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Gesink: "J'ai serré les dents"

Gesink: "J'ai serré les dents"
Par Eurosport

Le 06/07/2011 à 23:01Mis à jour Le 07/07/2011 à 00:41

Robert Gesink (Rabobank) a chuté au même moment que Janez Brajkovic lors de la 5e étape. Le Néerlandais a eu plus de chances que le Slovène, il n'a pas abandonné. Mais il a tout de même souffert jusqu'à l'arrivée. Retrouvez les principales réactions enregistrées mercredi soir au Cap Fréhel.

Robert Gesink (NED/Rabobank), 15e du général: "J'ai vu Janez (Brajkovic) chuter, puis Garate lui est tombé dessus. Je suis rentré dans Garate puis Carlos (Baredo) m'est tombé dessus. J'ai mal au dos et à la hanche droite. Ca a été dur de continuer mais j'ai serré les dents et heureusement mes partenaires m'ont aidé à finir l'étape. C'est frustrant, on s'entraîne toute l'année pour le Tour et des choses comme ça arrivent. C'est ch..."

Alessandro Petacchi (ITA/Lampre), 114e de l'étape: "L'équipe a très bien travaillé pour moi. Le final était très compliqué, avec une alternance de montées et descentes, beaucoup de courbes. J'ai suivi Hondo pour me positionner derrière le train de la HTC mais, encore une fois, un ralentissement m'a fait perdre de la vitesse. Quand j'ai essayé de remonter, je n'ai pas réussi à bien guider le vélo et j'en ai compris la raison après l'arrivée: un morceau de verre avait percé mon pneu".

Anthony Delaplace (FRA/Saur-Sojasun), 177e de l'étape après une longue échappée: "Être devant, ça fait plaisir mais j'aurais préféré que nous puissions aller au bout! J'essaierai de nouveau dans les prochains jours. Gutierrez a bien géré notre rythme car nous, les Français, on avait tendance à en rajouter. Il nous disait de ne pas en remettre pour pouvoir tout donner à la fin. Mais le peloton ne nous a pas laissé le choix... Je n'étais pas plus mal devant quand je vois comment c'était tendu toute la journée. Cette première semaine du Tour, on m'avait dit que c'était nerveux, mais là...!"

Philippe Gilbert (BEL/Omega Pharma), 2e de l'étape: "Je suis un peu déçu. Un coureur a touché ma roue arrière. Le 11 dents ne passait plus. J'ai dû faire le sprint sur le 12 dents. Je ne dis pas que j'aurais gagné mais..."

Jose Joaquin Rojas (ESP/Movistar), 3e de l'étape: "Je suis un peu amer parce qu'à un kilomètre, Petacchi m'a donné un coup très fort et après j'ai eu du mal à récupérer. J'étais dans la roue de Cavendish, puis Petacchi m'a donné un coup très fort dans le côté. Je pense que ce doit être un sport propre, il ne faut pas que des choses comme ça se passent, que des champions comme lui fassent ça. Je l'ai cherché après la course et il m'a dit... Je ne peux pas vous dire ce qu'il m'a dit. Mais le Tour n'est pas terminé, ce serait une grande fierté de ramener le maillot vert après Oscar Freire" (dernier Espagnol à l'avoir remporté en 2008).

Thor Hushovd (NOR/Garmin), maillot jaune: "On a été très surpris par ce final, ça ne ressemblait pas à ce qu'on pouvait voir dans les livres de route. C'était très difficile. Le but de l'équipe était de défendre le maillot jaune, l'équipe a beaucoup travaillé. Il fallait faire preuve de prudence, c'était une étape très, très nerveuse. Pour le sprint, on avait prévu que ce serait Tyler (Farrar) qui jouerait sa chance mais il ne se sentait pas très bien et il m'a dit d'entrer dans la course (à la victoire). Je suis venu un peu trop vite dans ce final et je n'avais pas vraiment les jambes. Je pense que j'ai un peu payé les efforts consentis hier (mardi à Mûr-de-Bretagne). Quand on voit le final et Gilbert et Rojas aux deuxième et troisième places, on peut être surpris de la performance Cavendish".

Bradley Wiggins (GBR/Sky), 6e du général: "C'est dingue, la pire étape jusqu'à présent et je suis content que ce soit fini. C'était une étape vraiment horrible. Je ne suis pas tombé très fort. Je suis tombé derrière une chute et j'ai juste plié mon guidon, mes freins, des choses comme ça..."

Thomas Voeckler (FRA/Europcar), 28e du général: "On a tenté avec Jérémy (Roy). C'était bien joué même si on n'avait pas beaucoup de chances de
réussite mais qui ne tente rien n'a rien comme on dit. Ca ne laissait pas trop passer en tête du peloton, il fallait forcer un peu le passage. Je pense qu'on aurait pu gagner quinze secondes de plus si on était parti dès le pied de la bosse".

Sébastien Hinault (FRA/AG2R-La Mondiale), 7e de l'étape: "Autant j'étais content de ma quatrième place le premier jour, autant aujourd'hui (mercredi)je suis déçu de cette 7e place. J'ai eu l'impression de ne pas sprinter. Aux 300 mètres, je me suis retrouvé en mesure de lancer le sprint mais je trouvais que ça faisait trop loin et je n'ai pas voulu y aller. Ensuite, je me suis retrouvé enfermé et je n'ai jamais pu sprinter. Une place dans les trois premiers était tout à fait envisageable et je suis déçu. Quand je vois comment le sprint s'est déroulé et et les jambes que j'avais, je suis frustré. Côté émotion, j'ai vécu une super journée, j'ai eu des encouragements tout du long. Je suis passé dans le village de mes parents, c'était super. J'ai eu des frissons à ce moment-là mais ensuite la course est repartie et je me suis concentré sur l'arrivée. Je n'arrive pas à me contenter de cette 7e place!"

Alain Gallopin, directeur sportif de RadioShack: "Janez Brajkovic (qui a abandonné après une chute, clavicule fracturée) est touché à la tête et au bras. Ca a été une mauvaise journée pour nous mais aussi pour beaucoup. On a vu des chutes de partout: Boonen, Contador, Gesink... J'ai dit ce matin que j'avais quatre leaders. Maintenant, je n'en ai plus que trois. C'est le Tour, c'est la course. Dès lors qu'il y a du vent dans le dos, ça va vite, c'est nerveux. Quand on traverse la Bretagne, il pleut et il y a souvent des dégâts. Là, c'est un peu surprenant mais c'est comme ça. On ne peut rien faire, il n'y a que l'équipe qui roule en tête qui n'est pas tombée".

Jéremy Roy (FRA/FDJ), 152e de l'étape: "On a pu creuser une minute mais ce n'était pas suffisant. Les sprinteurs ont peu d'occasions de gagner sur ce Tour de France alors ils ont réagi. Thomas (Voeckler) était une patte au-dessus de moi. Je paie mon raid d'hier (mercredi). Si j'avais eu les jambes de Thomas ça l'aurait fait".

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