Imago

Tour 2006: Bilan équipes

Tour 2006: Bilan équipes
Par Eurosport

Le 25/07/2006 à 11:00Mis à jour

Equipe par équipe, voici le bilan complet de la 93e édition du Tour de France, de la meilleure à la plus mauvaise. Parmi les bons élèves de la classe, on retrouve cette année les T-Mobile, qui ont su tirer leur épingle du jeu malgré l'absence forcée de le

BILAN EQUIPES - DEUXIEME PARTIE

BILAN EQUIPES - TROISIEME PARTIE

BILAN EQUIPES - QUATRIEME PARTIE

. TEAM T-MOBILE

- Bilan: Compte tenu de la mise à l'écart de Jan Ullrich et Oscar Sevilla la veille du départ, le bilan de la formation de Bonn est tout de même remarquable. Partis à sept, les T-Mobile sont tous arrivés à Paris. Ils ont remporté trois étapes, grâce à Matthias Kessler à Valkenburg et à la supériorité de Serhiy Honchar dans les chronos. Les hommes d'Olaf Ludwig s'offrent également le classement par équipes pour la troisième année de suite. Un coup de maître sans une pointure comme Ullrich. Enfin, Andreas Klöden monte à nouveau sur le podium, alors que Michael Rogers entre dans le Top 10. Pourtant, malgré cette excellente performance d'ensemble, la Magenta a encore affiché des lacunes sur le plan tactique. Elles lui ont peut-être coûté le maillot jaune.

- Le Top: La capacité de réaction d'un groupe que l'on pensait déboussolé par le scandale Ullrich.

- Le Flop: Le sentiment qu'Andreas Klöden, comme Jan Ullrich si souvent en son temps, est passé à côté de quelque chose de grand.

. RABOBANK

- Bilan: Premier constat, Denis Menchov a raté l'occasion de sa vie. Ce Tour de transition aurait pu être le sien. Bien soutenu par Boogerd et Rasmussen, parfaitement dans l'allure à la sortie des Pyrénées, le Russe s'est malheureusement tassé progressivement dans les Alpes, au point de sortir du Top 5. Dommage. Reste sa victoire d'étape au Pla de Beret, une des quatre remportées par la Rabobank. Oscar Freire a laissé passer l'orage McEwen pour signer deux succès en plaine, Michael Rasmussen y allant de son bouquet en montagne. Seule l'équipe néerlandaise peut se targuer d'avoir trois vainqueurs d'étape différents dans ses rangs. Ajoutez à cela le maillot à pois de Rasmussen et une troisième place par équipes, et vous obtenez un bilan largement positif.

- Le Top: Le raid solitaire et surtout victorieux de Rasmussen à La Toussuire.

- Le Flop: Vainqueur d'une étape dans les Vosges l'an dernier, Pieter Weening avait pris date. Mais le jeune Néerlandais n'a pu se mettre en évidence sur ce Tour.

. DAVITAMON-LOTTO

- Bilan: Globalement, l'équipe belge peut être satisfaite de son Tour de France. Elle comptait sur Robbie McEwen pour le maillot vert et Cadel Evans pour une place dans le Top 5. Les Australiens ont tout deux rempli leurs objectifs. A son 3e maillot vert en cinq éditions, McEwen a ajouté trois victoires d'étape devant tout le gratin du sprint. Il aurait même pu entrer dans l'histoire en s'adjugeant une 4e victoire lors de la dernière étape, mais Hushovd l'a privé de ce total historique. Une 5e place honorable pour Evans qui est resté au contact des meilleurs sans parvenir cependant à se dégager. Un coup d'éclat en montagne aurait pu lui permettre de se rapprocher un peu plus du podium.

- Le Top: A Vitré, Robbie McEwen vient signer une 3e victoire d'étape devant un Tom Boonen agacé qui avait pourtant tenté le coup en s'échappant tôt.

- Le Flop: L'Américain Chris Horner, dont on attendait davantage, en montagne notamment.

. PHONAK HEARING SYSTEMS

- Bilan: Mission accomplie pour Phonak, qui s'offre le premier Tour de France de son histoire, après sept ans d'hégémonie du monstre à deux têtes, US Postal et Discovery Channel. Pour le patron Andy Rihs, un rêve se réalise. Le manager John Lelangue avait bâti son groupe dans un seul but: ramener le maillot jaune à Paris sur les épaules de Floyd Landis. Une stratégie finalement payante, mais l'Américain a quasiment tout fait tout seul. Jamais, depuis Greg LeMond en 1989, un vainqueur du Tour n'avait bénéficié d'aussi peu de soutien. Parmi les équipiers de Landis, seul Axel Merckx a vraiment pesé, notamment à la Toussuire. Sans lui, le leader aurait certainement perdu plus de temps encore. Et Pereiro aurait peut-être gagné le Tour...

- Le Top: L'orgueil de Floyd Landis, capable de partir à l'attaque dès les premiers lacets du col des Saisies au lendemain d'une terrible défaillance.

- Le Flop: L'incapacité de l'équipe à tenir la course entre les Alpes et les Pyrénées. Laisser 30 minutes à Pereiro relevait, sinon du suicide, au moins de la faute tactique majeure. Elle a failli coûter très cher.

. AG2R PREVOYANCE

- Bilan: La meilleure équipe française de la cuvée 2006. Privé de son leader Paco Mancebo, l'équipe AG2R ne s'est pas laissé abattre pour autant et a su trouver la motivation pour aller de l'avant. On a vu du AG2R dans toutes les échappées. Sylvain Calzati a même signé, à Lorient, la première victoire de sa carrière sur le Tour. Puis, il y eut Cyril Dessel. Le Français s'est révélé au public tout autant qu'à lui-même en enfilant à Pau le maillot jaune.

Une seule journée en leader, mais le Rhodanien a montré tout son caractère en se dépouillant pour rester parmi les meilleurs. Il termine logiquement meilleur Français. Promu leader en l'absence de Mancebo, Christophe Moreau est peut-être la seule déception du côté de la bande à Vincent Lavenu. On l'attendait tout près du podium. Mais il a montré qu'il savait se muer en coéquipier de luxe quand il s'agit de ramener Dessel à l'arrivée. Un bel exemple.

- Le Top: la victoire en solitaire de Calzati à Lorient qui saisit sa chance à quelques kilomètres de l'arrivée.

- Le Flop: On attendait peut-être Christophe Moreau plus près du podium en l'absence des favoris. Mais difficile de parler de flop dans son cas.

0
0