"Je rêve du podium"

Valverde: "Je rêve du podium"
Par Eurosport

Le 28/06/2006 à 18:30Mis à jour

L'an dernier, il avait marqué les esprits en s'imposant à Courchevel, avant de quitter la course quelques jours plus tard. A 26 ans, Alejandro Valverde suscite donc une énorme attente en Espagne pour son deuxième Tour de France. Le Murcien, flamboyant au

Alejandro, comment abordez-vous ce Tour de France, après votre début de saison chargé et prolifique?

Qu'avez-vous retenu de votre première participation en 2005?

A.V. : Ma victoire à Courchevel m'a énormément marqué. Mais mon abandon aussi. Les gens ont beaucoup parlé après. Il y a eu des rumeurs. Beaucoup de choses fausses ont été dites. Je suis resté calme et ça ne m'a pas empêché de dormir, car j'avais la conscience tranquille. J'étais blessé au genou, point barre. Il n'y avait rien d'autre. C'est oublié et je suis prêt à affronter ce qui vient.

Quel sera le premier rendez-vous important pour vous?

"Nous avons une grande équipe"

C'est l'étape-reine du Tour pour vous?

A.V. : Oui, pour moi ce sera l'étape la plus dure, notamment parce qu'il fait souvent plus chaud dans les Pyrénées que dans les Alpes. L'enchainement des cols est terrible. Ça commence avec le Tourmalet, puis Peyresourde, Aspin, Portillon et le Pla de Beret pour finir. Au total, il y a plus de 5000m de dénivelé sur la journée et six ou sept heures de vélo. Il va y avoir de gros dégâts.

Dans les Pyrénées, vous aurez sans doute beaucoup de supporters...

Vous bénéficiez d'une équipe expérimentée autour de vous. C'est important?

A.V. : Incontestablement. Pour moi, cette année, nous n'avons pas une bonne équipe, mais une grande équipe, avec Pereiro, Xandio, Karpets, Garcia Acosta. Lui, il est indispensable la première semaine. Il connaît tout. Il sait comment rouler dans un peloton. C'est vraiment un groupe exceptionnel, capable de me porter aussi bien dans les étapes de plat qu'en montagne.

Que doit faire un leader pour créer de la cohésion autour de sa personne?

"Le favori? Basso"

Les deux longs chronos individuels ne vous favorisent pas...

A.V. : Oui, c'est le point noir de ce Tour pour moi. C'est pourquoi je pense que le parcours ne me convient pas vraiment. C'est seulement mon deuxième Tour, je n'ai pas fini le premier, il y a deux chronos individuels... Je sais bien que les gens attendent énormément de moi, mais franchement, le tracé ne m'avantage pas. Je n'ai pas peur de ces deux étapes, mais disons qu'elles m'inquiètent un peu. Heureusement, j'ai beaucoup progressé dans ce domaine. J'ai une nouvelle machine et ça va beaucoup mieux. J'ai aussi beaucoup travaillé ma position. Je n'avais pas réalisé à quel point c'était aussi crucial dans un chrono. Mes derniers entrainements étaient encourageants, donc ça devrait aller.

Combien de temps pensez-vous perdre sur ces deux chronos?

A.V. : Le premier sera sans doute le plus difficile. 52 kilomètres, c'est long. Je peux peut-être perdre autour de trois minutes.

Ne risquez-vous pas également de manquer un peu d'expérience?

A.V. : C'est possible. Bien connaître le Tour, avoir de l'expérience, c'est un atout très utile. Ullrich, Basso, Vinokourov, Mancebo sont très expérimentés. Ils ont déjà disputé quatre, cinq, six sept Tours et même plus dans le cas d'Ullrich. Oui, bien sûr, c'est important. Mais ça ne fait pas tout. La confiance, la forme du moment, ça compte aussi. Ça ne sert à rien d'avoir du vécu si vous n'êtes pas en bonne condition. Mais si tout le monde est au top, il est clair qu'ils auront un avantage sur moi.

Qui est le favori numéro un pour vous?

A.V. : Basso.

Pourquoi?

Au fond de vous, de quoi rêvez-vous sur ce Tour de France?

A.V. : Au fond de mon coeur, je rêve du podium. Je sais que ce sera très difficile, que je ne pourrais pas me permettre de passer au travers un seul jour, mais j'aimerais vraiment être dans les trois premiers à Paris. Pour cela, je devrais être très régulier, et me surpasser dans les bons chronos.

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