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Bordry: "La majorité n'est pas dopée"

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2008 Tour de France AFLD President Pierre Bordry

Crédit: Imago

ParAFP
14/10/2008 à 14:00

Pierre Bordry, président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), confirme la fin des analyses des échantillons prélevés sur le Tour 2008. Il tient ensuite à affirmer que la majorité des coureurs n'est pas dopée.

Jusqu'à quand allez-vous poursuivre la réanalyse de certains échantillons sanguins prélevés pendant le Tour ?

Pierre Bordry: L'étape d'analyses effectuées après le Tour de France sur des échantillons sanguins pour l'EPO Cera est terminée. Trente-huit échantillons sanguins ont été testés. On n'a trouvé la présence d'EPO Cera que pour quatre coureurs. C'est la raison pour laquelle je conteste vigoureusement les listes noires qui circulent et qui comportent des noms de cyclistes sans aucun fondement. Pendant le Tour de France, on a pratiqué 218 contrôles individuels, pour 295 prélèvements. Alors qu'on a fait un maximum de contrôles, on a trouvé un nombre de dopés, sept, pour 180 coureurs au départ, ce qui veut dire quand même que la plus grande majorité des cyclistes n'est pas dopée.

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Quel était l'intérêt de tester les échantillons sanguins de Riccardo Ricco puisque l'Italien avait déjà été confondu par ses urines ?

P.B: Il y a deux raisons... D'abord il y a Ricco lui-même qui a dit que nous n'étions pas bons puisqu'on n'avait pas trouvé de la Cera dans tous ses échantillons, ce qui était quand même désagréable à entendre. Et puis, comme on savait qu'il en avait pris, c'était intéressant de le confirmer.

Si à l'avenir les progrès scientifiques permettent de mettre au point d'autres tests de détection, pourriez-vous procéder à de nouvelles analyses ?

P.B: L'idée de base aujourd'hui est de conserver les échantillons - ceux qui sont en état d'être conservés, dont le volume est suffisant et dont la conservation ne pose pas de problème - au laboratoire de Châtenay-Malabry jusqu'au prochain Tour de France. Parce qu'effectivement s'il y a des techniques nouvelles et des applications nouvelles pour des tests, pourquoi ne pas les utiliser ? Mais on n'en est pas là.

Estimez-vous que votre stratégie pendant le Tour a eu un certain effet de dissuasion ?

P.B: Je crois que nous pouvons le dire. On pensait que par nos propos avant le Tour, il y aurait une vraie dissuasion, ça n'a pas été le cas. Par contre, il y a des résultats sanguins lors du deuxième prélèvement (à Toulouse, dix jours après le départ, NDLR) meilleurs qu'au premier (au départ à Brest, NDLR). Ca nous laisse penser qu'il y a peut-être eu un effet dissuasion par notre discours et les prélèvements que nous avons faits. Il y a eu surtout une coopération internationale très forte. Nous ne voulions pas faire une lutte antidopage franco-française parce que le Tour est un événement internationial. L'AFLD était en relations étroites avec l'AMA (L'Agence mondiale antidopage), avec l'association internationale des agences nationales antidopage. Notre stratégie sur le Tour, nous l'avons élaborée après avoir informé l'ensemble de ces organismes et même l'UCI à qui nous avons donné beaucoup d'informations sans en recevoir par contre en retour.

Après ces sept contrôles positifs, avez-vous la compétence pour poursuivre les coureurs et prononcer des sanctions ?

P.B: Quand il s'agit d'un sportif licencié à la Fédération française de cyclisme, c'est cette dernière qui engage la procédure disciplinaire et qui instruit les faits, c'est le cas de Fofonov. Pour ceux qui ne sont pas licenciés en France, nous sommes en compétence directe. C'est nous qui instruisons leur dossier et on les convoquera devant l'Agence pour une audience en vue d'une sanction, probablement avant la fin de l'année. Les autorités nationales antidopage peuvent le faire aussi pour leurs ressortissants.

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