est la 57e victoire de sa carrière. La 2e en Italie après Milan-San Remo 2016.

Juste derrière, Viviani n'a pu faire mieux que 2e tandis que Caleb Ewan, longtemps à lutte avec Démare, a fini par céder (4e). Rudiger Selig s'est offert la 3e place. Un bien maigre lot de consolation pour l'équipe Bora-Hansgrohe. En quête d'un 3e succès sur ce Giro, son leader Pascal Ackermann est en effet tombé lourdement sous la flamme rouge, à l'instar de Tony Gallopin. Le champion d'Allemagne s'est relevé. Mais il a franchi la ligne avec le côté droit très amoché.

Arnaud Démare

Arnaud DémareEurosport

Presque une seconde journée de repos

Jusqu'à ce dernier kilomètre chaotique pour certains et inoubliable pour Groupama-FDJ, c'est comme si les coureurs avaient satisfait ce mardi leur envie de s'offrir un peu de rab après la journée de repos de la veille. L'étape la plus plate (35m d'altitude maximum) et l'une des plus courtes (145 kilomètres) de ce Giro s'est longtemps résumée à une balade, couverte à un rythme de vacanciers. Partis dès le départ, Sho Hatsuyama (Nippo Vini Fantini Faizané) et Luca Covili (Bardiani-CSF) ont mené leur échappée à 38,5km/h de moyenne avant d'être repris à 30 kilomètres de l'arrivée.

À 17h22, horaire le plus tardif prévu par les organisateurs, il restait encore 11 kilomètres à couvrir, comme un pied de nez à Modène, la ville qui a vu naître Ferrari. Mais cela valait visiblement le coup d'attendre pour Démare, qui succède à son coéquipier Thibaut Pinot, dernier vainqueur français d'étape sur le Giro, lors de la 20e étape de l'édition 2017.

Au général, aucun changement à signaler. Derrière Conti et Roglic, Nans Peters (AG2R La Mondiale) conserve sa 3e place et le maillot blanc de meilleur jeune.

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