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Tour de France 2013 : Cinq choses à savoir sur Chris Froome

Bilharziose, hippopotame, pythons: Voici Chris Froome
Par Eurosport

Le 05/07/2013 à 19:15Mis à jour Le 08/07/2013 à 16:15

Avant d’être Britannique, Chris Froome était Kenyan. Avant de viser une victoire sur le Tour, le coureur Sky vendait des avocats et élevait des serpents. Les cinq choses que vous ne connaissez pas forcément sur le favori du Tour 2013.

IL A PERCUTE UN COMMISSAIRE POUR SA PREMIERE COURSE EN EUROPE

Africain de naissance, Froome découvre le Vieux Continent en 2006. Sans dirigeant ni coéquipier. Aligné sur le chrono des Mondiaux U23, il se présente à Salzbourg sans la moindre référence mais va rapidement faire parler de lui. Les images tournent en boucle sur le net mais ne sont pas forcément en sa faveur. De son propre aveu, il connaît ce jour-là le moment le plus embarrassant de sa carrière. 150 mètres avoir quitté la rampe de lancement, Froome se trompe de direction au moment d’aborder le premier virage. Et percute violemment un commissaire de course qui s’excitait devant lui pour lui indiquer la bonne direction. Deux jours plus tard, il retrouve l’infortuné, meurtri et contusionné sur tout le haut du corps. Mais ne lui en voulant absolument pas.

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Crédit photo : http://autobus.cyclingnews.com/road/2006/worlds06/?id=results/worlds062

IL A COURU SON PREMIER TOUR SOUS PAVILLON KENYAN

L’histoire est connue. Né de parents britanniques à Nairobi, Froome a passé ses quatorze premières années au Kenya. Son père travaille dans le tourisme, sa mère, qui lui offre son premier VTT à cinq ans, est physiothérapeute. A huit ans, pour se faire de l’argent de poche, il embarque des avocats à l’arrière de son vélo et les vend à la sauvette. En 1999, il suit son père en Afrique du Sud. C’est alors à Johannesburg, en 2002, qu’il découvre le Tour et Lance Armstrong. Une révélation.

A 19 ans, il se met à la route pour de bon. Après un premier contrat pro chez Konica-Minolta, il signe chez Barloworld et court le Tour sous pavillon kenyan en 2008 (il a obtenu la nationalité britannique deux mois plus tôt) : "Mes racines sont kenyanes, mais je ne suis pas le premier Kenyan à faire le Tour. Disons plutôt que je suis le premier coureur du Kenya à le faire." Il voit l’arrivée (82e) mais devra attendre 2012 et le Team Sky (dauphin de Wiggins) pour retrouver la Grande Boucle. Officiellement sous passeport britannique.

QUAND CONTADOR S’IMPOSE SUR LE TOUR EN 2007, FROOME GAGNE SA PREMIERE COURSE

En 2007, Chris Froome a 22 ans. Alberto Contador en compte trois de plus. Recruté par Discovery Channel, l’Espagnol s’octroie le premier des deux Tours de France qu'il compte encore officiellement à son palmarès. La même année, quelques mois plus tôt, le Kenyan signe son premier contrat chez Konica-Minolta. Première course chez les "grands" et première victoire, une étape du Tour des Régions italiennes. Ce jour-là, il règle au sprint son compagnon d'échappée, Cyril Gautier. Le voilà lancé.

IL SOUFFRE D’UNE MALADIE SANGUINE INCURABLE

Lors d’un voyage en Afrique du Sud en 2010, Froome contracte la bilharziose, une endémie parasitaire qui touche 180 millions d’individus dans le monde et qui en tue 280 000 chaque année. Appelée aussi schistosomiase (du nom du ver hématophage qui détruit les globules rouges et fatigue l’organisme) ou "dermatite des nageurs", cette maladie est incurable et ne se combat qu’à coups de traitements biannuels comparables à des chimiothérapies. A coups de Biltricide, un médicament que Froome compare à un poison qui "tue le bien et le mal dans votre estomac", les médecins ont enrayé depuis trois ans les effets les plus nocifs de la maladie sur Froome.

IL A FAILLI MOURIR ECRASE PAR UN HIPPOPOTAME

Dans sa jeunesse, Froome apprécie la compagnie des animaux exotiques. Il élève deux pythons. Adepte de la pêche, Froome passe aussi des journées entières au bord du Lac Magadi à 120km de Nairobi. Un jour, il se fait surprendre par un hippopotame qui surgit de l’eau, le prend en chasse et manque de l’écraser. Lui préfère en rigoler : "Pour moi, ça reste un moment marrant. Pour les Européens, ça peut paraître surprenant. Mais en Afrique, j’ai souvent  roulé dans des endroits où je croisais des animaux de ce genre."

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