L'histoire du jour

Une fois de plus, la quatrième en cinq arrivées massives, Mark Cavendish a confirmé qu'il était bien le meilleur sprinter de cette 103e édition. Soyons honnête : Ça a quelque peu frotté dans les 30 derniers mètres entre le héros du jour et Marcel Kittel, mais peut-on priver le Britannique de son 30e bouquet sur l'épreuve ? C'est difficile à dire. Il y a eu deux vaguelettes de sa part. C'est indéniable. Ont-elles faussé le résultat ? Je ne le pense pas. Le mal était fait pour Kittel. Cinquième à l'arrivée, il aurait – peut-être – pu arracher la 2e place, pour la 3e fois sur ce Tour. Mais il pouvait difficilement viser plus haut.
Finalement, le sprinter d'Etixx-Quick Step ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Il a lancé son sprint à 250m de la ligne. C'était beaucoup trop loin de l'arrivée. Le vent de face a été le premier à le punir. Et Cavendish a passé la seconde lame. Une nouvelle fois, le puissant et agile coureur de Dimension Data a, lui, joué le coup à merveille. Le timing était parfait. Privé de Mark Renshaw, il a attendu le dernier moment pour se découvrir, en profitant de l'aspiration. Bryan Coquard n'a pas pu l'imiter. Malheureusement, le Français a de nouveau perdu la roue de son poisson-pilote Adrien Petit. On aurait tant aimé voir le "Coq" s'imposer au Parc des Oiseaux...
Tour de France
Cavendish a (encore) survolé les débats
16/07/2016 À 15:44

Face au vent, Cavendish a passé la 4e : L'arrivée de la 14e étape

On a aimé

Voir John Degenkolb de nouveau avec les meilleurs. Incapable de se mêler à la lutte pour la victoire lors des premières arrivées massives, l'Allemand de Giant-Alpecin a, cette fois-ci, signé une prometteuse quatrième place. Son premier top 10 sur ce Tour 2016. Une belle promesse qu'il espère confirmer dans huit jours sur les Champs-Elysées. Histoire de décrocher la première victoire de sa carrière sur la Grande Boucle ? C'est tout le mal qu'on souhaite à celui qui avait été renversé par une voiture en janvier dernier.

On n'a pas aimé

On ne va pas se mentir : cette 14e journée a été longue, très longue. La première heure de course a été terriblement lente : effacée à 30,4km/h seulement (33,5km en moyenne après trois heures d'efforts). Bref, on s'est ennuyé sec et plusieurs raisons expliquent cela. Le chrono de la veille mais surtout les conditions météorologiques ont dû jouer son rôle dans l'apathie du peloton. Partir dans une échappée face à un tel vent de face relevait du suicide. Et puis, il y a le retour de la haute montagne dimanche…

Juste pour savoir

Que pense Giacomo Nizzolo de cette arrivée massive ?
30 succès pour Cavendish. Peut-être 31 dans 8 jours. 34 pour Eddy Merckx. Et si le record du Belge tombait l'année prochaine ?
Pourquoi un coureur Sky a roulé à 5 kilomètres de l'arrivée ? Sagan et Froome s'étaient une nouvelle fois entendus pour créer un coup de bordure ?

Chris Froome et Peter Sagan

Crédit: AFP

Trois stats à retenir

1'47". Soit l'écart entre Froome et son dauphin Mollema. Au soir de la 14e étape, c'est le plus petit écart entre le maillot jaune et son premier dauphin depuis 2013.
185. Il reste 185 éléments au sein du peloton après les abandons de Mathias Frank et Matti Breschel ce samedi. En 2010, 170 coureurs avaient rallié les Champs-Elysées. Le record est jouable.
69,3. La vitesse maximale atteinte par Peter Sagan dans le sprint final. Pour la petite anecdote, Mark Cavendish n'a atteint, lui, "que" 66,3 km/h.
Tour de France
Désolé Sky, mais porter le maillot jaune n'offre pas tous les droits
15/07/2016 À 17:58
Tour de France
"28 millimètres !" : Coquard pense toujours à son duel perdu d'un rien face à Kittel en 2016
16/08/2021 À 18:00