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Sky avait de la ressource

Sky avait de la ressource
Par Eurosport

Le 27/07/2011 à 15:50Mis à jour Le 27/07/2011 à 18:50

Troisième et avant-dernière partie de notre bilan équipe par équipe du Tour de France 2011. Toutes les équipes ont la moyenne à partir de maintenant. Coup de chapeau à la formation Sky. Malgré la perte handicapante de son leader, Bradley Wiggins, elle a su tirer son épingle du jeu.

Eurosport

Encore une fois, une équipe sans la moindre victoire, comme les dix premières précédemment évoquées dans notre bilan. Les Lampre ont traversé ce Tour sans vraiment le marquer, à l'image d'Alessandro Petacchi, très décevant dans les sprints. En fait, les trois semaines de la formation italienne ressemblent un peu à celle de la Saxo Bank ou de la Liquigas: son bilan ne vaut que par un homme, Damiano Cunego. C'est la vraie satisfaction de la Lampre. Même s'il a quitté le Top 5 lors du chrono de Grenoble, Cunego accueille sa 7e place finale comme une petite victoire après des années de disette sur le Tour. Il y a longtemps qu'on ne l'avait vu à ce niveau sur un grand tour. La Lampre est sans doute plus satisfaite de sa 7e place que la Saxo ne l'est de la 5e de Contador.

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Getty Images

Chez Liquigas, c'était clairement tout pour Ivan Basso, un peu comme chez Saxo c'était tout pour Contador. La huitième place finale du Varésan est un peu moins décevante que la cinquième du Castillan. Elle est conforme à ce qu'on attendait de lui, mais pas forcément à ses espérances. Basso était venu pour jouer le podium et, à la sortie des Pyrénées, il semblait même capable d'être un client pour la gagne. Malheureusement pour lui, il s'est affaissé en troisième semaine. Cela dit, vu sa préparation très perturbée, il a sauvé les meubles. A part lui ? Szmyd a été précieux à ses côtés en montagne. Et c'est à peu près tout, malgré une ou deux placettes de Daniel Oss dans les sprints.

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AP

La formation néerlandaise est arrivée sur le Tour avec de hautes ambitions dans le sillage de son leader Robert Gesink. Celui-ci voulait en voir de toutes les couleurs. On lui promettait le maillot blanc, il lorgnait sur celui à pois et rêvait secrètement du jaune. Il aura été une des principales victimes des chutes de la première semaine. Résultat, une anecdotique 33e place au final. Personne n'a pu le suppléer. La preuve, Gesink est le Rabo le mieux classé à Paris. Bauke Mollema, très attendu lui aussi, a également souffert. En revanche, l'équipe batave, également marquée par la lourde chute de Laurens Ten Dam, s'est beaucoup montrée, avec Barredo, avec Boom ou encore avec Luis Leon Sanchez. Ce dernier a confirmé ses bonnes habitudes sur le Tour en enlevant une troisième étape en quatre ans, à Saint-Flour, devant Thomas Voeckler. Une victoire en forme de soulagement pour une équipe qui a beaucoup galéré.

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AFP

Pour beaucoup d'équipes, un Tour avec une victoire d'étape est un Tour réussi. Un Tour sauvé, en tout cas. Movistar entre dans cette catégorie. Le beau succès de Rui Costa à Super-Besse, au terme d'une longue échappée et d'un joli numéro dans le final, rehausse nettement le bilan de la formation espagnole. L'autre satisfaction, c'est Jose Joaquin Rojas. Certes, il n'a pas gagné, mais le champion d'Espagne, très régulier, termine tout de même deuxième au classement par points. Il a été le seul à titiller Cavendish jusqu'au bout. En revanche, Movistar n'a jamais pesé sur le général. C'est le gros point noir. David Arroyo n'a pas tenu la route. Et l'abandon précoce de Benat Inxausti a été préjudiciable, indéniablement. Du coup, la troupe d'Eusebio Unzue termine dernière au classement par équipes.

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AFP

Les Sky étaient venus avec une ambition précise: mettre Bradley Wiggins dans les meilleures conditions au général. Après sa victoire au Dauphiné, le Britannique nourrissait des rêves de grandeur sur ce Tour. Le réveil a sonné un peu brutalement sur la route de Châteauroux. Le grand mérite de l'équipe Sky aura été de digérer ce coup du sort fâcheux. Un grand bravo à Edvald Boasson Hagen, lauréat de deux étapes, et passé tout près d'une troisième à Gap. Il sprinte, il roule et en plus il grimpe pas mal. Le Norvégien a fait presque aussi bien que son compatriote Thor Hushovd. Il ne lui a manqué que le maillot jaune. Finir à la 6e place du classement par équipes sans son leader, cela en dit long sur l'homogénéité de cette formation, qui a porté le maillot blanc la moitié du Tour via Thomas et Uran. Dommage que le Colombien se soit effondré dans les derniers jours. Il flirtait avec le Top 10 avant cela.

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Reuters

Merci Samuel Sanchez ! Grâce au formidable Tour de son leader, la formation basque a atteint tous ses objectifs, et même au-delà: une place dans le Top 10, une victoire d'étape en montagne (à Luz-Ardiden, soit presque à domicile), et le maillot à pois de meilleur grimpeur en prime. Le bilan d'Euskaltel se confond presque exclusivement avec celui du champion olympique. S'il a coincé au Galibier, il a été remarquable de régularité par ailleurs, terminant deuxième au Plateau de Beille et à l'Alpe d'Huez. Le reste de l'équipe a été beaucoup plus discret, mais les Euskaltel finissent tout de même à la cinquième place du classement par équipes. Un Tour unidimensionnel autour de Sanchez, mais le résultat est là…

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